Fast and Furious : Tokyo Drift
Réalisé par Justin Lin (2006)
| Durée | 104 minutes |
| Sortie | 19/07/2006 |
| Note | 5/10 |
Sean Boswell est un jeune casse-cou qui n'arrête pas de s'attirer des ennuis avec la police à cause de son style de conduite survolté. La seule solution pour éviter de finir en prison lors de sa troisième arrestation est de partir chez son père au Japon. Peu enclin à respecter les règles strictes que son père, un militaire de carrière, veut lui imposer, Sean ne mettra pas longtemps à trouver les plus grosses cylindrées et les conducteurs les plus téméraires de Tokyo. Mais son savoir-faire américain ne lui sert à rien face à cette nouvelle technique de conduite, le drifting, une discipline dans laquelle ses concurrents sont maîtres.
La critique
Par Tootpadu 07/07/2006
La série des gros bolides répond principalement à des préoccupations commerciales. Mais avec ce troisième épisode elle a peut-être, enfin et en toute modestie, trouvé un juste équilibre entre la forme et le fond. Après l'ignominie du deuxième épisode, ce troisième se contente de raconter l'éternelle histoire de la rivalité entre deux hommes qui se disputent la même femme. Les revirements classiques y trouvent autant leur place que les personnages secondaires habituels. Et si l'intrigue n'a rien d'original, elle a au moins le mérite de le savoir. L'histoire remplit en effet le rôle d'ancrage minimum d'une série raisonnable d'acrobaties au volant.
Le public visé par ce genre de produit ne se soucie guère de l'épaisseur du scénario, mais il le regarde pour l'action, les bagnoles et les femmes-objets. Et là aussi, Fast and Furious : Tokyo Drift assure sans enthousiasmer. Telle une série B du temps des drive-ins, le film ne quitte jamais un niveau de solidité un peu médiocre, à l'image du visage de son héros : passablement séduisant mais finalement assez banal.
Vu le 7 juillet 2006, à la Salle UIP, en VO