Tobe Hooper's Mortuary

Tobe Hooper's Mortuary
Titre original:Tobe Hooper's Mortuary
Réalisateur:Tobe Hooper
Sortie:Cinéma
Durée:92 minutes
Date:03 mai 2006
Note:
Leslie Doyle pense pouvoir recommencer sa vie, avec son fils Jonathan et sa fille Jamie, en reprenant les pompes funèbres dans une petite ville. Mais rien que l'arrivée est des plus funestes : la fosse septique déborde et la maison est dans un piteux état. Toutefois, ce n'est rien en comparaison avec les forces maléfiques qui sont réveillées par l'arrivée de cette chair fraîche.

Critique de Tootpadu

Tobe Hooper avait participé au renouveau du film d'horreur avec son mythique Massacre à la tronçonneuse, remis au goût du jour il y a deux ans. Depuis, plus de trente ans ont passé, et le réalisateur que l'on retrouve dans ce téléfilm manie toujours avec une certaine aisance les codes du genre, mais il se plante en bout de course lors d'une finale risible.
La première heure de cette histoire lugubre et guère originale démontre en effet à quel point Hooper sait encore organiser l'espace filmique pour en fair jaillir des frissons. Plus que les villageois suspects, c'est la composition adroite des plans, souvent tirés vers une profondeur de champ malheureusement passée de mode, qui crée une petite inquiétude pas sans mérite. Les premières fausses notes y apparaissent déjà sous forme d'un humour assez déplacé, mais dans l'ensemble le spectacle gentiment horrible est encore sauf.
Le film commence cependant à sérieusement déraper une fois que Hooper pense être obligé de quitter le stade de l'évocation et du soupçon afin de s'enfoncer dans une débauche de sang noirâtre et d'effets piteux. A ce moment, le budget modeste de ce film qui n'a pas bénéficié d'une sortie au cinéma dans la plupart des pays devient douloureusement apparent. Les manoeuvres du réalisateur pour cacher la pauvreté des effets avec des revirements scénaristiques répétitifs finissent alors par lasser. Et lors de la dernière séquence qui n'offre plus de répit face à l'horreur, nous nous souvenons avec nostalgie du début du film, infiniment plus mesuré, infiniment plus efficace.

Vu le 11 mai 2006, au Gaumont Ambassade, Salle 5, en VO

Note de Tootpadu: