Pacte du sang (Le)

Pacte du sang (Le)
Titre original:Pacte du sang (Le)
Réalisateur:Renny Harlin
Sortie:Cinéma
Durée:95 minutes
Date:13 décembre 2006
Note:
Les fils des quatre familles les plus anciennes d'Ipswitch, Caleb, Pogue, Reid et Tyler, forment un groupe à part au lycée Spenser. Descendants directs des fondateurs de la ville, qui avaient fui la chasse aux sorcières, les adolescents disposent de pouvoirs surnaturels dont ils se servent plus ou moins discrètement. Caleb, le plus âge d'entre eux, va bientôt fêter ses 18 ans et acquérir par la même occasion des pouvoirs supérieurs. Ce don fait également figure de malédiction, puisque chaque recours à la magie fait prématurément vieillir le corps des jeunes sorciers. L'arrivée de la belle Sarah va changer la donne, puisque Caleb va tomber amoureux pour la première fois. Un autre nouveau, Chase, va cependant semer la zizanie et perturber l'existence secrète des quatre jeunes hommes.

Critique de Tootpadu

Renny Harlin reste fermement prisonnier de l'enfer cinématographique avec ce troisième film très mineur en cinq ans. Si ce n'était pour le plaisant Profession profiler, sorti très tardivement partout, le réalisateur finlandais aurait accompli un sans faute peu enviable d'un triplé de navets nauséabonds. Toute proportion gardée, ce film fantastique brouillon n'est pas aussi agaçant que Driven et L'Exorciste : au commencement. Mais ce n'est pas non plus un film intéressant, loin s'en faut !
Et le scénario, digne d'un épisode quelconque et inutilement étiré de "Charmed" ou "Buffy", et la mise en scène, toujours aussi clipesque et au pied de guerre avec les schémas narratifs élémentaires, rendent ce Pacte du sang fortement indigeste. Il s'avère en effet aussi inutile de chercher une raison d'être à l'histoire quasiment inexistante que de trouver un enjeu esthétique au découpage aléatoire de Renny Harlin. La laideur visuelle du film se trouve en plus renforcé par un usage exagéré d'effets spéciaux moyens, notamment lors de l'affrontement final sans verve dans une grange.
Le seul atout du film, très moyen aussi de ce point de vue-là, est la ressemblance des acteurs principaux à des vedettes infiniment plus prestigieuses. Ainsi, la jeune ingénue fait figure d'une Naomi Watts de pacotille. Et la vedette, Steven Strait, aussi séduisant et musclé soit-il, ne peut se défaire de l'impression de n'être qu'un croisement passablement charmant entre Rock Hudson, Josh Hartnett ou encore Nicolas Gonzalez.

Vu le 14 novembre 2006, à la Salle Gaumont - Louis Feuillade, en VO

Note de Tootpadu: