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Mensonges et trahisons et plus si affinités...

  • Mensonges et trahisons et plus si affinités...
    Un écrivain traverse une crise existentielle majeure. Il veut quitter sa petite amie du moment, doit rédiger la biogaphie d'un footballeur professionnel dont la femme n'est autre que l'ex-femme de sa vie... (Source Allociné)

Critique de tootpadu

  • A ses débuts, on aimait bien Edouard Baer avec son air irrévérencieux et ses boutades d'un humour pas si con que cela en fin de compte. Cette première impression s'était confirmée à travers La Bostella et son esprit libertin. Hélas, depuis on attend toujours que le talent de ce comique de télé s'épanouisse réellement au grand écran et en vue des résultats convenables en termes de box-office de cette comédie forcée, l'acteur ne doit pas être pressé de changer son fusil d'épaule.
    En effet, si l'on ne doit retenir de cette suite ininterrompue d'épisodes narcissiques qu'une chose, ce serait sont caractère horriblement poussif. Certes, les personnages ne sont pas d'une originalité renversante, à l'exception de Muriel, et encore, mais de les engoncer dès le début dans une forme régie par une voix-off prétentieuse, une sélection musicale bien trop facile et des clins d'oeil lourds, ne leur laisse pas la moindre occasion de se développer. En plus, certains choix de casting sont discutables, notamment Clovis Cornillac qui a beaucoup de mal à convaincre comme vedette de football nationale. Si l'on y rajoute le jeu minimaliste de Baer, le plus souvent caractérisé par sa tronche de paumé, il faut bien se dire qu'il n'y a rien de bien séduisant ni du côté de l'interprétation, ni de celui de la mise en scène.
    Cependant, on n'exige pas un chef-d'oeuvre cinématographique à chaque entrée en salle, si au moins, on se voit convenablement diverti. De ce point de vue-ci, Mensonges ... est également assez désolant avec un humour rarement fin et des coups de théâtre consensuels, sans mordant. Finis les coups bas jouissifs jadis caractéristiques de Baer, qui ont laissé leur place ici à des platitudes et observations sociales peu pertinentes.

    Vu le 17 septembre 2004, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 6

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