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Genre humain 1ère partie : les Parisiens (Le)

  • Genre humain 1ère partie : les Parisiens (Le)
    Dans ce premier volet d'une trilogie intitulée Le Genre humain, Claude Lelouch filme un échantillon d'hommes et de femmes qui rêvent tous d'être sur le même échelon de ce que l'on pourrait appeler l'échelle amoureuse de Richter. http://www.legenrehumain.com/ (Source Allociné)

Critique de tootpadu

  • Sacré Claude Lelouch ! Il faut quand même reconnaître qu'il a une certaine perception du cinéma et du monde et qu'il persévère sans flancher dans sa voie. Autant de conviction forcerait presque le respect, si derrière cette pose du cinéaste génial et malcompris, on ne se doutait pas d'un narcissisme développé jusqu'à la pathologie. Ainsi, le coup de pub du début de l'exploitation de cette première partie d'une trilogie dont personne ne veut, avec sa séance du vendredi soir offerte, et toutes les complaintes du pauvre réalisateur qui avait vu des acclamations virtuelles et un trou d'un million d'euros réels, toute cette mise en scène égocentrique ne cache guère la piètre qualité de cette nouvelle oeuvre d'une filmographie faite par Lelouch, pour Lelouch et ses quelques fidèles.
    On aurait même été enclin à la clémence, si seulement tout le film n'avait été que cette pièce orchestrale, désespérément bourgeoise, sans sens explicite et datée au-delà de tout espoir. Prendre le passage à l'an 2000 comme fond pour un film qui ne sortira que quatre ans plus tard, c'est effectivement faire preuve d'une ignorance des choses qui gardent leur intérêt. Mais bon, l'enfilement des conversations interminables en voiture se laisse encore à peu près regarder, en faisant figure d'écho à un dispositif que Lelouch maîtrisait nettement mieux auparavant.
    Là où toute l'entreprise bascule dans le n'importe-quoi, c'est dans l'épilogue qui choisit justement l'histoire la plus anodine comme centre du film dans son intégralité. Il y avait sans doute matière à développer davantage certains personnages de la première moitié - ce qui sera peut-être fait dans les deux autres oeuvres dûment appréhendées - , plutôt que de nous baratiner avec cette histoire issue d'un roman-photo, qui ne se garde nullement de descendre jusqu'au niveau de la télé-réalité avec ces aveux on ne peut pas plus faux au Palais des Congrès. Et évidément, la vedette secrète de cette aberration n'est personne d'autre que Lelouch lui-même qui a trouvé ici le moyen idéal de s'encenser à travers cette mise en abîme ridicule.

    Vu le 15 octobre 2004, à l'UGC Triomphe, Salle 3

  • 1.5