Ne mangez pas les marguerites

Réalisé par Charles Walters (1960)

Comédie familiale
Ne mangez pas les marguerites
Durée 107 minutes
Sortie 01/07/1960
Note 6/10

Kate Mackay est débordé par son existence de mère de quatre garçons adorables, mais insupportables. Son mari, l'ancien professeur Lawrence Macckay, vient en plus de commencer son nouveau travail comme un des principaux critiques de théâtre de New York. Kate ne rêve alors que d'une chose : laisser la vie agitée dans la grande ville derrière elle pour s'installer avec sa famille à la campagne. Avant de pouvoir le réaliser, elle devra affronter l'arrogance grandissante de son mari et Deborah Vaughn, une actrice qui tente de séduire ce dernier après s'être fait descendre dans une de ses critiques.

La critique

Par Tootpadu 03/11/2006

Turbulente et sympathique, cette comédie de famille est la définition même d'un film inoffensif qui n'est pas pour autant niais ou ennuyeux. Les valeurs traditionnelles du foyer et du mariage y sont promues avec une bonne humeur communicative. Et Doris Day y interprète une de ses dernières mères de famille chaleureuses, avant de s'essayer aux comédies moins innocentes, truffées de sous-entendus érotiques.
Rien ne semble pouvoir affecter sérieusement les personnages de cet univers marqué par un optimisme indéniable. Mais cette vie idéale ne ressemble pas pour autant à un rêve, juste à un cadre fictif minutieusement élaboré au milieu duquel toute bonne chose arrive en son temps. La fin trop abrupte contraste alors avec le rythme très enjoué, très doux, avec lequel l'intrigue avance sans accroc. Et l'absence de vérité profonde du film ne fait que contribuer à son parfum exquis d'un consensus bienveillant.
Enfin, la profession de critique est longuement considéré comme l'ennemi intellectuel qui risque de faire dérailler ce bonheur douillet dans lequel baigne le film. Le tournant que la vie de Lawrence Mackay prend après son engagement entier en faveur de cette activité prend des allures parodiques. Toujours est-il que ce genre de comportement hautain et imbu de soi-même ou de sa connaissance en la matière apparait régulièrement parmi les personnes que nous rechignons parfois à considérer comme nos confrères. S'il ne nous accable pas nous-mêmes ...

Revu le 3 novembre 2006, en DVD, en VO

★★★★★★☆☆☆☆ 6/10

Retour à la liste des Critiques