Astérix et les Vikings

Astérix et les Vikings
Titre original:Astérix et les Vikings
Réalisateur:Stefan Fjelmark, Jesper Møller
Sortie:Cinéma
Durée:79 minutes
Date:12 avril 2006
Note:
Les Vikings débarquent en Gaule, à la recherche de l'homme le plus peureux qui aurait le don de voler. En même temps, le village d'Astérix et Obélix accueille Goudurix, un petit jeune de Lutèce et neveu du chef. Pour l'aider à devenir un vrai homme, et non pas un coureur de jupons et végétarien, les deux héros sont chargés de son éducation. Mais la peur reprend le dessus et Goudurix est alors enlevé par les Vikings.

Critique de Tootpadu

Les aventures d'Astérix et Obélix ont bercé notre enfance, comme elles continuent de le faire pour des milliers d'enfants, et chaque adaptation cinématographique devra donc se mesurer au divertissement suprême que nous a procuré la bande dessiné de Goscinny et Uderzo. Pour l'instant, les deux longs-métrages non-animés étaient très loin de l'esprit de l'univers original et notre espoir est réduit de voir les choses s'arranger avec le troisième opus, Astérix aux Jeux olympiques d'ici la fin de l'année. De même, le peu que nous avons vu des films d'animation précédents se limitait à une retranscription fidèle et gentillette des exploits des deux gaulois invincibles.
Dans le cas présent, le constat reste pratiquement identique. Les grandes lignes de l'histoire et les personnages sont maintenus et l'humour universel de la bande dessinée se manifeste à travers des apparitions comiques des Gaulois habituels. La qualité de l'animation est également très satisfaisante et respecte fidèlement le style original. Enfin, la bande son sait se montrer très efficace aux moments adéquats.
Par contre, ce qui s'avère être déjà un peu plus gênant, c'est la volonté de mettre certains détails au goût du jour. Tout le monde se rappelle d'Itinéris dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Une étape supplémentaire est franchie ici, puisque du SMS à la danse dernier cri, toutes les occasions sont saisies pour rendre l'histoire peut-être plus en accord avec notre époque, mais aussi pour limiter la portée universelle du récit initial. Itinéris appartient déjà au passé et combien de temps faudra-t-il pour que tous les clins d'oeil modernes de ce film-ci donneront un goût démodé du plus mauvais effet ? Dans un même ordre d'idées, le choix musical est certes facile et bien dans l'air du temps. Mais entre un "Eye of the Tiger" repris par Amel Bent, une autre chanson par la même interprète et une autre par Céline Dion, le niveau n'est vraiment pas très élevé. Un peu comme pour toute cette production passablement divertissante, mais sans le génie des albums de Goscinny et Uderzo !

Vu le 27 mars 2006, à l'Elysées Biarritz

Note de Tootpadu: