
| Titre original: | E.T. l'extraterrestre |
| Réalisateur: | Steven Spielberg |
| Sortie: | Cinéma |
| Durée: | 115 minutes |
| Date: | 01 décembre 1982 |
| Note: | |
Une soucoupe volante atterrit en pleine nuit près de Los Angeles. Quelques extraterrestres, envoyés sur Terre en mission d'exploration botanique, sortent de l'engin, mais un des leurs s'aventure au-delà de la clairière où se trouve la navette. Celui-ci se dirige alors vers la ville. C'est sa première découverte de la civilisation humaine. Bientôt traquée par des militaires et abandonnée par les siens, cette petite créature apeurée se nommant E.T. se réfugie dans une résidence de banlieue. Elliott, un garçon de dix ans, le découvre et lui construit un abri dans son armoire. Rapprochés par un échange télépathique, les deux êtres ne tardent pas à devenir amis. Aidé par sa sœur Gertie et son frère aîné Michael, Elliott va alors tenter de garder la présence d'E.T. secrète.
Critique de Mulder
Avant de donner
mon opinion sur ce film, je dois dire un grand merci à Steven Spielberg. Depuis que je suis enfant, j'ai grandi en ayant la passion du
cinéma. Le fait que le temps passe, certains films restent dans ma mémoire et me rappellent mon enfance. J'ai vu ce film en 1982 quand
il est sorti et j'avoue avoir pleuré à la fin car je ne voulais pas que cet E.T parte, et surtout que ce film finisse. Depuis ce jour,
je recherche des films aussi puissants et je n'ai trouvé que très peu qui occupent une place aussi privilégiée dans mon coeur. Seul
"Will Hunting", "City of angel", "Spiderman" et "Matrix" m'ont fait le même effet et ce après de multiples visionnages.
Comment
critiquer E.T sans utiliser le mot de CHEF-D'OEUVRE. Ce film est une réussite incontestable dans l'histoire du cinéma. si on ne doit
retenir que deux scènes, c'est bien celle où l'extraterrestre et Elliot volent au devant de la pleine lune, et celle où la créature de
l'espace tente de joindre ses compatriotes ("E.T, téléphone maison"). E.T a permis à Spielberg de créer sa société de production, Amblin
Entertainment. Le logo n'est autre que le vélo d'Elliott avec E.T.
Ce film devrait être dans la dvdthèque de tout fan de cinéma
pour se remémorer qu' avant d'être adulte on a tous été enfant. Ce film est un hymne à l'innocence, à l'enfance. Il est surtout avec
la trilogie des "Indiana Jones", ce que Steven Spielberg laissera dans l'histoire du 8ème art.
À noter que LE film culte de Steven
Spielberg est ressortie en 2002 sur les écrans du monde entier à l'occasion de son vingtième anniversaire, dans une nouvelle version,
avec un son remastérisé, des effets visuels intensifiés grâce à la technologie numérique, et quelques scènes inédites, qui ne modifient
guère le film, et n'altèrent en rien son exceptionnelle qualité. Ainsi quand les agents du gouvernement poursuivent l'extraterrestre et
ses amis, ils le faisaient armes à la main. Désormais, c'est avec des talkies-walkies. De même deux scènes sympathiques ont été
ajoutées: celle où E.T prend sont bain et une courte apparition de Harrison Ford.
Ce film mérite autant d'étoiles qu'il y en a
dans notre galaxie. Merci à Steven Spielberg de m'avoir fait rêver et enseigner des valeurs si importantes que l'amitié. Je lui dois
une grande partie de ma passion de cinéphile.
Note de Mulder:
Critique de Tootpadu
Notre plus très jeune âge n’aura pourtant pas été suffisant pour nous permettre de découvrir ce classique du cinéma hollywoodien avec des yeux d’enfant lors de sa sortie, comme avaient pu le faire notre cher confrère Mulder et notre sœur aînée. Découvrir E.T. l’extraterrestre en tant qu’adulte, comme ce fut notre cas il y a quelques années seulement, cela implique presque automatiquement de passer à côté – de gré ou de force – du pouvoir de fascination qu’il doit exercer sur la perception naïve des gamins. Car si ses enfantillages séduisent sans doute facilement les jeunes spectateurs, son récit très basique ne dispose guère d’éléments capables de stimuler notre envie d’une lecture à niveaux multiples, comme Les Dents de la mer sait encore si bien le faire.
Contrairement à Rencontres du troisième type ou la longue attente de l’arrivée d’une entité mystérieuse, que Steven Spielberg avait réalisé cinq ans plus tôt, ce film-ci part de la prémisse que les extraterrestres ont déjà discrètement débarqué et que c’est uniquement par mégarde que l’un d’entre eux est resté sur notre planète peu hospitalière. Pendant cette première partie du film, la narration prépare quelques pistes de réflexion pas sans intérêt, notamment autour du comportement humain face à l’étrange et des peurs ancestrales que la présence d’E.T. fait remonter à la surface. Il y aurait eu de quoi construire une histoire fascinante et révélatrice des travers de notre civilisation à partir de l’incursion du petit bonhomme aux longues extrémités et cela d’autant plus que, d’un point de vue rétrospectif, les années 1980 étaient la décennie charnière entre notre modernité mercantile actuelle et une philosophie plus traditionnelle, tout juste bouleversée par les mouvements de contestation morale et sociale.
Hélas, il n’en est strictement rien, puisque le reste du film est d’une simplicité qui n’intrigue point par sa pureté, mais qui nous ennuie de plus en plus par la progression de son degré infantile. Le ton est donné dès le symbole faussement machiavélique du trousseau de clés sur la ceinture de celui qui est censé être le méchant dans l’histoire. Or, cet aperçu partiel d’un personnage, qui pourrait en fait être le double d’Elliott à l’âge adulte, n’est en fin de compte que le pire des faux-semblants au sein d’une intrigue, qui enchaîne sinon les platitudes et les revirements factices. Pour quelqu’un qui allait nous émerveiller et effrayer par la suite avec ses dinosaures, Steven Spielberg reste ici mollement inoffensif. Enfin, ce n’est sans doute pas par hasard que les acteurs jouent presque sans exception aussi mal, puisqu’il est justement question, lors d’un moment crucial de l’intrigue, de l’exagération des gestes pour duper les adultes trop crédules.
On ne pourra pas dire que nous n’avons pas donné une seconde chance à ce film, qui nous avait déjà laissé indifférent lors de sa première vision. Nous le classerons désormais parmi ces aberrations de prétendus chefs-d’œuvre à la grandeur supposée desquels nous restons entièrement imperméables.
Revu le 22 décembre 2012, à la Cinémathèque Française, Salle Henri Langlois, en VO
Note de Tootpadu: