Fados
Réalisé par Carlos Saura (2009)
Documentaire musical
| Durée | 92 minutes |
| Sortie | 14/01/2009 |
| Note | 4/10 |
Le Fado est un style musical portugais, né à la fin du 19ème siècle des docks de la banlieue de Lisbonne, pour s'étendre ensuite dans tous les pays lusophones, de l'Angola au Brésil. Quelques interprètes célèbres, comme Carlos Do Carmo, Mariza, Camané, Caetano Veloso, Chico Buarque et Lila Downs, rendent hommage au Fado sous toutes ses formes à travers une série de chansons.
La critique
Par Tootpadu 09/12/2008
Il va du fado comme de tout autre genre musical : à moins d'en être passionné, il est préférable de ne pas en consommer à l'excès. Si la petite présentation en direct avant la projection a ainsi pu nous enchanter, notre enthousiasme s'est presque transformé en agacement, ou en tout cas en ennui, au bout d'une heure et demie de chansons mélancoliques sans interruption. Car Fados n'est qu'une revue interminable de chansons, alignées sans finalité narrative ou ludique apparente, qui ravira sans doute les puristes et autres mélomanes invétérés, mais qui ne représente guère d'intérêt d'un point de vue cinématographique.
Le réalisateur Carlos Saura s'efforce certes de tirer quelques plans plastiquement saisissants de ses danseurs et de sa scène peuplée d'ombres chinoises et de miroirs. Mais son effort de rendre la représentation plus dynamique se heurte constamment à la nature intrinsèque du film. On frôle ainsi souvent l'asphyxie esthétique et filmique, à cause d'un cadre hermétiquement fermé, qui ne laisse à aucun moment l'imprévisibilité de la vie chambouler l'ensemble trop cérémonieusement orchestré.
Une très forte impression de répétition lassante s'installe rapidement, en dépit de quelques rares morceaux moins langoureuses, comme la seule chanson de détournement contemporain vers le rap d'un genre musical plutôt ancien. La qualité de l'interprétation est généralement sans reproche, mais l'accumulation en roue libre et sans fil conducteur clairement établi ne rend pas l'adhésion à ce goût musical acquis particulièrement aisée.
Le réalisateur Carlos Saura s'efforce certes de tirer quelques plans plastiquement saisissants de ses danseurs et de sa scène peuplée d'ombres chinoises et de miroirs. Mais son effort de rendre la représentation plus dynamique se heurte constamment à la nature intrinsèque du film. On frôle ainsi souvent l'asphyxie esthétique et filmique, à cause d'un cadre hermétiquement fermé, qui ne laisse à aucun moment l'imprévisibilité de la vie chambouler l'ensemble trop cérémonieusement orchestré.
Une très forte impression de répétition lassante s'installe rapidement, en dépit de quelques rares morceaux moins langoureuses, comme la seule chanson de détournement contemporain vers le rap d'un genre musical plutôt ancien. La qualité de l'interprétation est généralement sans reproche, mais l'accumulation en roue libre et sans fil conducteur clairement établi ne rend pas l'adhésion à ce goût musical acquis particulièrement aisée.
Vu le 8 décembre 2008, au Club Marbeuf, en VO
★★★★☆☆☆☆☆☆
4/10