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San Antonio

  • San Antonio
    Une épidémie d'origine terroriste décime à tour de rôle les plus hauts responsables politiques. San Antonio est l'ultime recours, une section parallèle est aussitôt créée pour lui. Il n'a que quelques heures pour dénouer l'écheveau maléfique qui sévit... (Source Allociné)

Critique de tootpadu

  • La preuve du début de l'été au cinéma est établie lorsque les mauvais films se suivent et se ressemblent à un intervalle désespérant. Après l'énervement de L'Américain, voici donc la nouvelle aberration du cinéma français. En dépit de la galérie de vedettes vieillissantes qui défile, tout ce que l'on peut ressentir face à ce James Bond du pauvre franchouillard, c'est de l'agacement.
    Filmé sans aucun rythme, écrit sans aucune originalité, ni goût - et de l'humour, entièrement absent, n'en parlons même pas - le film se fourvoie constamment dans des directions contradictoires. A un moment un film d'action avec des poursuites sans enjeu palpable, sans montée d'adrénaline aucune, il passe rapidement en une observation très superficielle de la vie dans la police, chez les pauvres fonctionnaires des forces de l'ordre ou à l'Elysée. Mais dans tout ce désordre, on ne trouve pas une seule bonne idée, on ne sourit ne serait-ce qu'une seule fois. Par contre, les blagues en plomb se trainent constamment, initiés par des personnages hautement pénibles. En tête, Michel Galabru en chef de police qui fait honte à toute la carrière du comédien, Gérard Lanvin qui se la joue une fois de plus macho, alors qu'il n'est qu'un pauvre jeune qui a peur de vieillir et de mûrir, et enfin, Gérard Depardieu avec son interprétation sans finesse et sans coeur d'une bête idiote.
    Ajoutez à cela une bonne dose de sexisme, et l'échec au box-office de cette nouvelle daube de ce que le cinéma français a de pire à offrir nous ferait presque chaud au coeur, si l'on n'avait pas perdu autant de temps avec !

    Vu le 28 juillet 2004, au Gaumont Disney Village, Salle 11

  • 1.5

Critique de Mulder

  • Pour commencer, un peu d’information sur ce film. Le scénariste Laurent Touil-Tartour a obtenu les droits des 190 romans de Frédéric Dard peu avant le décès de ce dernier. Le personnage de San Antonio a déjà été adapté à deux reprises au cinéma. Une première fois en 1966 avec Sale temps pour les mouches de Guy Lefranc, avec Gerard Barray dans le rôle-titre et Jean Richard dans celui de l'inspecteur Bérurier. La seconde adaptation remonte à 1981, avec San Antonio ne pense qu'à ça de Joël Seria, dans lequel Philippe Gasté interprète le célèbre commissaire et .Pierre Doris en Bérurier

    Ce film «bœuf» a une intrigue mollassonne et ressemble trop à une parodie ratée et fauchée de 007 pour attirer notre attention. Dans ce package commercial, il est difficile de s'amuser à moins dans cette grosse production franchouillarde. Le scénario est maigre et les scènes d'action rares et nulles, mais l'humour est bien au rendez-vous avec le duo Gérard Lanvin-Gérard Depardieu ainsi que la présence de figures connues.

    Il est difficile pourtant de savoir de quoi Frédéric Dard est responsable, même si l'on peut deviner que la plupart des bonnes répliques sont probablement de son cru. Quoiqu'il en soit ce film n'est sûrement pas un bel hommage à l'écrivain regretté. La réalisation est aseptisée et fouillis. Quant aux dialogues et situations, ils excellent dans la vulgarité macho-beauf à la Jean-Pierre Mocky. Evidemment l'histoire ne suit aucune logique, et il en résulte une suite de sketches pour la plupart affligeants, parmi lesquels on peut tout de même conserver quelques répliques et de rares séquences (notamment la fellation faites par Cyrielle Clair). Pas de quoi sauver le film de la noyade globale, sans doute symbolisée par l'explosion de la maquette de plate-forme vers la fin du film.

    Vu le 21 juillet à la séance de 12h30 salle 10 au Gaumont de Disney Village

  • 0.5