Bye bye Blackbird

Bye bye Blackbird
Titre original:Bye bye Blackbird
Réalisateur:Robinson Savary
Sortie:Cinéma
Durée:100 minutes
Date:11 octobre 2006
Note:
Josef, un jeune ouvrirer agile, n'a des yeux que pour Alice, la belle trapéziste angélique qui est l'attraction principale du cirque dans lequel il travaille. Lorsqu'un soir le directeur et père d'Alice, Lord Dempsey, surprend Josef en train de s'exercer au trapèze, il saisit l'occasion pour l'associer au numéro d'Alice. Le nouveau couple des airs, les Anges blancs, sera la pièce maîtresse du programme que Dempsey compte présenter à Paris.

Critique de Tootpadu

Il souffle un vent épais de théâtralité sur ce premier long-métrage de Robinson Savary, fils de. Cet aspect artificiel ne résulte pas tant des quelques effets spéciaux, qui se montrent surtout déficients pendant l'épilogue (l'eau et le mouvement de l'ouvrier à l'arrière-plan). Il s'agit plutôt du ton, un peu trop ciselé, un peu trop précieux pour vraiment nous enchanter, comme l'avait fait Nils Tavernier avec son Aurore plus tôt cette année. Le parti pris de tout tourner en intérieur n'apporte pas non plus un peu de vivacité, qui aurait fait le plus grand bien au film.
Cependant, Bye bye Blackbird sait créer des moments de magie pure. Ces instants d'une beauté plastique et cinématographique ne sont pas légion, mais ils dynamisent suffisamment le récit un peu poussiéreux pour le faire tenir jusqu'au bout, longtemps après la lente descente aux enfers. Ainsi, les plongées et contre-plongées sous le chapiteau vous couperont sans doute le souffle à travers leur élégance aérienne. Face à ces éclats grâcieux, une immense tristesse s'est emparé de nous à chaque apparition de Roberto, le fils du clown, chargé d'une mélancolie désespérante par Andrej Acin.
Tandis que les deux acrobates principaux font preuve d'une adresse remarquable, la véritable force dramatique du film se trouve du côté de deux monstres sacrés du cinéma. Derek Jacobi dans le rôle du directeur fourbe et malicieux, et Michael Lonsdale dans celui du clown sage mais passif donnent des coups (et des cours) d'interprétation intenses, qui font trembler puissamment la construction trop pittoresque du film.

Vu le 15 septembre 2006, au Club 13, en VO

Note de Tootpadu: