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Women is losers

  • Women is losers
    Dans le San Francisco des années 1960, Celina Guerrera (Lorenza Izzo), une écolière catholique autrefois prometteuse, entreprend de s'élever au-dessus de l'oppression de la pauvreté et d'investir dans un avenir pour elle et son fils qui crée de nouveaux précédents pour l'époque.

Critique de Mulder

  • “ Women is losers
    Women is losers, oh
    Say honey women is losers
    Well, I know you must try, Lord
    And everywhere
    Men almost seem to end up on top ” – Janis Joplin

    Cette année le festival SXSW aura été la vitrine parfaite du cinéma indépendant américain et surtout nous aura permis de découvrir de nouveaux réalisateurs et réalisatrices comme Lissette Feliciano qui signe avec Women is losers son premier. Inspiré de femmes ayant existé et de la chanson homonyme de Janis Joplin, Women is losers est assurément l’un des films incontournables de ce festival.

    La réalisation originale et forte de Lissette Feliciano laisse ainsi le temps de quelques scènes les personnages s’exprimer directement aux spectateurs et surtout ce film rend hommage au courage de certaines femmes des années 60 et 70 prônant leur indépendance et souhaitant réellement être libre dans une société qui n’avait pas encore reconnu totalement leurs droits face à une société dans laquelle les hommes dirigent et ont les postes les plus importants.

    Dans le San Francisco des années 1960, Celina Guerrera (Lorenza Izzo), brillante et talentueuse élève d'une école catholique, survit à une vie familiale difficile en suivant les règles. Jusqu'à ce qu'une indiscrétion entraîne une série de conséquences dévastatrices. Alors que Celina doit faire face aux obstacles cumulés de sa jeunesse et de sa solitude, elle entreprend de s'élever au-dessus de l'oppression de la pauvreté et d'investir dans un avenir qui crée de nouveaux précédents pour l'époque.

    Débordant d’énergie et d’une créativité permanente le film ressemble à son héroïne incarnée par la superbe Lorenza Izzo (The Green Inferno (2013), Knock Knock (2015), La Prophétie de l'horloge (The House with a Clock in Its Walls) (2018) et Once Upon a Time… in Hollywood (2019)). Alors que le cinéma indépendant à tendance à rester de facture trop classique, la mise en scène dynamique de Lissette Feliciano se révèle gagnante et nous suivons l’évolution de Celina entre des parents qui semblent dépassés par les événements, ses soucis entre un chef un peu trop présent et avec le père de son enfant.

    Nous suivons donc le parcours de Lissette de 1967 à 1973 précisément le jour où la Cour suprême a rendu sa décision dans l'affaire Roe v. Wade (une décision historique de la Cour suprême des États-Unis dans laquelle la Cour a statué que la Constitution des États-Unis protège la liberté d'une femme enceinte de choisir de se faire avorter sans restriction gouvernementale excessive.). Contrairement à la chanson de Janis Joplin, ce film montre qu’une femme déterminée, capable de se relever en permanence des coups portés par la société à son encombre est bien capable de réussir à force de courage, de persuasion.

    Le message fort du film est de dénoncer les nombreuses inégalités dont sont victimes les femmes à cette époque entre des lois qui n’aident guère les femmes à réussir leur carrière, des préjugés de codes sociaux dépassés et des soucis d’intégration ethnique, Women is losers est assurément l’un de ces films forts de cette année 2021.

    Women is losers
    Un film écrit, réalisé et produit par Lissette Feliciano
    Avec Lorenza Izzo, Bryan Craig, Chrissie Fit, Simu Liu, Steven Bauer, Liza Weil, Cranston Johnson, Alejandra Miranda, Shalim Ortiz, Lincoln Bonilla
    Musique de Frederik Wiedmann
    Directeur de la photographie : Farhad Ahmed Dehlvi
    Montage : John-Michael Powell
    Production companies : Bowery Hills Entertainment
    Release date : March 16, 2021 (SXSW)
    Running time : 84 minutes

    Vu le 16 mars 2021 (SXSW 2021 festival)

  • 5

Critique de Fox

  • "Women is losers
    Women is losers, oh
    Say honey women is losers
    Well, I know you must try, Lord
    And everywhere
    Men almost seem to end up on top " - Janis Joplin

    This year the SXSW festival was the perfect showcase for American independent cinema and above all allowed us to discover new directors like Lissette Feliciano who signs with Women is losers her first. Inspired by women who existed and the homonymous song by Janis Joplin, Women is losers is certainly one of the must-see films of this festival.

    The original and strong direction of Lissette Feliciano allows the characters to express themselves directly to the audience and above all this film pays tribute to the courage of some women of the 60's and 70's advocating their independence and really wishing to be free in a society that had not yet fully recognized their rights in front of a society in which men lead and have the most important positions.

    In 1960s San Francisco, Celina Guerrera (Lorenza Izzo), a bright and talented student at a Catholic school, survives a difficult family life by following the rules. Until an indiscretion leads to a series of devastating consequences. As Celina faces the cumulative obstacles of her youth and loneliness, she sets out to rise above the oppression of poverty and invest in a future that sets new precedents for the times.

    Brimming with energy and ongoing creativity the film resembles its heroine played by the superb Lorenza Izzo (The Green Inferno (2013), Knock Knock (2015), The House with a Clock in Its Walls (2018) and Once Upon a Time... in Hollywood (2019)). While independent cinema tends to remain too classic in its approach, Lissette Feliciano's dynamic direction proves to be a winner and we follow Celina's evolution between parents who seem overwhelmed by events, her worries between a boss who is a little too present and with the father of her child.

    We follow Lissette's journey from 1967 to 1973, precisely the day the Supreme Court issued its decision in Roe v. Wade (a landmark U.S. Supreme Court decision in which the Court ruled that the U.S. Constitution protects a pregnant woman's freedom to choose to have an abortion without undue government restriction). Unlike Janis Joplin's song, this film shows that a determined woman who is able to constantly rise above the blows society deals her is indeed capable of succeeding by dint of courage and persuasion.

    The strong message of the film is to denounce the numerous inequalities of which women are victims at this time between laws which hardly help women to succeed in their career, prejudices of outdated social codes and concerns of ethnic integration, Women is losers is certainly one of these strong films of this year 2021.

    Women is losers
    Written, directed and produced by Lissette Feliciano
    Starring Lorenza Izzo, Bryan Craig, Chrissie Fit, Simu Liu, Steven Bauer, Liza Weil, Cranston Johnson, Alejandra Miranda, Shalim Ortiz, Lincoln Bonilla
    Music by Frederik Wiedmann
    Cinematography: Farhad Ahmed Dehlvi
    Edited by John-Michael Powell
    Production companies :
    Distributed by
    Release date :
    Running time : 84 minutes

    Seen on March 16, 2021 (SXSW 2021 festival)

  • 5