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Deauville 2026 : Vive le Cinéma: Deauville Photo Exhibition 2026

Deauville 2026 : Vive le Cinéma met trois photographes en avant

Hier, 11h45

À la veille de l’ouverture du 52e Festival du cinéma américain de Deauville, la Galerie d’Art Un Rêve Éveillé prolonge la célébration du cinéma dans la ville en mettant à l’honneur la photographie. Du 3 au 13 septembre 2026, Vive le Cinéma réunira Kris DeWitte, Marcelo Nlele et Stéphane Kossmann, sous la direction artistique de l’acteur Eriq Ebouaney. Cette exposition collective, bien qu’indépendante du festival, a été délibérément conçue en résonance avec celui-ci, créant ainsi un parcours parallèle à travers les gestes, les visages et les instants suspendus qui entourent la création cinématographique. Ses dates coïncident presque entièrement avec celles du festival officiel, qui se déroule du 4 au 13 septembre, faisant de Deauville un lieu de rencontre entre le cinéma américain, le public et les créateurs d’images.

Trois photographes, trois regards sur le cinéma

L’idée centrale de l’exposition est simple mais riche : le cinéma n’existe pas seulement dans l’image projetée. Il vit aussi dans la concentration avant une prise, la tension d’un plateau de tournage, la chorégraphie d’une séance photo et ces quelques secondes sur le tapis rouge où une personnalité cesse de jouer pour les caméras. Le communiqué de presse décrit Vive le Cinéma comme un voyage des plateaux de tournage aux tapis rouges en passant par les grands festivals internationaux, mettant l’accent sur l’attente, la fragilité, les gestes fugaces et les instants qui échappent à la représentation officielle. Eriq Ebouaney présente ces trois approches comme délibérément différentes mais complémentaires : ensemble, elles évoquent ce qui précède un film, ce qui l’accompagne et ce qui subsiste après lui. La photographie devient ainsi non seulement une documentation promotionnelle, mais aussi une forme d’art autonome et une mémoire sensible du cinéma.

Kris DeWitte : à la recherche de la présence plutôt que de la pose

Pour Kris DeWitte, l'image déterminante tient moins à un portrait parfaitement maîtrisé qu'à la présence. Le dossier de l'exposition lui attribue la réalisation de plus d'un millier de portraits de personnalités du cinéma et souligne l'attention qu'il porte à un regard, une tension ou un geste capable de restituer l'atmosphère d'un tournage. Cette approche s'inscrit dans la continuité de sa carrière bien établie de photographe de plateau. La Société belge des cinéastes a retracé sa fascination précoce pour le cinéma et la création d’images, tandis que Cinema Galeries avait déjà présenté son travail lors de l’exposition From Film to Photo en 2016, mettant en lumière une carrière étroitement liée aux productions cinématographiques. À Deauville, ses photographies devraient donc fonctionner comme des fragments du processus même de réalisation cinématographique : des images fixes qui portent en elles la tension et la texture du mouvement qui les entoure.

Marcelo Nlele : trouver la spontanéité au sein du protocole

Alors que la photographie de plateau s’inscrit au cœur même de la production, Marcelo Nlele aborde le cinéma à travers ses rituels publics très médiatisés. Selon le dossier de presse de l’exposition, il couvre les grands événements cinématographiques depuis le début des années 2000, photographiant des stars, des séances photo, des arrivées sur le tapis rouge et des moments en coulisses. Pourtant, son objectif n’est pas simplement de répertorier les personnes présentes. Son regard recherche un sourire, un échange de regards ou une expression qui échappe au protocole. Cette distinction est importante dans un environnement où les poses se succèdent à un rythme effréné devant des dizaines d’appareils photo : c’est le détail anecdotique, plutôt que la posture officielle, qui peut devenir l’image la plus authentique. Au sein de l’exposition Vive le Cinéma, son travail jette un pont entre le spectacle et les réactions humaines qui s’y manifestent.

Stéphane Kossmann : le tapis rouge, un terrain de prédilection pour la photographie

Pour Stéphane Kossmann, le tapis rouge n’est pas une barrière entre le photographe et son sujet, mais un territoire à part entière. Sa biographie officielle décrit une pratique articulée autour de ces fractions de seconde où les stars lâchent prise et où leur image soigneusement orchestrée s’assouplit brièvement. Sa longue relation avec Deauville revêt une importance particulière : son ouvrage We Met in Deauville, paru en 2020, rassemble une sélection tirée de 25 ans de travail sur le tapis rouge du festival. Cette histoire confère à sa participation une résonance locale particulière. Plutôt que de considérer le tapis rouge comme un simple passage protocolaire, ses photographies recherchent la détente, l’énergie, la vulnérabilité et la personnalité dans un cadre conçu pour être contrôlé.

Une exposition en parallèle du 52e Festival du cinéma américain de Deauville

Le calendrier de Vive le Cinéma crée un lien particulièrement direct avec la ville qui l’entoure. La 52e édition officielle du Festival du cinéma américain de Deauville se tiendra du 4 au 13 septembre 2026 et présente 80 films répartis en neuf catégories. Le jury 2026 est présidé par Roschdy Zem et composé de Simon Abkarian, Camille Chamoux, Cécile de France, Euzhan Palcy, Raphaël Personnaz, Lola Quivoron, Mohamed Mbougar Sarr et Laura Smet. Face à ce programme chargé de projections, de rencontres et de cérémonies, l’exposition propose une autre dimension de l’attention : les spectateurs peuvent s’attarder sur un visage ou un geste isolé plutôt que de suivre le rythme effréné d’un film ou du programme du festival. Elle transforme ainsi la machinerie cinématographique qui l’entoure en sujet à part entière.

Vive le Cinéma fait des marges du cinéma sa scène principale

Ce qui fait l’identité de Vive le Cinéma, c’est le choix de se concentrer sur les marges du cinéma sans pour autant les considérer comme secondaires. Un plateau de tournage avant le début du tournage, les quelques secondes entre deux poses sur le tapis rouge, un regard échangé au milieu des photographes ou un moment de concentration visible peuvent constituer un récit à part entière. En réunissant Kris DeWitte, Marcelo Nlele et Stéphane Kossmann, l’exposition propose trois archives complémentaires de cet univers intermédiaire. Dans une ville où le cinéma dominera la première quinzaine de septembre, la Galerie d’Art Un Rêve Éveillé offre aux visiteurs l’occasion de porter un regard oblique sur ce médium : non pas à travers le film achevé, mais à travers les personnes, les rituels et les émotions fugaces qui l’entourent.

Compte rendu de l'événement

Où : Galerie d’Art Un Rêve Éveillé, 168 avenue de la République, 14800 Deauville
Quand : du 3 au 13 septembre 2026
Quoi : Une exposition collective de photographies de Kris DeWitte, Marcelo Nlele et Stéphane Kossmann, mise en scène par Eriq Ebouaney.

(Source : communiqué de presse)

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