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Cabin fever

  • Cabin fever
    Trois jeunes hommes et deux jeunes filles ont loué une cabane dans la forêt pour y fêter la fin de leurs études et profiter des derniers jours de liberté avant d'entrer dans le monde du travail. Mais la fiesta tourne au cauchemar quand un ermite infecté par un mystérieux virus fait son apparition. Les cinq jeunes gens vont devoir faire face à ce terrible virus qui dévore les chairs de ses victimes... http://www.cabinfevermovie.com/ (Source Allociné)

Critique de tootpadu

  • Ne vous laissez pas induire en erreur par le rapprochement de ce petit film d'horreur à l'immense Evil Dead. D'abord, et de toute évidence, la qualité est plutôt absente et, au mieux, une copie pâle de la maîtrise de Sam Raimi. Ensuite, parce que vous attendrez en vain les morts vivants décharger sur la cabane en pleine nuit. Non, il est bien plus question ici de contamination, de gangrène qui s'infiltre dans l'organisme et le fait pourrir doucement et délicieusement. Car, les effets de décomposition sont plutôt réussis, dans la marge d'un artisanat solide.
    Si le film n'active pas tout son potentiel horrifique, angoissant ou, au pire, comique, c'est à notre avis dû à un commentaire social peu clair qui ne s'éclaire que tardivement. En effet, la bande de jeunes est tellement antipathique et moyenne que l'on serait presque soulagé de les voir périr progressivement. Du bellâtre avec sa copine nympho, en passant par le couple en devenir hypocrite, jusqu'au crétin homophobe et généralement idiot, ce groupe n'a aucun attrait pour nous et apparemment pas non plus pour le réalisateur qui se contente de les faire évoluer au stade de stéréotype. En l'absence d'une force maléfique plus séduisante, d'ailleurs jamais expliquée, on suit le périple des jeunes avec peu d'intérêt, d'autant plus que rien ne distingue la mise en scène ou le scénario d'autres produits sans âme.

    Vu le 15 septembre 2004, au Gaumont Disney Village, Salle 6, en VF :(

  • 2

Critique de Mulder

  • Tout d’abord, il serait judicieux que les sorties françaises puissent se faire avant les sorties DVD des films nous intéressant. En effet, si les autorités françaises veulent lutter contre le piratage, il serait judicieux de revoir le système de distribution mondiale des films. Mais revenons à ce petit film d’horreur post- «evildeadien». Le cadre, l’Amérique profonde, une forêt pas accueillante et une petite maison en bois nous montrent bien que nous sommes en territoire connu et hostile. L’ennemi de ce film n’est pas une armée de morts-vivants, ni un Démon et encore moins un monstre terrifiant mais une bactérie qui existe bien. La fasciite nécrosante est une maladie rare, causée par un streptocoque du groupe A qui entraîne une destruction par destructuration des chairs et tissu. Ce film a été réalisé uniquement avec du maquillage et sans aucune image de synthèse. Le groupe K.N.B EFX Group qui avait déjà réalisés les maquillages sur Evil Dead II, Evil Dead III : l'armée des ténèbres, a été réquisitionné.

    Ce petit film d’horreur est bien sympathique par son interprétation, son suspense et le fait qu’il nous rappelle de bon souvenir de notre enfance de fan de films d’horreur. Par son style direct, il renoue avec l'esprit libertaire des films d'horreur des années 1980. Le réalisateur a le mérite de refuser le recours au surnaturel, mais par son second degré destructeur et son'ironie déplaisante, il finit cependant par ôter un certain intérêt à ce recyclage gore. On regrette surtout que le scénario soit si bancal, oscillant entre une certaine finesse et une crétinerie.

    Si ce film fonctionne cela tient à son décor terrifiant, l’ambiguïté malsaine des autochtones (on se croirait en plein «Délivrance»), et un humour gore dans sa première période.

    A voir pour se rendre compte à tel point Evil Dead est parfait.

    Vu en DVD zone 1 récemment

  • 2.5