Death Sentence

Réalisé par James Wan (2008)

Interdit aux moins de 12 ans, Drame de vengeance
Death Sentence
Durée 103 minutes
Sortie 16/01/2008
Note 5/10

Nick Hume avait de grands projets pour son fils aîné Brendan, un joueur de hockey sur glace exceptionnel. Mais tout s'écroule, lorsque Brendan est assassiné dans une station-service, devant les yeux de son père, par les membres d'un gang. Lorsqu'il apprend que le procureur est prêt à conclure un accord, qui envoyerait l'assassin derrière les barreaux pour quelques années seulement, Hume se rétracte de son témoignage incriminant et prend la justice en ses propres mains.

La critique

Par Tootpadu 29/01/2008

L'histoire de ce film est plus ancienne encore que celle d'Un justicier dans la ville, qui avait fait sensation il y a plus de trente ans déjà. C'est l'archétype même de tous ces films de vengeance, où un père de famille respectable s'en prend à un groupe de voyous, qui a ébranlé de façon tragique sa quiétude bourgeoise. Evidemment, cette justice sauvage prive le personnage, meurtri par un crime gratuit, de ses propres certitudes morales et l'apparente par conséquent à la lie humaine, qu'il comptait combattre. Entièrement fidèle aux règles du genre, ce troisième film de James Wan n'invente rien de ce point de vue là, au contraire, il souligne avec trop d'insistance les conclusions morales sommaires du scénario.
Et pourtant, le message passablement réactionnaire du film est atténué en grande partie par la mise en scène rythmée et stylisée de Wan. La lumière contrastée de la photo et la structure musclée des séquences d'action, comme par exemple celle dans le parking, sont presque trop élaborées et efficaces pour ce genre d'histoire. C'est grâce à elles que la croisade aveugle et peu crédible du protagoniste préserve une intensité pas sans mérite.
Signalons enfin, outre l'interprétation solide d'un Kevin Bacon toujours aussi à cran, l'apparition récurrente d'acteurs et d'actrices, issus de minorités ethniques, dans des seconds rôles guère exceptionnels. Cette diversité raciale, qui évite un peu trop clairement d'y inclure le gang des méchants, est sans doute à mettre sur le compte des propres origines du réalisateur, plutôt que sur celui d'un changement net des pratiques de casting dans le cinéma américain.

Vu le 29 janvier 2008, à l'UGC Forum Orient Express, Salle 3, en VO

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

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