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Sorties-Cinema - Dora et la cité perdue, que faut-il savoir avant de découvrir le film événement

  • 12 août 2019

    C’est en octobre 1017 qu’une adaptation live de la série télévisée d'animation Dora l'exploratrice est amorcée. Diffusée aux Etats-Unis pour la première fois en août 2000, la série créée par Valerie Walsh, Eric Weiner et Chris Gifford (également producteur exécutif) remporte un véritable succès avec pas moins de huit saisons et 157 épisodes. La réalisation revient à James Bobin (Les Muppets, le retour (2011), Muppets Most Wanted (2014), Alice de l'autre côté du miroir (2016)). Le scénario quant à lui est confié à Nicholas Stoller (Les Muppets, le retour (2011), 5 ans de réflexion (2012), Nos pires voisins 2 (2016) et Cigognes et Cie (2016)) et Danielle Sanchez-Witzel.

    Pour donner vie à ce personnage, il fallait trouver une jeune comédienne aussi à l’aise dans les scènes d’action que les moments plus intimistes et il faut reconnaitre que le choix d’Isabela Moner s’impose de lui-même. Déjà remarquée dans Transformers: The Last Knight (2017), Sicario : La Guerre des cartels (2018) et surtout Apprentis Parents (2019). On retrouve aussi au casting Eugenio Derbez, Michael Peña, Eva Longoria, Danny Trejo (voix de Babouche le singe), Jeffrey Wahlberg, Temuera Morrison, Benicio del Toro (voix de Chipeur).

    Découvrez deux scènes inédites (en version française) de ce film événement :

    Le succès immédiat rencontré par Dora l’exploratrice en 2000, s’est prolongé durant 14 ans aux Etats-Unis, donnant lieu à des adaptations internationales dans plus de 36 langues, à des jeux vidéo, des éditions DVD, des livres, une suite Dora and friends : Au cœur de la ville et un spin-off Go, Diego!. La série a reçu 15 nominations aux Daytime Emmy Award, a été mise à l’honneur par la Television Critics Association et a été distinguée en 2003, le Peabody Award.

    En août 2000, Nickelodeon lance une série d’animation inventive qui stimule l’imagination et met en avant la résolution des problèmes et l’utilité du langage : Dora l’exploratrice. Inspirée par les émissions éducatives de divertissement Blue’s Clues et Little Bear de Nickelodeon, les co-créateurs de ces programmes, Valerie Walsh et Chris Gifford, proposent à la chaîne une série d’animation mettant en scène une petite fille et ses amis animaux, qui entraînent les enfants dans leurs aventures en les faisant participer à la résolution des enigmes qui jalonnent leur chemin. “Une aventure classique où le héros se lance à chaque épisode dans une nouvelle exploration” selon Chris Gifford, et qui est à la fois une approche originale pour introduire le vocabulaire espagnol de base auprès des scolaires du premier cycle, à une époque où la communauté hispanique des Etats-Unis connaît une croissance sans précédent. Chaque nouvelle aventure transporte Dora à travers le monde et propose des mots simples en Espagnol tout en abordant des éléments de culture latino-américaine.

    Afin de garantir l’authenticité culturelle du personnage, le studio a eu recours à des collaborateurs hispanophones, tels le scénariste et producteur Leslie Valdes, né à Cuba et élevé à Boston. “L’idée était de faire comprendre que posséder une double culture et maîtriser une langue étrangère est un atout dont on peut être fier” explique ce dernier. “Même si ce n’était pas une fin en soi, les parents ont largement salué l’utilité de la série pour enseigner l’Espagnol à leurs enfants”.

    Dorénavant, Dora arrive au cinéma, flanquée de son ami le singe Babouche et autres animaux de la série, à la rencontre de nouveaux personnages. Dora et la cité perdue est un spectacle familial qui propose aux petits comme aux grands une aventure pleine de mystères, de suspens, de rires et d’émotions. Vingt ans après, Dora représente bien plus qu’un personnage de série télévisée, elle est devenue un emblème culturel, au public à large spectre. Le réalisateur, connaisseur de la série à travers ses propres enfants, a souhaité faire évoluer la trame simple et claire destinée à un très jeune public, de sorte à ce que le spectateur qui a suivi les aventures de Dora à l’âge de 4 ans puisse la retrouver avec plaisir de nos jours, à 24 ans. “C’est typiquement un film que je peux voir avec mes enfants qui ont 11, 9 et 6 ans, chacun d’entre nous l’appréciera selon ses critères” conclue James Bobin.

    Dans Dora et la cité perdue, la petite fille a grandi et a désormais 16 ans mais on retrouve les caractéristiques chères au public comme le souligne la productrice Kristin Burr : “interactivité pour les plus jeunes spectateurs et vocabulaire espagnol”. Adolescente, Dora conserve sa bravoure, sa confiance et son grand coeur, tels qu’elle nous les a montrés à 6 ans. “Mais comme elle n’a jamais eu d’autre ami qu’un singe, elle est assez inadaptée pour les relations sociales” prévient le réalisateur. “Nous l’avons transposée telle quelle à 16 ans au coeur d’un lycée et elle ressemble à un chien dans un jeu de quilles. Elle se comporte toujours de la même manière ce qui provoque des situations souvent comiques”. Les compétences qui lui permettaient de s’en sortir dans le milieu sauvage – indépendance, curiosité, honnêteté – sont autant de défauts qui jouent contre elle au sein de la cafétéria du lycée. “Les jeunes sont très conscients d’eux-mêmes de nos jours, dans la perspective des réseaux sociaux” explique Kristin Burr, “mais Dora prétend expérimenter le monde à travers ses propres yeux et non pas à travers un écran”.

    La jeune fille intrépide si à l’aise dans la jungle tropicale est complètement perdue dans son établissement scolaire. Son cousin Diego est embarrassé de son inaptitude pour la vie sociale ; ses camarades de classe se moquent d’elle ; et la fille que toute l’école admire est contrariée par la rivalité que l’intelligence de Dora suscite. “Elle n’a jamais fréquenté des enfants de son âge” souligne la productrice, “ elle n’a jamais entendu retentir la sonnerie de l’école et tout est nouveau pour elle, mais elle n’est pas de celles que le changement arrête. Elle prend tout à bras le corps et est heureuse de vivre de nouvelles expériences, ce qui est une bonne leçon pour chacun d’entre nous.”

    Selon James Bobin, le rôle de Dora allait comme un gant à la comédienne adolescente Isabela Moner. Déjà bien en vue à Hollywood grâce à ses prestations dans Apprentis parents,, Transformers: the last knight et Sicario, la guerre des cartels, elle a démontré qu’elle avait les capacités émotionnelle et physique pour incarner Dora. “J’ai auditionné de nombreuses jeunes filles, mais Isabela était vraiment fantastique. La question ne s’est pas posée. Elle avait la trempe nécessaire et aussi un coeur en or. Elle est le moteur du film dans son ensemble”. La productrice ajoute que la jeune comédienne réussit tout ce qu’elle entreprend : “elle sait improviser, jouer dans le registre du drame ou de la comédie ; elle peut chanter et danser ; elle est athlétique. Elle apporte à Dora une candeur très amusante”.

    Isabela Moner raconte que le scénario lui a donné des éléments très clairs sur la personnalité de son personnage. “Elle n’est ni une enfant ni une adulte. Elle est plus drôle, plus candide et a davantage de fraîcheur”. Elle est si drastiquement différente de tous les gens qu’elle rencontre qu’elle se rend compte que le meilleur conseil qu’ont pu lui donner ses parents pour trouver sa place est aussi le plus simple : “sois toi-même”. Dora ne pourrait pas entrer dans le moule de ses camarades de classe même si elle tentait de le faire. Elle véhicule sa connaissance approfondie des animaux, des plantes, des saisons et des cultures, et continue d’apprendre en observant le monde autour d’elle, notamment les lycéens de son établissement, qui à ses yeux apparaissent comme des “autochtones”.

    “Elle ne sait même pas feindre être quelqu’un d’autre” poursuit Isabela Moner. Dora sait parfaitement qui elle est, contrairement aux jeunes qui ne semblent vivre qu’à travers leur image Instagram. Je considère que c’est un enseignement important pour les gens de mon âge qui découvrent ce qu’ils ont à offrir au monde”. James Bobin était tout indiqué pour réaliser ce film, non pas parce qu’il connaissait bien le personnage à travers ses enfants, mais parce qu’il a gardé sa capacité à penser comme un enfant. “C’est parce que l’enfance lui tient vraiment à coeur” affirme la jeune comédienne. “Il aime la joie pure et l’innocence qui va avec, et cela se ressent dans le scénario et dans le film”.

    À seulement 17 ans au moment du tournage, Isabela Moner a fait preuve d’un grand professionnalisme selon les autres comédiens. Adriana Barraza qui interprète sa grand-mère s’exclame “Je n’en reviens pas qu’elle soit si jeune ! Elle a tant de maturité et beaucoup d’âme. Elle sait faire passer les choses au premier regard. Elle est Dora !”. La mère d’Isabela Moner est Péruvienne et la jeune actrice est bilingue Anglais-Espagnol et très attachée à ses racines latines. “C’est le moment idéal pour la sortie de ce film au cinéma. J’ai été très honorée de faire partie de cette aventure et le fait que le film fasse partie de la culture prédominante américaine est une véritable déclaration en soi. De nombreux enfants et adultes peuvent à travers lui s’enorgueillir de leur héritage”.

    Les parents de Dora, Elena et Cole, sont interprétés par deux célèbres comédiens Latino-américains Michael Peña, connu pour End of Watch, et Eva Longoria, nommée plusieurs fois aux Golden Globe pour son travail dans la série Desperate Housewives. Les deux ont partagé leurs talents humoristiques sur le tournage et ont joué l’improvisation avec aisance, ce que James Bobin a apprécié : “C’est toujours amusant d’essayer des pistes et de faire des propositions ; ils ont apporté beaucoup d’énergie au film”. L’éducation que les parents de Dora lui ont inculquée a eu pour but de la rendre courageuse, résiliente et débrouillarde. Leur vie dans la jungle a fait de la jeune fille un être autonome et sensible au monde qui l’entoure. Mais tandis qu’Elena et Cole se préparent à une expédition à haut risque, ils décident de la protéger et de l’envoyer vivre en ville avec son cousin et lui donner ainsi une chance de s’adapter à la vie en dehors de la jungle. Michael Peña connaissait bien Dora car son fils avait les jeux et les livres en Anglais et en Espagnol. “C’est une petite super-héroïne en un sens ; un joli personnage et latino-américaine qui plus est, donc impossible pour moi de passer à côté”.

    Scientifique et audacieux explorateur habitué à la forêt, Cole a bien peu de conseils à donner à sa fille pour qu’elle s’adapte à la ville. Il essaye de la mettre en garde des dangers tant bien que mal. L’acteur déclare que les bons scénarios l’inspirent pour faire des improvisations dans ses dialogues : “Dans celui-ci je voulais proposer des traits d’humour et tout le monde m’a encouragé, par exemple quand Cole donne des conseils de sécurité totalement dépassés à sa fille comme ‘refuse d’aller à une rave’.” Isabela Moner confirme que de tels moments ont provoqué l’hilarité de l’équipe et qu’elle aimait “traîner sur le plateau rien que pour entendre ces improvisations”. Selon Michael Peña un des messages importants du film à l’égard des jeunes est que “ce sont tous des explorateurs dans un domaine ou un autre et ils sont amenés à écouter leur coeur”. Concernant l’interprétation de la jeune actrice, il considère qu’elle “a su apporter un petit ton à l’ancienne dans le style d’une aventure à la Indiana Jones”, et ajoute que “les décors et les effets donneront envie au spectateur d’y être”.

