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Un amour pas comme les autres

  • Un amour pas comme les autres
    Dans une petite ville du Connecticut, les trois filles de la famille Tuttle sont en âge de se marier. Alors que Fran, l'aînée, vient de se fiancer avec Bob Neary, un banquier, et qu'Amy commence à céder aux avances d'Ernie Nichols, le plombier, la plus jeune, Laurie, attend encore l'homme qui la fera rire toute sa vie. Elle pense l'avoir trouvé en la personne d'Alex Burke, un compositeur de Broadway au charme irrésistible, qui s'installe chez les Tuttle pour travailler. C'était sans compter avec le coup de foudre qu'elle aura pour Barney Sloan, l'arrangeur pessimiste et solitaire de Burke, qui est persuadé que le sort s'acharne contre lui.

Critique de tootpadu

  • Aucun genre ne reflète autant l'air du temps que la comédie sentimentale. Certes, ce film très plaisant des années 1950 prend une tournure plus dramatique au troisième acte, mais jusque-là cette histoire dont l'enjeu principal est de savoir qui va se marier avec qui véhicule un témoignage très touchant de son époque. Cela commence avec des allusions romantiques appuyées, faute de pouvoir évoquer l'acte sexuel, et cela s'accentue avec un ton doucement réconfortant. Face à cette mise en avant des valeurs familiales pas très loin de l'univers d'un Frank Capra, le récit reste cependant assez sobre. Il tire sa vigueur plus des conflits amoureux que de la promotion d'une Amérique provinciale idéalisée.
    Le cadre très solide est ainsi au service d'une romance plutôt crédible, qui manie habilement les passages obligés du genre. Entre la fille rayonnante, interprétée par une Doris Day parfaitement pimpante, et le garçon désabusé et sincère, campé par un Frank Sinatra au sommet de son art d'acteur et de chanteur, jaillissent quelques étincelles, qui apportent un grand capital de sympathie au film. L'intrigue a alors beau être loin de la réalité, elle n'en est pas moins édifiante de la façon la plus agréable et aisée possible. La réalisation très sobre de Gordon Douglas, qui navigue l'histoire calmement à travers quelques ellipses temporelles, y est sans doute pour quelque chose.
    Probablement personne ne vivait d'une façon aussi douillette dans la vie réelle des années 1950, mais ce film fort sympathique n'en reste pas moins exemplaire de l'image que Hollywood s'efforçait de donner de la classe moyenne américaine à cette époque-là.

    Vu le 13 juillet 2007, en DVD, en VO

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