
| Titre original: | A Perfect Day |
| Réalisateur: | Joana Hadjithomas, Khalil Joreige |
| Sortie: | Cinéma |
| Durée: | 93 minutes |
| Date: | 01 mars 2006 |
| Note: | |
Le jour où l'équipe libanaise dispute contre l'Indonésie le match de foot pour la coupe d'Asie, Malek et sa mère déclarent le père, disparu dans un enlèvement quinze ans plus tôt, légalement comme mort. C'est également le jour où Malek apprend qu'il a une maladie du sommeil et où il tente de se réconcilier avec sa copine Zeina.
Critique de Tootpadu
A Perfect Day fait partie de ces films au cours desquels il ne se passe pratiquement rien, mais qui gardent néanmoins leur pouvoir de fascination intact. Cette journée dans la vie de Malek, le personnage principal, n'a rien de définitif, même si les événements qui la ponctuent se dirigent vers leur aboutissement. Peut-être que la mère va pouvoir convaincre son fils de repousser la déclaration de la mort du père encore pour un peu de temps, mais cela ne ramènera pas le disparu. Peut-être que Malek et Zeina vont se retrouver avec autant de passion et de sensualité, mais leur relation est-elle vraiment faite pour durer ? Et puis ces accès de sommeil intempestifs vont-ils conduire le jeune homme vers une mort accidentelle prématurée ou, au contraire, le rapprocher de son médecin ? Avec son rythme lent, au bord de la contemplation, le film invite à toutes ces réflections, sans se permettre la moindre conclusion hâtive ou une envolée poétique gratuite. Il dépeint juste un quotidien fait de peines profondes et de banalités régulières, de choses dites et de sentiments ressentis.
Ce flux pondéré des démarches journalières est très adroitement organisé autour de quelques objets et événements clés. Outre les trois moteurs évidentes de l'histoire (la mort formelle, la séparation sentimentale, la maladie), ce sont les téléphones portables, les cigarettes et le match de foot du soir qui reviennent périodiquement. Peu importe les motivations pour l'insistance sur ces détails-là, leurs apparitions fonctionnent parfaitement comme des points d'ancrage dans une narration qui aime beaucoup le flottement.
Vu le 20 mars 2006, au Publicis Cinémas, Salle 2, en VO
Note de Tootpadu: