Légende de Zorro (La)

Légende de Zorro (La)
Titre original:Légende de Zorro (La)
Réalisateur:Martin Campbell
Sortie:Cinéma
Durée:130 minutes
Date:26 octobre 2005
Note:
En 1850, la Californie aspire à devenir le 31e Etat de l'Union, mais les membres de la mystérieuse confrérie médiévale des Chevaliers d'Aragon sont décidés à l'en empêcher par tous les moyens... Les paysans doivent aussi se défendre contre Jacob McGivens, qui s'empare de leurs terres par la force. Seul Zorro pourrait intervenir... Joaquin, le fils de Don Alejandro de la Vega et de son épouse Elena, a aujourd'hui 10 ans et ignore tout de l'identité secrète de son père. Elena voudrait qu'Alejandro abandonne ses activités de justicier pour se consacrer enfin à sa famille. Lorsque face à l'urgence, il décide néanmoins d'enfiler le légendaire masque de Zorro, Elena se sent trahie et demande le divorce. Armand, un aristocrate français qui vient de s'installer en Californie, en profite pour faire la cour à la jeune femme... tout en continuant à diriger secrètement les Chevaliers d'Aragon...
http://www.lalegendedezorro.com/
(Source Allociné)

Critique de Tootpadu

Au bout de sept ans d'absence de nos écrans, on aurait pu croire que Zorro ait gagné en maturité, tout en peaufinant son maniement de l'épée et son charme. Plutôt le contraire est arrivé avec cette suite assez médiocre. Probablement afin d'attirer un public plus large, les aventures du vengeur masqué se sont découvertes une seconde jeunesse, en privilégiant un ton et un point de vue profondément juvéniles. La sagesse du personnage d'Anthony Hopkins dans Le Masque de Zorro est désormais remplacé par le tempérament rebelle du rejeton du Don de la Vega. Et l'histoire se départage docilement entre les trois membres de la famille, avec l'accent sur le petit morveux. Sans lui, l'intrigue pleine de jalousie et de méprise serait d'ailleurs une copie quasi-parfaite de celle dans Les Enchaînés de Hichcock.
Martin Campbell n'aspire cependant à aucun moment aux sphères d'un divertissement aussi sophistiqué que celui du maître du suspense. Les ressemblances avec les aventures latines d'Ingrid Bergman et Cary Grant en termes de la structure de l'intrigue mises à part, le film que ce divertissement sans verve nous rappelle régulièrement est la bouse Wild Wild West. Seulement, les producteurs n'ont de toute évidence pas trouvé le courage et la témérité pour ammener leur film jusqu'au terrain miné de l'exagération et du mauvais goût, pour l'y laisser crever comme la comédie navrante de Barry Sonnenfeld. Le doute sera néanmoins permis de savoir si le traitement qu'ils nous réservent ici, une suite longue et peu inspirée de scènes archi-conventionnelles, est plus charitable.
Une suite de plus, une suite de trop, qui dépouille sans modération les quelques qualités de l'original (la chanson qui est reprise sans arrêt). Espérons qu'il n'y en aura plus ou qu'elles sauront tout au moins faire preuve de plus de vivacité que cette médiocrité agonisante.

Vu le 28 octobre 2005, à l'UGC Ciné Cité Bercy, Salle 33, en VO

Note de Tootpadu:

Critique de Mulder

Quelle déception!!!

Avant d'aller voir un film, j'ai l'habitude de lire tout ce que peux trouver comme articles dans la presse spécialisée comme Studio, Première, Scores et de lire les excellentes critiques du site de Télérama. Pour Le Masque de Zorro, tous ces articles mettaient en exergue le fait que ce film était un film pour enfant. Et bien oui, je l'avoue, en le voyant, j'ai bien failli m'endormir. Tout dans ce film est aseptisé au possible afin de ne choquer personne et aussi pour nous informer que les Etats-Unis sont un superbe pays dont la politique est synonyme de liberté... Hum, on ne pouvait pas faire plus patriotique comme film et surtout plus enfantin...

Le premier volet se laissait regarder avec plaisir, en partie grâce à la très bonne interprétation de Sir Anthony Hopkins et par la joie communicative des acteurs de se trouver dans ce film. Malheureusement dans ce second volet, on sent que les acteurs sont uniquement là pour bien garnir leur compte en banque et en prendre un maximum au passage. Certes, Catherine Zeta-Jones, contrairement à Monica Belluci, est non seulement très belle mais en plus sait réellement jouer, mais cela ne suffit pas à susciter toute notre attention. Le vrai problème de ce film vient donc non pas de l'interprétation mais d'un scénarion fainéant et d'un déjà-vu total.

Rajouter à cela que le fils de Zorro est un véritable morveux auquel on aurait bien envie d'apprendre les bonnes règles de conduite en classe et en société. On voit bien que le réalisateur a plus tendance à se focaliser sur cet enfant susceptible de reprendre le flambeau de son père que sur Zorro. De là vient donc aussi toute l'erreur d'aiguillage de ce film qui restera, on l'espère, comme le dernier de la série.

On sait que Martin Campbell va réaliser (ou est déjà en train de le faire) le nouveau James Bond intitulé Casino Royale. Pourvu que ce film ne soit pas aussi mauvais que ce Zorro. Dans le cas contraire, ce réalisateur fera également couler la franchise de James Bond qu'il avait si bien su relancer dans le passé avec Goldeneye... Je commence donc déjà à m'inquiéter sérieusement au vu de l'attachement que j'ai pour le plus connu des espions anglais...

A ne voir que si vous avez des enfants à charge, ou si vous avez du temps à perdre et une carte illimitée

Vu le mercredi 26/10/05 à la séance de 13h45 salle 02 au Gaumont de Disney Village

Note de Mulder: