Max la menace
Réalisé par Peter Segal (2008)
| Durée | 109 minutes |
| Sortie | 10/09/2008 |
| Note | 5/10 |
Maxwell Smart est l'analyste d'informations le plus performant de l'agence américaine secrète Contrôle. Mais il vise plus haut, puisqu'après avoir perdu 70 kilos, il participe au concours interne pour devenir un agent de terrain. Hélas, ses capacités d'interprétation des renseignements sont jugés trop précieuses par le patron de l'organisation pour le laisser sortir de son bureau. Jusqu'à ce qu'une attaque fourbe de l'organisation adverse russe Kaos au quartier général de Contrôle mette en danger l'ensemble de ses agents et leurs missions. Maxwell fait alors équipe avec le ravissant agent 99, une légende de l'agence, qui désapprouve de son partenaire inexpérimenté dans l'action réelle.
Les critiques
Par Mulder 22/09/2008
Ceux qui connaissaient la série où Don Adams interprétait Maxwell Smart, remarqueront quelques similitudes volontaires des scénaristes et du réalisateur : générique réadapté, musique réarrangée, les personnages (comme l’agent 13 interprété par Bill Murray qui fait ici une apparition) et aussi les gadgets qui ont fait le succès de cette série. Max la Menace est ainsi un divertissement très honnête. Si vous voulez passer un bon moment, je vous conseille d’aller voir ce film en famille …
Vu le 12 septembre 2008, au Gaumont Disney Village, Salle 3, en VF
Par Tootpadu 02/09/2008
Max la menace ravive la série des années 1960 sans verve, ni esprit. Le personnage principal, plus inclassable qu'antipathique, s'embarque dans une mission, dont la complexité le dépasse aisément. Mais grâce à la collaboration de sa partenaire, il accomplit les différentes épreuves avec une nonchalance qui borde à l'inconscience. Maxwell Smart est un as de la déduction et il se débrouille pas trop mal en arts martiaux et manipulation psychologique de ses adversaires. D'où notre étonnement face à l'inconsistance du rôle, tel qu'il est développé dans le film. Steve Carell n'a évidemment pas le profil d'un James Bond, mais l'ironie avec laquelle il aborde son personnage est quelque peu démenti par les accès de maladresse hystérique, qui le mettent régulièrement dans le pétrin. Un traitement tout aussi bancal est appliqué à ses comparses, qui répondent à la volonté d'un scénario en quête de blagues navrantes et de clichés laborieusement détournés.
Tous ces manquements ne peseraient pas aussi lourds, si la mise en scène les compensait par un minimum d'adresse. A notre plus grande consternation, c'est justement dans les scènes clefs du film que Peter Segal rate impardonnablement le coche. Que ce soit la compétition de danse ou l'affrontement final tout-terrain, l'absence de style et de rythme de la part du réalisateur s'y manifeste au point de nous faire grincer des dents.
Vu le 2 septembre 2008, à la Salle Warner, en VO