    Eva Longoria évoque l’influence positive de Dora l’exploratrice dans la communauté hispanique de sa ville Corpus Christi au Texas. “Elle nous représentait auprès du grand public à la télévision. En recevant le scénario je me suis demandé comment ils allaient transposer Dora en prise de vue réelle mais j’ai ensuite beaucoup aimé la découvrir adolescente. Et j’ai compris que beaucoup de gens attendent de la retrouver sur grand écran”. Elle a été très enthousiaste à l’idée de travailler à nouveau avec Michael Peña qui avait joué son mari dans Frontera en 2014, un film trop sérieux pour leur donner l’occasion de s’amuser comme ils l’ont fait sur Dra et la cité perdue. Michael Peña confirme : “Eva Longoria a une énergie et un rire contagieux, le plus difficile avec elle est de ne pas éclater de rire”.

    Eugenio Derbez, célèbre en Amérique du Sud en tant qu’acteur, auteur, scénariste et réalisateur, interprète Alejandro Gutierrez, un personnage central de l’histoire, qui sauve Dora et ses amis et les escorte dans leur recherche, suscitant des scènes très comiques. Kristin Burr précise que “Il y a différents niveaux d’humour dans le film, tant par les dialogues que par le jeu physique. Le personnage d’Alejandro nous fait rire à son insu car il est victime de tous les éléments du décor : il s’enlise dans les sables mouvants, il est retenu dans une toile d’araignée, il dévale une colline sans pouvoir s’arrêter, il est sans cesse roué de coups accidentellement par les adolescents”. “C’est un acteur brillant, il a fait belle équipe avec Isabela et on l’aime autant que son personnage” déclare James Bobin. Eugenio Derbez est également l’un des producteurs délégués du film. Ses enfants ayant grandi en regardant les aventures de Dora, il a toujours eu le sentiment qu’elle existait en tant que personne. “Comme tout le monde, je connais et j’aime ce personnage. Ce qu’Isabela en a fait donne une nouvelle version de Dora, qui plaira non seulement aux enfants mais aussi aux adolescents et aux adultes”.

    Les fans de longue date seront ravis de retrouver un personnage bien connu de la série : le cousin Diego. C’est l’occasion pour Jeff Wahlberg qui l’incarne de tenir un grand rôle dans une super production hollywoodienne après ses rôles secondaires aux côtés de James Franco dans Don’t come back from the Moon et Future World.

    Au début du film, Dora et Diego ont 6 ans et sont les meilleurs amis du monde, tristes de se quitter car les parents de Diego partent s’installer en ville. “Dix ans plus tard, tandis qu’elle intègre le lycée, le principal souci de Diego est la gêne que lui cause Dora” explique Kristin Burr. “En revanche, rien ne semble embarrasser Dora, ce qui est source de conflit dans les premières scènes”. Diego est devenu différent en ville et Dora est déçue. “Lui qui savait tout sur les animaux quand il était enfant est désormais un adolescent qui garde ses lunettes de soleil même à l’intérieur” précise la productrice. “Mais quand on a connu Diego dans la série on a envie de l’aimer malgré tout, bien qu’il ne soit pas très sympathique avec Dora au début. En cela, il fallait un acteur avenant et naturellement aimable, qui séduise malgré un comportement inapproprié, ce que réussit à faire Jeff Wahlberg”. Jeff Wahlberg regardait la série tous les matins avec sa soeur jumelle : “Dora était un modèle très positif pour les filles comme pour les garçons. Elle est fidèle à ses racines.” “L’arrivée de Dora chez lui déstabilise Diego car avec sa manière d’être elle-même, elle ébranle tout le travail qu’il faisait pour trouver sa place au lycée”.

    Jeff Wahlberg s’est senti très proche des autres acteurs sur le tournage, dans des lieux reculés en Australie où les communications téléphoniques n’étaient pas toujours assurées. “Isabela et sa mère m’ont pris sous leur aile et m’ont donné le réconfort d’une famille. C’était la première fois que je partais aussi loin, c’était déjà en soi toute une aventure”. Isabela Moner a elle aussi senti ce lien familial vis à vis de son partenaire : “J’avais travaillé avec son oncle Mark Wahlberg sur deux films mais j’ignorais à cette époque qu’il avait un neveu Dominicain”. Jeff Wahlberg a passé son temps libre à arpenter le département des effets spéciaux, à observer le travail de James Bobin et à apprendre les différents stades de la création d’un film. Par-dessus tout, il a assisté aux scènes jouées par ses camarades pour apprendre de leur interprétation. “Ce sont des pointures, ils sont expérimentés, drôles et rapides et dégagent une véritable alchimie”. “L’histoire est universelle certes, mais voir la communauté hispanique au premier plan est très important, pour nous latino-américains évidemment, mais aussi pour les autres, pour leur faire appréhender combien cette culture est différente. Avec un peu de chance, ça pourrait avoir des répercussions.”

    Deux nouveaux personnages font leur apparition, parmi les camarades de classe de Dora et Diego. Sammy, interprétée par l’actrice Australienne d’origine Aborigène Madeleine Madden et Randy joué par l’Australien Nicholas Coombe. Les deux seront enlevés avec Dora et coincés dans la forêt amazonienne. Madeleine Madden a en premier lieu été attirée à la lecture du scénario par l’humour du film et trouve le résultat final plus sophistiqué, parce que “Dora est un modèle pour les jeunes filles, spécialement pour les jeunes femmes issues des minorités comme moi. Le film explore ce qu’est l’adolescence, ce que signifie grandir et comment être fidèle à soi-même”. Nicholas Coombe considère que “son personnage préfère rester seul et veut toujours faire ce qu’il faut, même s’il est terrifié. Sa relation avec Dora commence dès lors qu’elle se présente à lui. Ils s’aperçoivent qu’ils ont des centres d’intérêt commun et sont tous deux des marginaux. Il est content de se faire une amie pour la première fois”. L’acteur a grandi avec la série Dora l’exploratrice : “C’est un classique, dirait Randy”.

    Parmi les célèbres acteurs latino-américains que compte le film, on peut en distinguer deux que le public aura plus de mal à reconnaître, puisqu’ils n’apparaissent pas à l’image mais participent à travers leur voix : Danny Trejo, né à Los Angeles, prête sa voix à l’ami Babouche le singe et Benicio Del Toro, natif de Puerto Rico, à l’ennemi juré Chipeur le renard. Ces deux personnages qui font partie intégrante de la série, sont devenus un défi pour l’équipe de réalisation du film qui tenait à les intégrer dans la version en prise de vue réelle. Le superviseur des effets visuels Andy Brown les a donc réinventé sous forme réelle en image 3D.

    James Bobin et Kristin Burr avaient préalablement travaillé avec Danny Trejo sur Opération Muppets et en gardaient un excellent souvenir. “Comme Babouche est très plébiscité par les fans de la série, nous avons souhaité le garder et le résultat en 3D est vraiment mignon. Pour le rendre crédible, nous sommes partis de photos de Capucins et diverses espèces arboricoles très fréquentes en Amérique Centrale et du Sud”. “Nous avons veillé à respecter la couleur d’origine de Babouche. Il est adorable, il marche sur deux pattes et parle. C’est un personnage à part entière.” ajoute Andy Brown. “Benicio del Toro joue Chipeur avec beaucoup d’enthousiasme. Il excelle bien sûr à jouer les méchants” se réjouit James Bobin. “Isabela et Benicio avaient joué ensemble dans Sicario, la guerre des Cartels” précise Kristin Burr “si bien que quand on l’a contacté, ils se sont immédiatement rapprochés l’un de l’autre. Le charmant voleur, c’est un rôle idéal pour Benicio”.

    La production de Dora et la cité perdue a démarré le 6 août 2018 et le film a été tourné entièrement sur la Gold Coast australienne, plus particulièrement dans l’état du Queensland sur la côte Est au sud de Brisbane ainsi qu’aux Village Roadshow Studios où l’équipe a pris ses quartiers pendant les 4 mois de tournage. James Bobin a rassemblé une équipe de production aussi variée que ses acteurs, en provenance de Grande-Bretagne, Nouvelle Zélande, Espagne, etc. “Nous y tenions, car de fait DORA est internationale. Le thème de la série est l’échange entre les cultures et les langues, et ce mélange de races et de cultures reflètent le monde”. Le régisseur général Duncan Jones a cherché pendant des mois l’emplacement de la maison de Dora dans la jungle, de la ville où elle fait son entrée au lycée, et de l’expédition pour Parapata au Pérou. “À notre grand étonnement, le Queensland offre assez de forêt tropicale pour donner l’apparence de l’Amérique du Sud. Le plus souvent, il s’agissait de terrains privés et nous nous trouvions donc dans les jardins de particuliers qui s’avèrent être des hectares de beauté sauvage”. “Le choix de l’Australie s’est fait suivant notre désir de voir grand” affirme la productrice. “Nous voulions des jungles authentiques et des animaux sauvages partout”.

    Dan Hennah s’empresse de partager les mérites de l’esthétique du film avec le directeur de la photographie Javier Aguirresarobe qui “a su éclairer et donner sa dimension à ce monde imaginaire”. “Afin de conserver l’énergie qui se dégage du dessin animé, nous avons insisté sur les couleurs primaires et parfois certaines formes sont exagérées. Nous avons gardé à l’esprit qu’il s’agit de fantaisie” explique Dan Hennah.

    Les décors les plus impressionnants sont sans doute ceux de Parapata, connue en Europe sous le nom d’El Dorado. Enveloppée de mystère pendant des siècles, on l’imagine comme le lieu où sont gardés les trésors des Incas mais dans le film il s’agit d’une ville encore vivante, protégée par les esprits au fin fond de la forêt. Le réalisateur soutient cette possibilité d’existence d’une civilisation cachée, fondée sur l’estimation des anthropologues qu’il resterait une centaine de tribus à travers le monde sans aucun contact avec l’extérieur de leurs villages. Nombre d’entre elles se seraient isolées pour échapper aux persécutions des colonisateurs. Pour compléter les magnifiques paysages, l’équipe des décors a construit le mystérieux temple de Parapata ainsi que la Grotte des Nuages, un aqueduc constitué de 28 tonnes d’acier, et des extérieurs de jungle, le tout aux studios Village Roadshow qui abritent le plus vaste plateau d’enregistrement de l’hémisphère sud.

    “Nous avons sillonné le pays du Queensland à la Nouvelle-Galle du Sud pour finir à 10 minutes des studios” raconte le régisseur général “car si le brief indiquait que la maison de Dora se trouvait en pleine jungle et avait un ponton d’accès à un point d’eau, dès que nous avons présenté ce coin de la rive de la Coomera River au chef décorateur et à James Bobin, leur choix s’est arrêté là”. En effet, en bon connaisseur de l’histoire de l’architecture, Dan Henna a considéré qu’en Amazonie, le fleuve tient lieu d’artère principale et a donc construit la maison de Dora sur pilotis, ce qui renforce l’esprit aventurier de la jeune héroïne. Pour cela, l’équipe de décoration a dû enfoncer vingt pylônes dans les fondements de la rivière afin d’assurer une structure capable de résister à la présence simultanée des 200 personnes constituant les équipes techniques et artistiques. Les accessoires ont ensuite été glanés partout dans le monde par Kathryn Lim, allant de la statuette d’une déité Assyrienne (lamassu), à la verrerie de Turquie, un édredon mexicain, une collection d’insectes et de mygales desséchés, ou encore une malle qui sert de lit à Babouche. En ce qui concerne le Museum où Dora et ses camarades sont kidnappés, l’équipe a repris le contenu du Old Museum Building à Brisbane, avec notamment une carcasse de baleine, des lions et des ours polaires empaillés.

    La chef costumière Rahel Afiley s’est tournée vers la série télévisée pour confectionner les tenues de Dora adolescente. Ainsi dans la première scène Dora porte son costume de référence, soit un t-shirt rose et un short orange. Puis, dans cet esprit, Rahel Afiley a conçu une quarantaine de vêtements, qui tiennent compte de l’évolution des aventures de Dora et des épreuves que les habits ont dû endurer. Les changements ont volontairement été discrets, il fallait rester fidèles à la tenue d’origine mais elle devait s’adapter à l’âge de l’adolescente et nous avons pris particulièrement soin de ses chaussures. James Bobin et moi aimons beaucoup les Palladium et elles correspondent bien à l’esprit d’aventure et découverte du personnage. En tous cas, il ne fallait pas qu’elles soient fragiles. Dans la série, Sac à dos, le sac anthropomorphique de Dora est un personnage à part entière et ici nous avons une scène où il parle, en rappel du dessin animé. C’est Gillian Butler, accessoiriste chevronnée, qui l’a conçu, proposant à James Bobin jusqu’à une centaine de créations pour donner à cet élément un aspect humain qui ressemble au sac légendaire de la série.

    Pendant près de 20 ans Dora a réjouit son public grâce à son esprit indomptable et son optimisme. Les producteurs de Dora et la cité perdue espèrent signer un tout premier volet des nouvelles aventures de Dora afin qu’elle perdure comme un symbole de valeurs positives pour les générations à venir. “Il s’agit d’aventure déclinée au féminin, avec un personnage issu de la communauté hispanique, capable d’inspirer les jeunes, mais cela reste un spectacle familial et divertissant avant tout, apte à séduire toutes les familles” déclare la productrice Kristin Burr. “L’objectif n’est pas de se trouver, mais de parvenir à être soi-même.” assure-t-elle. “De nos jours, pour les jeunes, rien que de trouver sa place est un parcours du combattant. Or notre Dora, possède de grandes facultés de combattante. Elle est douce, charmante et exubérante. Surtout, elle n’a pas honte d’être qui elle est.” Dora et la cité perdue, selon le réalisateur, véhicule des idées positives à travers des personnages charismatiques, et souligne que l’exploration revient essentiellement à tenir compte du monde extérieur, de son entourage et à être capable de se faire des amis. Rester soi-même, avoir confiance en soi, c’est bien, mais découvrir le monde c’est avant tout aller à la rencontre des

    Notre critique est en ligne : http://bit.ly/Dora-2019-Review

    Synopsis :
    Après des années à explorer la jungle avec ses parents, Dora se prépare à vivre l’épreuve la plus difficile de sa vie : l’entrée au lycée. Son âme d’exploratrice ressurgit quand elle doit voler à la rescousse de ses parents en danger. Accompagnée de son fidèle singe Babouche, de son cousin Diego et de nouveaux amis hauts en couleur, Dora embarque dans une folle aventure qui l’amènera à percer le mystère de la Cité d’or perdue.

    Dora et la cité perdue (Dora and the Lost City of Gold)
    Un film de James Bobin
    Produit par Kristin Burr
    Sur un scénario de Nicholas Stoller, Danielle Sanchez-Witzel
    Basé sur Dora, l’exploratrice de Chris Gifford, Valerie Walsh Valdes, Eric Weiner
    Avec Isabela Moner, Eugenio Derbez, Michael Peña, Eva Longoria, Danny Trejo (voix de Babouche le singe), Jeffrey Wahlberg, Temuera Morrison, Benicio del Toro (voix de Chipeur)
    Musique de John Debney, Germaine Franco
    Directeur de la photographie : Javier Aguirresarobe
    Montage : Mark Everson
    Production : Paramount Players, Nickelodeon Movies, Walden Media
    Distribution : Paramount Pictures
    Date de sortie : 2 août 2019 (Etats-Unis), 2 août 2019 (France)

    Photos : Copyright Paramount Pictures

    (Source : dossier de presse)