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Dans le rouge du couchant

  • Dans le rouge du couchant
    Un jeune homme de père français, Michel, arrive à Paris de son pays natal, l'Argentine, pour y vendre un tableau que son père lui a légué. Le marchand de tableau lui vole son bien par le biais d'un peintre, David, qui fait des copies exactes d'oeuvres précieuses et rares. L'artiste aussi est né à Buenos Aires, où il avait connu, lorsqu'il était encore jeune, Clara, qui s'est également installée à Paris. Psychanalyste, elle est lessivée par le suicide d'une de ses patientes et par les souvenirs d'antan qui sont venus la hanter à travers un vieux film envoyé par une amie mourante, restée en Argentine.

Critique de tootpadu

  • Le souvenir de l'Argentine est le moteur derrière les actions des trois personnages dans les trois histoires de ce petit film beau, fin et un peu confus. Même si l'on ne voit de Buenos Aires que des images prises d'une voiture - budget minimal oblige, probablement - l'ombre de cette ville, jadis le berceau des idées révolutionnaires de Carla et David et à présent la source de la misère de laquelle Michel s'enfuit, plane régulièrement sur le film, soit à travers la musique envahissante, inévitablement inspirée du tango, soit par ces images très belles par elles-mêmes, mais qui créent des parenthèses parfois trop disparates. En effet, si le discours du film sonne un peu daté, comme le chant de cygne d'un '68ard, son aspect visuel, la composition de ses plans, quelques trouvailles intrigantes, à l'image de la surimpression retenue pour l'affiche du film, dédommagent suffisamment pour l'intrigue pas très claire, un peu trop suspendue peut-être.
    La distribution de comédiens connus n'a malheureusement pas conduit à une plus grande exposition du film, projeté sur un seul écran parisien. Il faut admettre à ce sujet que le trio de vedettes (Putzulu, Atkine et Paredes) est certes convaincant, mais qu'il se fait tout de même trop souvent supplanter par des acteurs inconnus, capables de créer de petits moments de grâce face à leur partenaires célèbres (la veille du médecin de nuit, la vieille contesse qui se rend compte qu'elle va mourir).
    Un poème mélancolique sur deux villes, Buenos Aires et Paris.

    Vu le 14 octobre 2004, à l'Espace Saint Michel, Salle 2

  • 2.5