Cargo
Réalisé par Ivan Engler (2010)
| Durée | 122 minutes |
| Sortie | 23/11/2010 |
| Note | 6/10 |
En l'an 2268, la Terre est devenue inhabitable. Toute l'humanité rêve de partir sur la planète paradisiaque de Rhea. L'officer de médecine Laura Portmann s'est engagée sur le vaisseau Cassandra, qui doit transporter une cargaison à la station 42. Elle espère réunir l'argent nécessaire pour rejoindre sa soeur Arianne sur Rhea. Pendant sa période de veille, alors que le reste de l'équipage est en phase de cryo-sommeil, Laura découvre une activité suspecte à bord du vaisseau.
Les critiques
Par Tootpadu 29/01/2010
En effet, le contraste qui s'installe d'emblée entre l'aspect étincelant du vaisseau spatial de base et la situation catastrophique à l'intérieur, développé davantage par la suite à travers les décors délabrés du Cassandra, fait démarrer le film sur de bons rails. L'intrigue ne se montre pas aussi impressionnante. Mais rien que la disposition adroite de la salle des cargaisons, avec son mélange bluffant d'effets numériques et de décors simples et efficaces rend l'exploit technique de Cargo indéniable. S'il y avait encore besoin de le prouver, après les premiers films d'un John Carpenter ou d'un George Lucas aux moyens aussi réduits et à l'inventivité aussi débordante, voici l'exploit parfait d'un opéra de science-fiction qui excelle dans la création de l'illusion à partir de très peu de choses.
Dommage alors, que l'intrigue ne suive pas la même courbe d'ascension vers les hauteurs du genre. Au lieu d'innover en se démarquant de la recette établie des classiques américains, le scénario devient de plus en plus tributaire de quelques références facilement identifiables. La ressemblance principale à la saga des Alien se voit ainsi complémenté par une autre, guère plus originale, à l'univers de Matrix, avec un zeste de Mission to Mars de Brian De Palma pour parfaire la bonne mesure des copies conformes. La trop grande sagesse du récit qui se contente de nous servir les mêmes plats que nous dégustons depuis dix, voire vingt ans, relativise ainsi au final le côté visuel plus satisfaisant de ce film, néanmoins solide.
Vu le 28 janvier 2010, à l'Espace Lac, Gérardmer, en VO
Par Mulder 29/01/2010
Pourtant, il faut bien reconnaître que les effets spéciaux, qui figurent parmi les éléments primordiaux du succès d'un tel genre sont une réussite totale. Qu'un film européen puisse tenir la distance avec les œuvres americaines est déjà une excellente surprise. Le réalisateur a de plus travaillé son projet avec minutie et les clins d'oeil à Alien et Matrix sont nombreux et utilisés avec panache. Le seul petit point noir vient du fait que le rythme de ce beau film est trop lent, ce qui gâche une partie de mon plaisir.
Reste que voir actuellement un jeune realisateur européen talentueux passionné de cinéma oser s'aventurer dans un film de science-fiction réaliste et surtout intéressant (les thèmes de la surpopulation et des paradis virtuels) ne peut qu'être salué à sa juste valeur.
Vu le 28 janvier 2010, à l'Espace Lac, Gérardmer, en VO