Logo
Accueil > News > Festivals > PIFFF 2018 : Les films hors compétition

News

Festivals - PIFFF 2018 : Les films hors compétition

  • 24 novembre 2018

    Depuis sa première édition, nous couvrons chaque année le Paris International Fantastic Film Festival avec passion car il permet de découvrir des nouveaux réalisateurs mais aussi de nombreux films inédits dans un excellent cadre. Cette année de nouveau, c’est le Max Linder qui accueillera dans son enceinte ce festival du 4 au 9 décembre pour sa huitième édition.

    Assassination Nation de Sam Levinson (États-Unis) (2018,110mns)
    Avec Odessa Young, Suki Waterhouse, Hari Nef
    Synopsis : Comme partout ailleurs, Lily, élève de terminale, et son cercle d’amis évoluent constamment dans un univers de textos, selfies, tchats et autres « posts » sur les réseaux sociaux. Quand un hacker se met à publier des détails personnels et compromettants sur les habitants de leur petite ville, celle-ci sombre rapidement dans la folie pure. Lily et ses camarades survivront-elles à cette nuit infernale?
    Notes sur le film : La chasse aux sorcières des années 2000 est ouverte. Une trash comédie hargneuse, mix électrique entre Les Lois de l'attraction et American Nightmare. Un choc !

    In Fabric de Peter Strickland (Royaume-Uni) (2018,119mns)
    Avec Marianne Jean-Baptiste, Julian Barratt, Gwendoline Christie, Hayley Squires…
    Synopsis : La boutique de prêt-à-porter Dentley & Soper's, son petit personnel versé dans les cérémonies occultes, ses commerciaux aux sourires carnassiers. Sa robe rouge, superbe, et aussi maudite qu'une maison bâtie sur un cimetière indien. De corps en corps, le morceau de tissu torture ses différent(e)s propriétaires avec un certain raffinement dans la cruauté.
    Notes sur le film : En bon cinéaste fétichiste fasciné par le giallo, il était tout naturel que Peter Strickland, après les somptueux Berberian Sound Studio et The Duke of Burgundy, s'abandonne à une exploration du frôlement des étoffes sur la peau, à la façon dont la compulsion de consommation dévore ses victimes. Il s'y livre avec son exigence plastique coutumière et, grande première dans son cinéma, avec humour – le génial Julian Barratt trouve ici un rôle à la mesure de son allant sardonique.

    Lords of Chaos de Jonas Akerlund (Grande-Bretagne / Suède, 2018)
    Avec Rory Culkin, Emory Cohen, Jack Kilmer
    Synopsis : Dans le climat beaucoup trop apaisé de la Norvège des années 1990, Euronymous fonde le groupe Mayhem et devient l’épicentre de la nouvelle scène black métal norvégienne. Sa rencontre avec Varg Vikernes, l’homme derrière le projet musical Burzum, va précipiter les membres de son cercle dans une surenchère criminelle.
    Notes sur le film : L'adaptation du livre sulfureux Les Seigneurs du chaos. Du métal, des meurtres, la Scandinavie !

    Ne Coupez Pas ! (One Cut of the Dead) de Shinichirô Ueda (Japon) (2018, 96mns)
    Synopsis : Le tournage d'un DTV horrifique bat son plein dans une usine désaffectée. Techniciens blasés, acteurs pas vraiment concernés, seul le réalisateur semble investi de l'énergie nécessaire pour donner vie à un énième film de zombies à petit budget. Pendant la préparation d'un plan particulièrement ingrat, le tournage est perturbé par l'irruption d'authentiques morts-vivants...
    Notes sur le film : Le nouveau phénomène de la J-horror et peut-être la comédie zombie la plus innovante vue depuis Shaun of the Dead.

    Punk Samurai Slash Down (Panku-zamurai, kirarete sôrô) de Gakuryû Ishii (Japon) (2018, 131mns)
    Synopsis : Le ronin Kake Junoshin assassine malencontreusement un pauvre hère qui avait la malchance de se trouver sur sa route. Pour justifier son geste aux autorités locales, il invoque la menace d'une secte que tout le monde pensait disparue. Son mensonge va prendre des proportions incontrôlables...
    Notes sur le film : Un film de sabre rock'n'roll, épique et sans limite dans sa loufoquerie. Le chambara révolutionné ? Oui !

    Puppet Master: The Littlest Reich de Sonny Laguna & Tommy Wiklund (Royaume-Uni / États-Unis) (2018, 90mns)
    Synopsis : Edgar, auteur de cartoon en panne d'inspiration, se rend avec sa petite amie et son boulet de collègue à une convention commémorant les 30 ans écoulés depuis les meurtres commis par les poupées maléfiques nazies d'André Toulon. La nuit venue, les pièces de collection prennent vie et se livrent à un nouveau carnage méchamment graphique.
    Notes sur le film : Une nouvelle itération de la franchise culte de Charles Band. Méchant, drôle et gore, le parfait éclaboussement du samedi soir !

    Sorry to Bother You de Boots Riley (Etats-Unis) (2018, 111mns)
    Avec Lakeith Stanfield, Tessa Thompson, Steven Yeun, Armie Hammer…
    Synopsis : Dans des Etats-Unis à peine dystopiques, ravagés par la misère économique et l'esclavagisme rampant du prolétariat, Cassius Green décroche un boulot dans le télémarketing. Il suit les conseils de son voisin d'open space et contacte ses clients déguisé derrière sa « white voice ». Dès lors, à lui le succès, la chevauchée d'ascenseur social, le social-traitisme, les contacts privilégiés avec un clone dégénéré de Jeff Bezos.
    Notes sur le film : Pour son premier long-métrage, Boots Riley, frontman du groupe The Coup (à la manœuvre sur l'excellente bande originale), trace sa voie quelque part entre Idiocracy et Spike Lee. Caricature abrasive qui ne s'excuse jamais de ses outrances, au discours social ultra-militant jamais rébarbatif et au traitement pop rigolard mais jamais ricanant, Sorry to Bother You se donne des airs de pamphlet fun, d'oeuvre bouillonnante, aussi cool qu'en colère.

    The Blood of Wolves (Korô no chi) de Kazuya Shiraishi (Japon) (2018, 126mns)
    Synopsis : Pour son baptême du feu dans les forces de l'ordre, Hoika est mis en binôme avec Ogami, vieux briscard au code d'honneur assez vague, suspecté, entre autres délicatesses, d'être en collusion avec un clan yakuza. Les deux nouveaux partenaires entament leur collaboration en enquêtant sur la disparition d'un comptable, en pleine guerre des gangs à Hiroshima.
    Notes sur le film : Un film de yakuza dans la veine des chefs-d'oeuvre de Kinji Fukasaku, avec le génial Kôji Yakusho en tête d'affiche survoltée.

    The Man Who Feels No Pain de Vasan Bala (Inde) (2018,135mns)
    Avec Abhimanyu Dasani, Radhika Madan, Gulshan Devaiah, Mahesh Manjrekar…
    Synopsis : Surya naît avec le genre de particularité génétique dont les rêves cinématographiques sont faits : il ne ressent pas la douleur. Elevé devant les films d'arts martiaux et les polars indiens vintage, il se rêve en redresseur de torts, s'entraîne, essuie son lot de déconvenues. Puis, aidé de son amie d'enfance et d'un karatéka unijambiste, Surya part à l'assaut du gang de son quartier avec en ligne de mire une consigne-clé – rester bien hydraté.
    Notes sur le film : Ne cherchez plus : le chaînon manquant entre Deadpool et Stephen Chow est indien. Bardé de références sans que son identité propre n'en souffre, The Man Who Feels No Pain est une origin story de super héros singulier, humain et attachant. Vasan Bala se laisse aller à la digression tonale et stylistique, avant que l'aspect spectaculaire du dernier acte ne rescinde tous ses enjeux de la plus généreuse façon.

    We de Rene Eller (Hollande / Belgique) (2018,99mns)
    Avec Aimé Claeys, Pauline Casteleyn, Gaia Sofia Cozjin, Vincent de Boer…
    Synopsis : A la faveur du doux désœuvrement estival, les ados d'un village flamand s'abandonnent à tous les excès à leur portée. L'émulation collective les pousse à aller de plus en plus loin, à jouir de l'euphorie du moment sans se soucier des conséquences de leurs actes.
    Notes sur le film : Sous ses faux airs de chroniques trash de l'éternelle jeunesse à la dérive, We révèle de chapitre en chapitre une construction scénaristique implacable. La mise en scène, solaire, calée au plus près de ses personnages, renforce l'immersion dans ce récit à la violence trouble, nourri à la sexualité exacerbée et au gang bang des interdits. Dès son premier long-métrage, Rene Heller s'inscrit dans la lignée des films réalisés par Paul Verhoeven dans les années 1970. Mieux : il signe le film que Gus Van Sant, Larry Clark et Gregg Araki auraient rêvé de faire sur l'adolescence d'aujourd'hui.

    What Keeps You Alive de Colin Minihan (Canada) (2018, 99mns)
    Avec Hannah Emily Anderson, Joey Klein, Brittany Allen
    Synopsis : Pour leur premier anniversaire de mariage, Jackie emmène Jules dans le coin reculé où son père et elle allaient chasser, quand elle était petite. Personne à la ronde, à part la luxueuse demeure de son amie d’enfance de l’autre côté du lac. Toutes les conditions sont réunies pour un week-end idyllique en amoureuses. Pour une plongée dans l’horreur, aussi.
    Notes sur le film : Un redoutable survival féministe, ultra graphique et garanti 100% haute tension.

    (Source : Communiqué de presse)