Mademoiselle gagne-tout
Réalisé par George Cukor (1953)
| Durée | 95 minutes |
| Sortie | 01/04/1953 |
| Note | 6/10 |
Pat Pemberton, une femme sportive et émancipée, est censé épouser Collier Weld, un des responsable de l'université à laquelle elle travaille comme prof de sport. Mais quelque chose cloche dans leur relation, et Pat n'a pas besoin de se laisser déconcentrer par le regard de Collier lors des épreuves sportives pour le savoir. Elle quitte alors son travail et entame une carrière de sportive professionnelle sous la surveillance de Mike Conovan, un promoteur et agent qui dispose d'autant de passion pour les vrais athlètes que de relations avec la pègre.
La critique
Par Tootpadu 27/08/2005
Mais observer ces deux monstres sacrés du cinéma américain se lancer régulièrement des pointes, cela ressemble en quelque sorte à une invitation pour assister à la vie conjugale fictive de ces acteurs qui font rêver. Toutes proportions gardées, l'effet est le même lorsque nous épions de nos jours Angelina Jolie et Brad Pitt dans Mr and Mrs Smith ou bien Diane Keaton et Jack Nicholson dans Tout peut arriver. Ces films comportent alors une valeur assez illusoire de fenêtre ouverte sur la vie intime de leurs acteurs. En tout cas, la façon dont Hepburn et Tracy savent se mener mutuellement par le bout du nez laisse supposer une complicité lucide qui explique parfaitement cette longue liaison entretenue sans fondement légal.
L'autre qualité, un peu moins éclatante, du film est son intégration de carrément deux disciplines dans lequelles le personnage de Katharine Hepburn excelle. Et le golf et le tennis ne sont pas vraiment des sports séduisants d'un point de vue cinématographique - rappelons nous les échecs relatifs récents de La Légende de Bagger Vance pour l'un et de La Plus belle victoire pour l'autre. Cependant, quelques idées ingénieuses, telle la séquence subjective lorsque Pat, désemparée, se retrouve avec une mini-raquette devant un filet insurmontable, donnent à ces moments plus qu'un simple aspect historique, qui leur permet de dépasser le statut d'un film d'archive sur la pratique sportive il y a un demi-siècle.
Revu le 26 août 2005, au Mac Mahon, en VO