Helen Autopsie d'une disparition
Réalisé par Joe Lawlor, Christine Molloy (2010)
Drame
| Durée | 78 minutes |
| Sortie | 07/04/2010 |
| Note | 6/10 |
La lycéenne Joy Thompson a disparu mystérieusement dans la forêt en rentrant de l'école. Pour savoir ce qui a bien pu lui arriver, la police organise une reconstitution des faits. C'est Helen, une orpheline timide et effacée, qui y jouera le rôle de la disparue. La jeune femme s'identifie de plus en plus avec Joy, au point de fréquenter ses parents et son petit ami Danny.
La critique
Par Tootpadu 17/03/2010
Les raisons de la disparition de Joy ne préoccupent pas davantage les réalisateurs de ce premier film anglais que les conventions du cinéma narratif. Joe Lawlor et Christine Molloy laissent le peu d'action qu'ils mettent dans leur film s'étirer mollement, au point de plonger le spectateur dans un état presque méditatif. C'est justement la condition requise pour apprécier Helen Autopsie d'une disparition à sa juste valeur : comme un film qui interagit avec son public surtout à un niveau visuel, d'une beauté suffisamment marquée pour nous subjuguer.
Dès les premiers plans, le talent des réalisateurs, auparavant actifs dans les spectacles expérimentaux, est évident. Ils enveloppent l'histoire hésitante d'une usurpation d'identité d'un cadre plastique si séduisant, que nous en oublierions presque le minimalsime de l'intrigue. Le flottement existentiel de Helen, une fille dont l'unique aspiration est de se sentir dans la peau de Joy, ou par défaut dans son imperméable à la couleur jaune criarde, ne gagne en effet ses lettres de noblesse que grâce à la photo d'une beauté enivrante, signée Ole Birkeland.
Dès les premiers plans, le talent des réalisateurs, auparavant actifs dans les spectacles expérimentaux, est évident. Ils enveloppent l'histoire hésitante d'une usurpation d'identité d'un cadre plastique si séduisant, que nous en oublierions presque le minimalsime de l'intrigue. Le flottement existentiel de Helen, une fille dont l'unique aspiration est de se sentir dans la peau de Joy, ou par défaut dans son imperméable à la couleur jaune criarde, ne gagne en effet ses lettres de noblesse que grâce à la photo d'une beauté enivrante, signée Ole Birkeland.
Vu le 10 mars 2010, au Club Marbeuf, en VO
★★★★★★☆☆☆☆
6/10