Hancock
Réalisé par Peter Berg (2008)
| Durée | 92 minutes |
| Sortie | 09/07/2008 |
| Note | 4/10 |
John Hancock n'est pas un super-héros comme les autres. Alcoolique et peu sociable, il remplit son rôle de dernier rempart contre le crime à Los Angeles avec une maladresse et une insolence, qui lui attirent à la fois les foudres du public et de la police, désabusée de devoir faire le ménage après les interventions destructrices de Hancock. Reconnaissant d'avoir été sauvé par Hancock d'une rencontre malencontreuse avec un train, l'expert en relations publiques Ray Embrey décide d'améliorer son image impopulaire.
Les critiques
Par Mulder 21/07/2008
L'intrigue est autant abracadabrante que les effets spéciaux sont spectaculaires. Dommage pour les comédiens qui sont convaincants, et pour le réalisateur, qui offre ici un regard décalé sur le traditionnel film de super-héros. Le film se décompose en deux parties inégales : avant et après la transformation. C'est évidemment la première, politiquement incorrecte, qui est la meilleure partie du film. On ressort d'autant plus frustré que le scénario recèle quelques bonnes idées, mais que, malheureusement, on sent que le studio a fait pression sur Peter Berg pour gommer tout ce qui pourrait déplaire à certaines personnes, au point de rend fade son film. On espère donc que la sortie en DVD nous gratifiera d’une "director's cut" pleine de scènes censurées, notamment celle dans laquelle Hancock se bourre la gueule avec un mineur.
Par rapport à des films comme The Dark knight Le Chevalier noir, L'Incroyable Hulk, et Iron Man, ce film de super-héros nous déçoit considérablement, malgré la présence magnifique de Charlize Theron ! Toute vêtue de noire, elle apparaît comme le fantasme ultime de tout fan de comics et nous rappelle le Phoenix des X-men.
Vu le 11 juillet 2008, au Gaumont Disney Village, Salle 1, en VF
Par Tootpadu 14/07/2008
La prémisse du scénario n'est pas sans intérêt. Le super-héros, qui fait par ailleurs figure de seul héros filmique qu'il nous reste après un siècle de mises en question des idéals au cinéma, est un raté complet, un bon à rien qui ne personnifie aucune valeur positive. Que ce nihilisme contre-productif éprouve le besoin de s'articuler à travers un ton tendancieux, au bord de l'homophobie, est cependant le moindre des soucis d'un scénario en chute libre par la suite.
L'idée initiale est en effet vite abandonnée, au profit d'un apprivoisement en règle de cet anti-héros, qui n'a essentiellement rien à foutre de rien. Une fois rentré dans l'ordre, un procédé consensuel et abêtissant qui dure au mieux un quart d'heure, le héros désormais insipide découvre la vérité aberrante sur ses origines, qui déplace l'intrigue sur le plan hasardeux d'une histoire d'amour improbable à travers le temps et l'espace. C'est au plus tard à ce moment là que Hancock perd complètement les pédales, s'enfonçant sans le moindre espoir de rédemption dans l'abîme du néant filmique. Et ce ne sont certainement pas la mise en scène assez laide de Peter Berg et les effets spéciaux médiocres (la tempête inutile pendant l'affrontement) qui vont y changer quoique ce soit. En comparaison, le dernier Batman de Christopher Nolan n'est pas non plus un film parfait. Mais il dispose au moins du savoir-faire technique nécessaire pour rendre des camions, qui volent dans l'air, spectaculaires et époustouflants !
Le plus mauvais film avec Will Smith depuis l'infâme Men in Black II !
Vu le 14 juillet 2008, à l'UGC Ciné Cité La Défense, Salle 16, en VO