Enfer du dimanche (L')

Enfer du dimanche (L')
Titre original:Enfer du dimanche (L')
Réalisateur:Oliver Stone
Sortie:Cinéma
Durée:145 minutes
Date:12 avril 2000
Note:
C'est la descente aux enfers pour les Miami Sharks, une équipe de football américain qui subit une série de revers. Pour se maintenir à son poste, l'entraineur qui commence à être sérieusement contesté fait jouer un déutant talentueux. À travers cette fresque sur les enjeux du football américain, le réalisateur dresse un bilan des névroses de l'Amérique.
(Source Yahoo Cinéma)

Critique de Mulder

Critique élaborée à partir de critiques lues sur Allo Ciné et revue par mes soins.

Mission accomplie pour Oliver Stone qui a "toujours eu envie de tourner un film à grande échelle sur le foot, mêlant les destins d’une quinzaine de personnages, comme dans les classiques des années quarante-cinquante". Il voulait également que ce soit "un film moderne", et également y "rendre hommage à une certaine tradition du cinéma hollywoodien, avec une action dense et serrée, du mouvement et de l’ampleur, une figuration abondante et démonstrative".

Après "Platoon", "Natural born killer", "U-turn" et autres "JFK", voici la nouvelle bombe de Stone. Avec ses 4500 plans dans le montage, 125 extraits musicaux, cette oeuvre est rythmée et violente. Le scénario évite tout les poncifs du film sportif. Au vu de ce film si puissant et percutant, il est impossible de faire la comparaison avec les autres films sur le sport tellement il leur est supérieur... On ne peut qu'applaudir toute l'équipe. Cette bombe est le meilleur film à ce jour sur le monde pourri du football américain. Et on peut rêver de Olivier Stone pour réitérer son exploit pour réaliser une autre frasque sur le soccer (pardon le football français)

Brillamment mis en scène (Travellings rapides, plans de coupe quasi -subliminaux, couleurs saturées, mouvements de caméra et bande originale digne d'un opéra moderne) et interprété, le film se révèle un savoureux éloge du jeu, dans tous les sens du terme.

Un film épuisant mais fascinant.

Note de Mulder: