Sunshine cleaning
Réalisé par Christine Jeffs (2009)
| Durée | 91 minutes |
| Sortie | 10/06/2009 |
| Note | 6/10 |
Ses jours de gloire et de popularité en tant que meneuse des pom-pom girls de son lycée, Rose Lorkowski les a bien laissés derrière elle. A trente ans passés, sa vie de mère célibataire ne mène nulle part. Entre un travail humiliant de femme de ménage et des coups réguliers à l'hôtel avec Mac, policier et l'ancien homme de son coeur qui a pourtant préféré épouser une autre, Rose voit son seul avenir dans l'obtention d'un diplôme d'agent immobilier. Jusqu'au jour où Mac la met sur la piste des nettoyages de scènes de crimes et autres endroits déplaisants, qui lui rapporteraient plus d'argent que ses occupations actuelles. Sans hésitation, Rose se met à son compte et engage sa soeur irresponsable Norah pour l'aider dans cette tâche délicate.
La critique
Par Tootpadu 08/06/2009
Outre l'interprétation d'Alan Arkin dans le rôle du grand-père, en tous points identique à celle qui lui a valu l'Oscar du Meilleur second rôle masculin il y a deux ans, pourvu néanmoins d'un langage moins vulgaire, les détails abondent pour permettre un rapprochement aisé, voire trop facile, entre les deux films. Autour d'une famille dysfonctionnelle au coeur de l'intrigue gravitent ainsi un personnage handicapé, un autre homosexuel et frustré et, comme symbole par excellence, une camionnette reconvertie. Ce ne sont là que les ressemblances les plus explicites pour souligner un rapport de parenté assez troublant.
Car si l'on devait choisir entre ce film-ci et Little Miss Sunshine, notre préférence se porterait probablement sur le premier. Il traduit en effet mieux la précarité émotionnelle de ses personnages en particulier, et les névroses de la génération engendrée par les 68ards en général, que le voyage hystérique en Volkswagen. La banalité de l'intrigue y parait moins forcée. Et l'inscription du film dans la longue tradition du cinéma américain des névroses familiales, entre le rire et le désespoir, se fait plutôt adroitement.
Enfin, la distribution n'est pas seulement opportuniste, par son emploi de comédiennes en vogue actuellement (Amy Adams et Emily Blunt). Elle sait également rendre au hommage au passé, grâce à la participation de l'incontournable Alan Arkin et de Paul Dooley, par exemple. Quoiqu'il en soit, toutes les interprétations sont à la hauteur de cette comédie, qui invite plus au divertissement plaisant qu'à la réfexion existentielle profonde.
Vu le 3 juin 2009, au Club Marbeuf, en VO