Pulse

Pulse
Titre original:Pulse
Réalisateur:Jim Sonzero
Sortie:Cinéma
Durée:88 minutes
Date:11 octobre 2006
Note:
Josh, un étudiant et mordu d'informatique, a l'air ailleurs et ne donne plus de ses nouvelles. Inquiète, sa copine Mattie s'introduit chez lui après un coup de fil bizarre. Ce qu'elle y trouvera la choquera profondément et n'est que la première étape d'une invasion de forces maléfiques transmises par les ondes.

Critique de Tootpadu

Depuis au moins cinq ans, l'horreur japonaise fait recette en France et dans le monde. Un phénomène que les producteurs américains, toujours à l'affût d'un nouveau filon à exploiter, n'ont pas tardé à s'approprier. Alors que nous avons déjà pu frissonner plus ou moins sérieusement devant les remakes de Ring et de Ju-on : The Grudge, voici la version américaine de Kaïro de Kiyoshi Kurosawa, sorti en France en 2001.
Pas trop mauvais, ce film d'horreur ne pallie pas réellement les insuffisances scénaristique inhérentes au genre. Esthétiquement très travaillé, avec un aspect glauque de l'image appréciable, il tombe au fur et à mesure de l'avancement de l'intrigue victime de la vacuité de cette dernière. Si les décors urbains sombres du début peuvent encore inquiéter, la surcharge d'effets spéciaux plutôt laids pour soutenir une fin d'intrigue en roue libre est déjà plus pénible. Logiquement, le film s'écroule irrémédiablement une fois qu'il ne peut plus compter sur le style léché qui faisait illusion pendant un certain temps. Car sans cette esthétique qui s'use très vite, la narration est démasquée pour ce qu'elle est : un enchaînement faiblissant de moments chocs qui ne dispose d'aucune structure dramatique.
Certes, à deux ou trois reprises l'horreur prend forme à l'écran de façon passagère, notamment lors de la séquence dans la laverie, mais dans l'ensemble, elle ne fait que copier mollement sur ses prédécesseurs qui étaient déjà des resucées inégales d'un mouvement de genre japonais à la texture et au discours plus originaux.

Vu le 12 septembre 2006, au Planet Hollywood Champs-Elysées, en VO

Note de Tootpadu: