
| Titre original: | Dikkenek |
| Réalisateur: | Olivier van Hoofstadt |
| Sortie: | Cinéma |
| Durée: | 82 minutes |
| Date: | 21 juin 2006 |
| Note: | |
Un dikkenek, c'est un vantard typiquement belge, comme JC qui roule dans sa vieille BM de sport, qui drague tout ce qui bouge et qui donne des leçons à tout le monde et surtout à son pote Stef, en mal d'amour. Il y a aussi Claudy, le directeur des abattoirs d'Anderlecht, qui passe son temps libre à photographier et ensuite séduire de jeunes filles plus ou moins innocentes. Avec des bêtes de la tchatche pareilles, la relève est difficile à assurer pour le jeune Greg, un fils de riche qui se fait régulièrement tabasser.
Critique de Tootpadu
La ringardise fait la force dans cette comédie belge qui n'y va pas par quatre chemins pour dénoncer les défauts de certains habitants du plat pays. A en croire l'histoire passablement amusante, il n'y existe même que cela : des gens pitoyables qui se prennent pour des rois. Car la diversité n'est pas trop à l'ordre du jour, lorsqu'on traverse au mieux les classes sociales, toutes vouées à un nombrilisme renforcé par quelques litres de bière.
La principale réserve que nous inspire le film, c'est justement qu'il se met à plein pied dans un milieu guère recommandable, et qu'il s'embourbe par la suite dedans, sans distance ironique, ni intérêt humaniste particulier. Il n'y a donc pas grand-chose à apprendre sur les moeurs populistes de nos voisins du nord, et plus grave encore - puisque la vocation initiale du film se trouve là - leurs frasques de minable ne prêtent pas non plus tellement à rire.
Au moins, les comédiens prennent leurs personnages à bras le corps, jusqu'à disparaître complètement derrière les traits du jeune con fragile (Jérémie Rénier), du timide romantique (Dominique Pinon), ou bien, en pièces maîtresses, des ringards pur jus (Jean-Luc Couchard, François Damiens).
Vu le 8 juin 2006, au Planet Hollywood Champs-Elysées
Note de Tootpadu: