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Assassination Tango

  • Assassination Tango
    John J. mène une double vie, entre sa vie privée avec sa copine, une coiffeuse, et la fille de celle-ci, Jenny, qu'il adore par-dessus tout, et sa profession de tueur à gages. La nouvelle mission de ce sexagénaire au sommet de son métier l'emmène en Argentine. Ses plans y sont contrariés et il doit rester à Buenos Aires pendant quelques semaines jusqu'au jour opportun pour remplir son contrat. En attendant, il découvre la façon argentine de danser le tango, une révélation précieuse pour le danseur amateur qu'il est.

Critique de tootpadu

  • Un réalisateur plutôt moyen, Robert Duvall peut être un acteur exceptionnel s'il veut (ne citons que sa prestation récente dans le magnifique Open Range) et s'il n'apparaît pas que pour la somme d'argent importante que son statut et sa carrière lui permettent d'exiger. Même si ses projets personnels semblent réellement lui tenir à coeur, à travers une certaine transmission de la religion dans Le Prédicateur et son amour de la danse dans celui-ci, le résultat final n'est jamais tout à fait à la hauteur de son engagement émotionnel. Ainsi, ses préoccupations apparaissent clairement, tels la peur de veillir et le souhait de présenter le tango argentin à un public non-initié, mais leur transposition à l'écran manque de force pour se démarquer. De même, la dualité de l'intrigue s'intègre assez mal dans la structure conventionnelle du film et nous soumet alors quelques moments réussis de l'exécution de l'assassinat et une ou deux séquences de danse assez belles, mais sans que les deux ne s'agencent organiquement.
    Enfin, le personnage de Duvall est suffisamment complexe et imprévisible pour nous garder à une distance un peu gênante tout au long du film. Issu de la vieille école, le personnage de John J. a beaucoup de mal à créer un réel intérêt de la part du spectateur, en dépit d'une certaine humanité loin des héros hollywoodiens irréprochables. Le jeu de Duvall n'évite en plus pas certains tics lassants à la longue.

    Vu le 24 septembre 2004, à l'Espace Saint Michel, Salle 2, en VO

  • 2.5