Firewall

Firewall
Titre original:Firewall
Réalisateur:Richard Loncraine
Sortie:Cinéma
Durée:105 minutes
Date:05 avril 2006
Note:
Spécialiste de la sécurité informatique d'un réseau de banques, Jack Stanfield n'a qu'un seul objectif ce soir-là : rentrer tôt à la maison pour y passer une soirée pizza avec sa femme et ses deux enfants. Il accepte de prendre un verre juste avant avec un certain Monsieur Cox qui souhaite l'engager pour sa société. Mais pendant que les deux hommes parlent affaires, les complices de Cox prennent la famille de Stanfield en otage.

Critique de Tootpadu

Comme le remarque si bien le méchant principal lors d'une visite guidée de la banque, les véritables fortunes ne se trouvent désormais plus dans les liasses de billets, mais sur les disques durs des banques. En quoi, cependant, le transfert de chiffres d'un ordinateur à un autre peut-il être rendu aussi excitant visuellement que les grands films de braquage du passé et du présent ? Ce n'est absolument pas ce thriller rythmé, mais sans personnalité, qui apportera la solution à ce défi mineur pour le cinéma du XXIème siècle. A force de partir dans tous les mauvais sens, il aurait plutôt tendance à perdre son spectateur dans un réseau simpliste des clichés les plus atroces.
Harrison Ford, qui sera prochainement un vieux petit gaillard en droit de toucher sa retraite - s'il en avait besoin évidemment -, s'obstine à vouloir jouer les pères de famille prêts à tout pour sauver leurs proches. Rien de fâcheux à cela en principe, si seulement les histoires bancales dans lesquelles il s'investit ne se ressemblaient pas autant. Il n'existe en effet pas un seul détail dans ce film qui le distinguerait positivement des douzaines d'autres qui l'ont précédé. La seule trouvaille infime ressemble plus à une publicité idiote pour colliers de chien qu'à une possibilité viable d'arracher l'histoire au bourbier de l'ennui dans lequel elle s'enfonce progressivement. L'exposition et la partie centrale manquent certes d'énergie et de suspense, mais ce n'est que la finale expéditive, infectée d'effets spéciaux risibles, qui accomplit cette étape supplémentaire du déclin de la carrière de Harrison Ford. Hélas, le jeune premier plus si prometteur depuis qu'il a croisé le chemin du faiseur Richard Loncraine, et la beauté des années 1980 sur le retour ne vivifient nullement une histoire platte et sans réel enjeu dès le départ.

Vu le 27 mars 2006, à la Salle Warner, en VO

Note de Tootpadu: