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Godzilla vs Kong

  • Godzilla vs Kong
    À une époque où les monstres parcourent la Terre, et alors que l’humanité lutte pour son avenir, Godzilla et King Kong, les deux forces les plus puissantes de la nature, entrent en collision dans une bataille spectaculaire inédite. Alors que Monarch se lance dans une mission périlleuse en terrain inconnu, et qu’il découvre des indices sur les origines des Titans, un complot humain menace d’éradiquer ces créatures – qu’elles soient bonnes ou mauvaises – de la surface de la planète.

Critique de Mulder

  • Godzilla vs. Kong fait suite à Godzilla : King of the Monsters et à Kong : Skull Island et est le quatrième film du MonsterVerse. Il s’impose aussi comme le 36e film de la franchise Godzilla, et le 12e film de la franchise King Kong mais aussi le quatrième film Godzilla à être entièrement produit par un studio hollywoodien. Disponible depuis ce jour aux USA au cinéma et en streaming pendant un mois sur HBO Max, ce film s’impose comme le segment le plus réussi et impressionnant de cette saga. On retrouve notamment au casting Alexander Skarsgård, Millie Bobby Brown, Rebecca Hall, Brian Tyree Henry et Shun Oguri dans les rôles principaux.

    Les légendes s'entrechoquent dans Godzilla vs Kong, alors que ces adversaires mythiques se rencontrent dans une bataille spectaculaire pour les âges, avec le sort du monde dans la balance. Kong et ses protecteurs entreprennent un voyage périlleux pour retrouver son véritable foyer. Ils sont accompagnés de Jia, une jeune orpheline sourde avec laquelle il a tissé un lien unique et puissant. Mais ils se retrouvent inopinément sur la route d'un Godzilla enragé, qui sème la destruction sur toute la planète. L'affrontement épique entre les deux titans, provoqué par des forces invisibles, n'est que le début du mystère qui se cache au cœur de la Terre.

    Alors que les cinémas sont encore fermés en France et qu’ils retrouvent peu à peu aux Etats-Unis, Godzilla vs Kong s’impose aisément comme le premier véritable blockbuster de l’année après le assez décevant Wonder Woman 84 diffusés sur HBO max le 25 décembre dernier. Alors que Wonder Woman 84 passait plutôt bien sur un poste de télévision, il faut reconnaitre que Godzilla vs Kong est fait pour être découvert en Imax autant les scènes de combats entre Godzilla et Kong sont nombreuses ainsi que d’autres scènes mettant en scène d’autres monstres gigantesques y compris un Mechagodzilla qui s’avérera être le véritable méchant de ce film. Il serait ainsi intéressant de comparer la structure de ce film avec celle de l’affrontement deux deux autres icones du cinéma américain soit Batman et Superman.

    La fusion de deux univers dans Godzilla vs Kong se révèle nettement plus réussi tant le scénario ne repose pas uniquement sur l’affrontement de ces deux colosses mais plutôt sur l’univers souterrrain qui les relie réellement et dans lequel Kong semble être parfaitement à sa place comme le roi incontesté de cet univers. De la même manière, autant Godzilla représente le Japon et les méfaits des essais nucléaires autant Kong semble représenter une Amérique glorieuse qui même menacé et ne pouvant pas affronter un ennemi d’autant plus fort que le combat s’annonce aussi mortel que mémorable. Ce n’est donc pas un pur hasard si l’ombre de Pearl Harbor semble planer constamment sur ce film réussi et imposant.

    Dès le début du film, le scénario place intelligemment le décor ne serait-ce par un générique qui nous rappellera les faits marquants des films précédents du Monsterverse. Nous découvrons également une version de Kong nettement plus grande que celle que nous avions découvert dans Kong : Skull Island. Déplacé dans un simulacre de l'île du Crâne ; Kong semble avoir été placé en captivité pour mieux être contrôlé mais aussi pour essayer de mieux comprendre ses habitudes. Son lien avec une jeune orpheline muette aura un impact important sur l’histoire. De la même manière, on retrouve dans ce film l’héroïne de Godzilla : Roi des monstres (Godzilla: King of the Monsters), Madison Russell (Millie Bobby Brown) relayée ici à un simple rôle secondaire.

    Les scènes spectaculaires se succèdent avec un véritable rythme et en évitant toute surdose comme ce fut le cas dans les films précédents de cette saga. Godzilla vs. Kong s’impose ainsi comme le film le plus abouti et réussi de cette saga cinématographique et surpasse à bien des détails le trop bruyant et brouillon Godzilla : Roi des monstres (Godzilla: King of the Monsters). On appréciera notamment le long affrontement à Hong Kong entre Godzilla et un Kong certes affaibli mais prêt à donner sa vie pour sauver les humains de la puissance incontrôlable de Godzilla. Comme on pouvait s’en douter ces deux icones du cinéma vont allier leur force contre un ennemi encore plus puissant qu’eux et contrôlé télépathiquement à son origine par un des membres importants d’Apex, Ren Serizawa, le fils de feu Ishir? Serizawa.

    La mise en scène d’Adam Wingard se révèle efficace malgré un scénario par moment décousu et des personnages humains ayant soit des dialogues manquant d’originalité soit manquant d’une réelle épaisseur psychologique. On comprend aisément que l’attention des spectateurs sera tournée essentiellement vers Kong et Godzilla et le film donne ainsi au public ce qu’il attend réellement. Le réalisateur de You're Next (2011), The Guest (2014), Blair Witch (2016), Death Note (2017) livre ici tout simplement son meilleur film et surtout son premier blockbuster américain et tout en respectant le cahier des charges que Warner Bros lui a imposé se révèle suffisamment malin pour faire quelques excellents clins d’oeil marquant et réussi aussi bien à Piège de cristal (Die Hard), à L’arme Fatale 2 (Lethal weapon 2) mais aussi The Rock montrant ainsi qu’il est non seulement un excellent réalisateur mais a su imposer sa propre patte à l’univers Monsterverse.

    Certes, on aurait aimé avoir une scène supplémentaire à la fin du film comme ce fut le cas des précédents films de ce Monsterverse mais par ses nombreuses qualités et son excellent rythme, Godzilla vs. Kong tient toutes ses promesses et s’impose tout simplement comme le meilleur blockbuster américain de cette année. Il nous tarde de pouvoir le revoir en IMAX ne serait ce pour revoir Kong notre personnage préféré de ce film dont l’humanité et le côté bestial se ressent à chacune de ses scènes.

    Godzilla vs. Kong
    Un film d’Adam Wingard
    Produit par Mary Parent, Alex Garcia, Eric McLeod, Brian Rogers
    Scénario d’Eric Pearson, Max Borenstein
    Histoire de Terry Rossio, Michael Dougherty, Zach Shields
    Basé sur Godzilla de Toho, King Kong d’Edgar Wallace et Merian C. Cooper
    Avec Alexander Skarsgård, Millie Bobby Brown, Rebecca Hall, Brian Tyree Henry, Shun Oguri, Eiza González, Jessica Henwick, Julian Dennison, Kyle Chandler, Demián Bichir
    Musique de Tom Holkenborg
    Directeur de la photographie : Ben Seresin
    Montage : Josh Schaeffer
    Production : Legendary Pictures
    Distribution : Warner Bros. Pictures (Worldwide), Toho (Japan)
    Date de sortie : 31 mars 2021 (USA)
    Durée : 114 minutes

    Vu le 31 mars 2021 en version originale

  • 5

Critique de Fox

  • Godzilla vs. Kong follows Godzilla: King of the Monsters and Kong: Skull Island and is the fourth film in the MonsterVerse. It also stands as the 36th film in the Godzilla franchise, and the 12th film in the King Kong franchise but also the fourth Godzilla film to be produced entirely by a Hollywood studio. Available since today in the USA in theaters and in streaming for a month on HBO Max, this film stands out as the most successful and impressive segment of this saga. The cast includes Alexander Skarsgård, Millie Bobby Brown, Rebecca Hall, Brian Tyree Henry and Shun Oguri in the lead roles.

    Legends collide in Godzilla vs. Kong, as these mythical adversaries meet in a spectacular battle for the ages, with the fate of the world hanging in the balance. Kong and his protectors embark on a perilous journey to find his true home. They are accompanied by Jia, a young deaf orphan girl with whom he has formed a unique and powerful bond. But they unexpectedly find themselves in the path of an enraged Godzilla, who wreaks havoc on the entire planet. The epic clash between the two titans, brought on by unseen forces, is only the beginning of the mystery that lies at the heart of the Earth.

    While theaters are still closed in France and are slowly recovering in the United States, Godzilla vs. Kong easily stands out as the first real blockbuster of the year after the rather disappointing Wonder Woman 84 aired on HBO max last December 25. While Wonder Woman 84 looked pretty good on a TV set, we have to admit that Godzilla vs Kong is made to be discovered in Imax as the fight scenes between Godzilla and Kong are numerous as well as other scenes featuring other gigantic monsters including a Mechagodzilla who will turn out to be the real villain of this movie. It would be interesting to compare the structure of this film with that of the confrontation between two other icons of American cinema, Batman and Superman.

    The fusion of two universes in Godzilla vs Kong is much more successful as the scenario is not only based on the confrontation of these two behemoths but rather on the underground universe that really connects them and in which Kong seems to be perfectly in his place as the undisputed king of this universe. In the same way, as much as Godzilla represents Japan and the misdeeds of nuclear testing, Kong seems to represent a glorious America that even threatened and unable to face an enemy all the stronger that the fight looks as deadly as memorable. It is therefore not a pure coincidence that the shadow of Pearl Harbor seems to hover constantly over this successful and imposing film.

    From the very beginning of the film, the script cleverly sets the scene, if only through the opening credits that remind us of the highlights of the previous Monsterverse films. We also discover a much bigger version of Kong than the one we discovered in Kong: Skull Island. Moved to a simulacrum of Skull Island; Kong seems to have been placed in captivity to be better controlled but also to try to better understand his habits. His bond with a young mute orphan girl will have an important impact on the story. In the same way, we find in this film the heroine of Godzilla: King of the Monsters, Madison Russell (Millie Bobby Brown) relayed here to a simple secondary role.

    The spectacular scenes follow one another with a real rhythm and avoiding any overdose as it was the case in the previous films of this saga. Godzilla vs. Kong is the most successful film of this cinematographic saga and surpasses in many details the too noisy and messy Godzilla: King of the Monsters. We will appreciate in particular the long confrontation in Hong Kong between Godzilla and a Kong who is certainly weakened but ready to give his life to save the humans from Godzilla's uncontrollable power. As one might expect, these two icons of the cinema will combine their strength against an enemy even more powerful than them and controlled telepathically at its origin by one of the important members of Apex, Ren Serizawa, the son of the late Ishir? Serizawa.

    Adam Wingard's direction proves to be effective despite a sometimes disjointed script and human characters with either dialogues lacking originality or lacking a real psychological thickness. It is easy to understand that the audience's attention will be focused on Kong and Godzilla and the film gives the audience what it really wants. The director of You're Next (2011), The Guest (2014), Blair Witch (2016), Death Note (2017) delivers here simply his best film and especially his first American blockbuster and while respecting the specifications that Warner Bros. imposed on him proves to be smart enough to make some excellent and successful winks to Die Hard, to Lethal weapon 2 but also to The Rock showing that he is not only an excellent director but that he has been able to impose his own style to the Monsterverse universe.

    Of course, we would have liked to have an extra scene at the end of the movie as it was the case of the previous movies of this Monsterverse but by its numerous qualities and its excellent rhythm, Godzilla vs. Kong keeps all its promises and is simply the best American blockbuster of this year. We can't wait to see it again in IMAX, if only to see Kong, our favorite character in this film, whose humanity and beastliness can be felt in every scene.

    Godzilla vs. Kong
    Directed by Adam Wingard
    Produced by Mary Parent, Alex Garcia, Eric McLeod, Brian Rogers
    Screenplay by Eric Pearson, Max Borenstein
    Story by Terry Rossio, Michael Dougherty, Zach Shields
    Based on Godzilla by Toho, King Kong by Edgar Wallace and Merian C. Cooper
    Starring Alexander Skarsgård, Millie Bobby Brown, Rebecca Hall, Brian Tyree Henry, Shun Oguri, Eiza González, Jessica Henwick, Julian Dennison, Kyle Chandler, Demián Bichir
    Music by Tom Holkenborg
    Cinematography : Ben Seresin
    Edited by Josh Schaeffer
    Production company : Legendary Pictures
    Distributed by Warner Bros. Pictures (Worldwide), Toho (Japan)
    Release date: March 26, 2021 (United States)
    Running time : 114 minutes

    Seen on March 31, 2021

  • 5