
| Titre original: | Nuit au musée 2 (La) |
| Réalisateur: | Shawn Levy |
| Sortie: | Cinéma |
| Durée: | 105 minutes |
| Date: | 20 mai 2009 |
| Note: | |
Deux ans après avoir maîtrisé le chaos nocturne au Musée de l'Histoire Naturelle à New York, Larry Daley est devenu le patron fortuné et débordé de sa propre société, Daley Inventions. Il ne trouve pratiquement plus le temps de rendre visite aux amis de son travail de gardien d'antan. Larry est alors d'autant plus surpris d'apprendre que le musée modernise sa collection et que la plupart des pièces d'exposition sont envoyées aux archives nationales de l'Institut Smithsonian à Washington. Attristé par cette nouvelle, il reçoit un appel au secours du cowboy Jedediah, qui l'incite à venir à la capitale pour protéger ses amis du méchant fils de pharaon Kahmunrah.
Critique de Tootpadu
Pour la poursuite des aventures du gardien de nuit téméraire Larry Daley, le réalisateur Shawn Levy et les producteurs ont opté pour une recette éprouvée des suites cinématographiques : faire toujours plus grand que dans l'original et diluer par la même occasion les quelques mérites pédagogiques de La Nuit au musée. Par conséquent, il y a encore plus de personnages historiques ici, qui retrouvent la vie à la nuit tombée. Mais l'aspect ludique du premier film se dissipe dans une agitation permanente et quelque peu désordonnée dans le cas présent.
Le développement du personnage central a en plus clairement viré vers le sucré. Un père démuni mais déterminé dans le premier film, Larry Daley est désormais un homme d'affaires surbooké, qui a échange son idéalisme et son pragmatisme d'antan contre les bienfaits trompeurs de l'aisance matérielle. Cette nouvelle aventure est alors censé lui redonner goût à la vie, tout en l'obligeant à se décider en faveur d'une existence pauvre mais épanouie. Par ces temps de dégringolade économique globale, c'est tout de même un message qui promeut avec un peu trop d'opportunisme une frugalité de circonstance.
Mais le caractère douteux des fondements idéologiques de La Nuit au musée 2 ne s'arrête pas là. Tandis que le premier film gardait un point de vue assez global quant aux ancêtres ressuscités, celui-ci se focalise sensiblement sur l'Histoire américaine et ses héros plus ou moins brillants. A l'exception toute relative d'un général Custer lâche et bête, qui a néanmoins droit à sa rédemption finale, tous les personnages américains excellent par leurs exploits héroïques. A l'opposé, le groupe des méchants est constitué d'étrangers plus pitoyables les uns que les autres, avec en tête un prétendu pharaon flamboyant et zézayant.
Dans le même état d'esprit, le scénario cherche trop souvent la facilité ici, au lieu de recréer les petites étincelles de magie qui avaient conféré tout son charme au premier film. Le rôle du fils de Larry n'est ainsi pas plus consistant que les revirements prévisibles et à peine divertissants. A force de s'éparpiller et de ne reposer finalement plus que sur le message sirupeux évoqué plus haut, La Nuit au musée 2 devient un fourre-tout sans âme et aussi, hélas, sans exigence notable.
Vu le 11 mai 2009, au Club de l'Etoile, en VO
Note de Tootpadu:
Critique de Mulder
Contraitement à Tootpadu, j'avoue avoir passé un excellent moment devant cette comédie fantastique décomplexée et instructive en même temps. Les scénaristes ont ainsi repris les éléments fantastiques du premier film en souhaitant refaire pratiquement à l'identique ce nouvel opus, mais avec un terrain de jeu beaucoup plus grand et des effets spéciaux excellents. Le fait que le héros principal soit un gardien de musée permet ainsi de nous conter ses aventures dans un musée différent et donc de justifier cette linéarité.
Depuis longtemps, nous savons que Ben Stiller est non seulement un grand comédien - pour l'instant, il se cantonne aux comédies commerciales - mais aussi un grand réalisateur (son Tonnerre sous les tropiques est à mes yeux la plus grande comédie américaine que j'ai pu voir). Shawn Levy nous livre donc un film de commande mais par l'intermédiaire de son acteur principal semble avoir eu une plus grande inspiration que pour ses précédents films, Treize à la douzaine et La Panthère rose. Ce film a aussi une vertue bien particulière, car il permettra à de nombreuses personnes d'avoir envie de visiter des musées, de s'instruire et surtout de voyager. Rare sont les films qui nous donnent de telles inspirations et nous ne pouvons que saluer cette bonne attention.
Certaines personnes ne pourraient par contre voir dans ce film qu'un film d'exploitation sans grand intérêt, car le fait que toute l'action ne se passe pratiquement que dans un seul lieu l'empêche d'aboutir sur du grand spectacle. Reste que ce film en IMAX fut un bon moment de cinéma et qu'il est voué au succès en DVD.
Vu le 22 mai 2009, au Gaumont Disney Village, Salle 11, en VF
Note de Mulder: