Fast and Furious : Tokyo Drift

Fast and Furious : Tokyo Drift
Titre original:Fast and Furious : Tokyo Drift
Réalisateur:Justin Lin
Sortie:Cinéma
Durée:104 minutes
Date:19 juillet 2006
Note:
Sean Boswell est un jeune casse-cou qui n'arrête pas de s'attirer des ennuis avec la police à cause de son style de conduite survolté. La seule solution pour éviter de finir en prison lors de sa troisième arrestation est de partir chez son père au Japon. Peu enclin à respecter les règles strictes que son père, un militaire de carrière, veut lui imposer, Sean ne mettra pas longtemps à trouver les plus grosses cylindrées et les conducteurs les plus téméraires de Tokyo. Mais son savoir-faire américain ne lui sert à rien face à cette nouvelle technique de conduite, le drifting, une discipline dans laquelle ses concurrents sont maîtres.

Critique de Tootpadu

A partir du troisième volet d'une trilogie ou d'une franchise, il est la plupart du temps aisé de voir si le sujet et son traitement sont arrivés au bout de leurs possibilités ou s'il reste encore des choses à montrer qui justifieraient une poursuite de la production. Dans le cas des Parrain et des Terminator, il devenait évident que Coppola avait épuisé sa maestria dans les deux premiers épisodes et que sans James Cameron, les robots du futur rétrogradaient au stade du blockbuster estival lambda. De même, les anciennes séries de superhéros (Superman et Batman) dégringolaient sérieusement à partir de leurs troisièmes aventures, avant de recommencer récemment à zéro. Et ce n'est pas par hasard qu'un hypothétique Indiana Jones IV compte parmi les films qui se trouvent depuis le plus longtemps dans le purgatoire des producteurs.
La série des gros bolides répond principalement à des préoccupations commerciales. Mais avec ce troisième épisode elle a peut-être, enfin et en toute modestie, trouvé un juste équilibre entre la forme et le fond. Après l'ignominie du deuxième épisode, ce troisième se contente de raconter l'éternelle histoire de la rivalité entre deux hommes qui se disputent la même femme. Les revirements classiques y trouvent autant leur place que les personnages secondaires habituels. Et si l'intrigue n'a rien d'original, elle a au moins le mérite de le savoir. L'histoire remplit en effet le rôle d'ancrage minimum d'une série raisonnable d'acrobaties au volant.
Le public visé par ce genre de produit ne se soucie guère de l'épaisseur du scénario, mais il le regarde pour l'action, les bagnoles et les femmes-objets. Et là aussi, Fast and Furious : Tokyo Drift assure sans enthousiasmer. Telle une série B du temps des drive-ins, le film ne quitte jamais un niveau de solidité un peu médiocre, à l'image du visage de son héros : passablement séduisant mais finalement assez banal.

Vu le 7 juillet 2006, à la Salle UIP, en VO

Note de Tootpadu: