Coast Guards

Coast Guards
Titre original:Coast Guards
Réalisateur:Andrew Davis
Sortie:Cinéma
Durée:138 minutes
Date:20 décembre 2006
Note:
Sur les côtes de l'Alaska, Ben Randall vient au secours des naufragés depuis des années en tant que nageur des gardes-côtes américains. Un homme intègre et admiré par ses coéquipiers, il n'arrive cependant pas à oublier une mission qui a tourné mal, et la séparation de sa femme en même temps. Pour lui donner l'occasion de se remettre en selle, ses supérieurs l'envoient dans une école d'entraînement en Louisiane. Responsable d'une classe de nouvelles recrues, Ben Randall est interpelé par le jeune Jake Fischer, crâneur et plus performant que ses compagnons, mais aussi dépourvu d'un esprit d'équipe et d'une motivation tangibles.

Critique de Tootpadu

Sauver des vies humaines tout en se mettant soi-même en danger, il n'y a sans doute pas d'activité plus noble que celle-là. Logiquement, l'aspect héroïque du travail des gardes-côtes américains est au coeur de ce film d'action plutôt inégal. Les interventions spectaculaires en haute mer fournissent des poussées d'adrénaline convaincantes et se placent sur la même lignée qu'En pleine tempête quant à l'action marine. Elles rendent également la trame dramatique bien trop détendue qui les entoure supportable.
Le souci avec Coast Guards est qu'il cherche à être plusieurs films à la fois et que, finalement, cette accumulation de préoccupations risque de le faire sombrer. Après une introduction musclée, qui campe adroitement le décor, le récit ne cesse de s'égarer en incorporant une foule d'intrigues, les unes plus conventionnelles que les autres. Faute d'un rythme épique - chose dont Andrew Davis est sans doute complètement incapable -, l'enchaînement de l'enseignement et des premières missions du jeune Fischer s'éternise inutilement. La copie passable d'Un officier et un gentleman vire alors progressivement aux couleurs ennuyeuses d'une profondeur affectée et d'une conclusion pompeuse. Proche d'un Chemins de la dignité par son univers marinier, ce film n'atteint même pas le pathos exagéré de ce dernier. Sa longueur excessive est cependant moins imputable à la mise en scène, efficace lors des missions et même parfois dans l'ère du temps lors de l'entraînement, qu'au scénario interminable et très pauvre en idées originales.
Tandis que Kevin Costner campe une fois de plus le dernier porteur d'une dignité à l'américaine dépassée depuis longtemps, Ashton Kutcher manque de profondeur pour ce rôle plus sérieux et exigeant que ses personnages comiques habituels.

Vu le 21 novembre 2006, au Planet Hollywood Champs-Elysées, en VO

Note de Tootpadu: