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Premiere - Judy : Renee Zellweger etait de passage a Paris avant les Oscars

  • Par Mulder, Paris, Gaumont Champs-Elysées, le 4 février 2020

    « Un Cœur ne se juge pas par l’amour qu’il donne mais par l’amour qu’il reçoit des autres »
    Le magicien d’Oz

    Notre média était présent ce soir à l’Avant-Première du film Judy en présence de sa comédienne principale Renée Zellweger, de son producteur David Livingstone et de son compositeur Gabriel Yared.

    Nos photos sont disponibles sur notre page officielle Flickr

    En 1969, Judy Garland se produit sur scène et au cinéma depuis plus de quarante ans, séduisant les spectateurs du monde entier grâce à sa vivacité d’esprit, sa générosité et sa voix magnifique. «Je fais partie des millions de gens qui, au fil des générations, se sont passionnés pour elle», note Renée Zellweger en évoquant le personnage qu’elle incarne dans le film. «Elle est adorée et sans doute considérée comme la plus grande artiste de tous les temps», ajoute-t-elle. Pour autant, en 1969, Judy Garland n’a plus rien à voir avec l’enfant star des années 30 et la grande actrice des années40 et 50. À force de devoir se battre au quotidien, elle est devenue inconstante et, à mesure que les propositions professionnelles se sont faites plus rares, elle s’est endettée et a perdu sa maison.

    Afin de pouvoir subvenir aux besoins de ses jeunes enfants, Judy Garland accepte, pour une somme d’argent conséquente, de se produire à Londres pendant cinq semaines au Talk of the Town, cabaret et restaurant très à la mode de Bernard Delfont. Selon le scénariste Tom Edge, Londres était à bien des égards une dernière chance pour la chanteuse : «Londres était l’un des rares endroits où les gens avaient encore une bonne image de Judy et gardaient d’elle un souvenir assez lumineux», dit-il. «Pour Judy, cette opportunité était une planche de salut et une manière de réduire au silence ses détracteurs et de prouver au monde et à elle-même qu’elle avait encore toutes les qualités pour se produire sur scène ».

    Rosalyn Wilder, engagée par le Talk of the Town pour assister Judy Garland pendant son séjour, se souvient des bouleversements qui s’étaient produits à Londres dans les années 50, imposant la capitale britannique comme une ville culturelle Renée Zellweger a été séduite par le fait que l’intrigue se démarque de la structure traditionnelle du biopic – une succession chronologique des temps forts de la vie d’un personnage – pour s’attacher à un moment particulier de son parcours. «Je me suis dit que c’était l’occasion d’explorer une dimension qu’on n’envisage pas souvent quand on pense à cette personnalité hors du commun», signale-t-elle. «Il s’agissait de ce qu’elle dégageait quand elle était sur scène et de ce que ça lui coûtait. C’était une période de sa vie où elle travaillait parce qu’elle en avait besoin, mais physiquement elle avait besoin de repos. Sa voix – instrument grâce auquel elle peut se regarder dans le miroir et avoir une certaine estime d’elle-même – est aussi ce qu’elle détruit pour pouvoir s’occuper de ses enfants».

    Le film s’attache à comprendre pourquoi les concerts ébranlaient Judy Garland à ce point. «La plupart des gens jouent un rôle quand ils sont devant la caméra ou un public», note Renée Zellweger. «À mon avis, Judy, elle, se dévoilait telle qu’elle était». «Je crois qu’elle se mettait totalement à nu et qu’elle exprimait ses sentiments, son vécu, son point de vue sur les autres et ses rêves», ajoute Jessie Buckley qui campe Rosalyn Wilder. Rufus Sewell, qui incarne Sid Luft, acquiesce : «Elle peut s’attaquer à n’importe quelle chanson et y projeter sa propre expérience, son propre rapport au monde, si bien qu’elle nous offre un aperçu d’une expérience extraordinaire et qu’on a le sentiment que la chanson n’est que le sommet de l’iceberg». Edge souhaitait également évoquer la capacité de l’artiste à surmonter cette période de concerts qui l’épuisaient : «J’ai pris conscience que la Judy Garland que je me représentais était totalement univoque et qu’en réalité c’était une femme d’une grande complexité».

    Pour Rupert Goold, il était tout aussi essentiel de restituer toute la richesse de la personnalité de Judy et la fantaisie qu’elle n’a jamais perdue : «J’avais envie de retrouver son côté sexy et femme fatale, sa vivacité d’esprit, et sa proximité avec les gens», dit-il. majeure. «Jusque-là, les gens avaient très peu de choix à leur disposition en matière alimentaire et vestimentaire, ou encore en matière de spectacles», signale-t-elle. «Et tout à coup, les gens ont eu le choix ! Ils avaient tout à portée de main. Ils avaient de l’argent, ils voulaient s’amuser, ils voulaient sortir, découvrir le monde, et se faire voir». Peter Quilter a évoqué cette période dans la pièce «End of the Rainbow» : lorsque le producteur David Livingstone l’a découverte, il a eu envie d’en savoir davantage sur cette icône planétaire.

    Après avoir acquis les droits de la pièce, Livingstone a confié au scénariste Tom Edge le soin de l’adapter pour le cinéma : «David m’a demandé de voir la pièce car il avait le sentiment qu’il y avait là matière à raconter une formidable histoire sur le passage de Judy Garland à Londres », note-t-il. «Je ne connaissais pas grand-chose sur elle, si ce n’est les clichés habituels. Mais en commençant à visionner ses interviews télévisées de la fin des années 60, je me suis rendu compte que c’était une femme chaleureuse, drôle, vive et qui se connaissait bien ! Elle était consciente de l’image stéréotypée que les gens avaient d’elle et elle souhaitait jouer avec cette image. C’était un formidable défi d’écrire ce personnage et de tenter de me faire ma propre idée de qui était Judy Garland». Edge a donné plus d’ampleur au récit en le ponctuant de flash-backs sur le passé de Judy et en permettant ainsi au spectateur de mieux comprendre la femme qu’ils découvrent à l’écran en 1969. Mais il tenait aussi à ne pas faire d’elle une victime de son passé : c’était une battante qui n’a jamais baissé les bras. C’est cette qualité qui a tant inspiré ses millions de fans et à laquelle le scénariste voulait rendre hommage vers la fin du script.

    Synopsis :
    Hiver 1968. La légendaire Judy Garland débarque à Londres pour se produire à guichets fermés au Talk of the Town. Cela fait trente ans déjà qu’elle est devenue une star planétaire grâce au Magicien d’Oz. Judy a débuté son travail d’artiste à l’âge de deux ans, cela fait maintenant plus de quatre décennies qu’elle chante pour gagner sa vie. Elle est épuisée. Alors qu’elle se prépare pour le spectacle, qu’elle se bat avec son agent, charme les musiciens et évoque ses souvenirs entre amis ; sa vivacité et sa générosité séduisent son entourage. Hantée par une enfance sacrifiée pour Hollywood, elle aspire à rentrer chez elle et à consacrer du temps à ses enfants. Aura-t-elle seulement la force d’aller de l’avant ?

    Judy
    Un film de Rupert Goold
    Sur un scénario de Tom Edge
    Produit par David Livingstone
    Basé sur la comédie musicale End of the Rainbow de Peter Quilter
    Avec Renée Zellweger, Finn Wittrock, Jessie Buckley, Rufus Sewell, Michael Gambon
    Musique de Gabriel Yared
    Directeur de la photographie : Ole Bratt Birkeland
    Montage : Melanie Ann Oliver
    Production : Pathé, BBC Films, Calamity Films, BFI
    Distribution : LD Entertainment (Etats-Unis), Pathé (Angleterre et France)
    Date de sortie : 27 septembre 2019 (Etats-Unis), 2 octobre 2019 (Angleterre), 26 février 2020 (France)
    Durée : 118 minutes

    Photos et video : Boris Colletier / Mulderville
    (Source : dossier de presse)