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Come play

  • Come play
    Oliver est un jeune garçon solitaire qui se sent différent des autres et cherche du réconfort dans son téléphone portable et sa tablette. Mais une mystérieuse créature va utiliser les technologies contre lui afin de s'introduire dans notre monde. Les parents d'Oliver vont devoir se battre pour sauver leur fils du monstre qui se trouve derrière l'écran.

Critique de Mulder

  • On garde encore en mémoire avec une attention toute particulière de nombreux films horrifiques et de science-fiction qui nous ont donné envie de revivre des moments forts au cinéma ou en vidéo. Que cela soit le chef d’œuvre intemporel de Steven Spielberg E.T l’extraterrestre (E.T. The Extra-Terrestrial) (1982) ou des films mélangeant parfaitement fantastique et horreur comme Poltergeist (1982), Amityville, la maison du diable (The Amityville Horror) (1980). Ces films ont marqué nos mémoires autant pour leur originalité et leur traitement mais aussi par la volonté de mettre en scène des scénarios maitrisés et de mettre au centre du récit une famille américaine face à des événements surnaturels ou fantastiques.

    Dans son court métrage Larry, un gardien d’un parking à ciel ouvert après avoir découvert dans les objets perdus une tablette a commencé à lire un conte graphique sur une créature horrifique se retrouvait face à celle-ci dans le monde réel. Cette créature ne pouvait être vu que par l’intermédiaire d’une réalité augmentée. Les bases de son premier film Come Play était déjà présente et ce court métrage très réussi jouait habilement sur la peur des spectateurs et sur des effets parfaitement maitrisés. Restait à trouver comment bien développé l’idée du monstre Larry dans un film et surtout réussir à diffuser la même peur toute la durée du long métrage.

    La bande annonce du film très teintée années 80 avait retenu toute notre attention et pouvait annoncer un véritable film événement pour tous les passionnés de cinéma horrifique ayant grandi avec les films précités ci-dessus. En mettant en scène dans le rôle principal un jeune enfant autiste ne pouvant s’exprimer que par son téléphone ou sa tablette et en confrontant ses parents à lui face à une force surnaturelle et dangereuse, Come play avait trouvé la bonne approche pour réellement nous immerger dans cette histoire mais surtout pour réellement nous faire peur. Les nombreuses scènes horrifiques vous faisant vraiment sursauter sont nombreuses ici et le scénario ne néglige à aucun moment la psychologie des personnages ni les effets spéciaux nombreux et d’une efficacité redoutable.

    Nous découvrons Oliver un jeune garçon solitaire et atteint d’un autisme non verbal qui se sent différent des autres. Désespéré par l’absence d’un véritable ami, il cherche du réconfort dans son téléphone portable et sa tablette toujours présents et découvre une application mettant en scène une créature du nom de Larry. Lorsque cette créature utilise les dispositifs d'Oliver contre lui pour s'introduire dans notre monde, les parents d'Oliver (Gillian Jacobs et John Gallagher Jr.) doivent se battre non seulement pour sauver leur fils du monstre mais aussi essayer de comprendre l’origine de ce mal. Come play rend ainsi non seulement hommage aux classiques des années 80 mais aussi montre les dangers pouvant émaner des nouvelles technologies comme se couper du monde réel et la solitude qui peut en découler. Larry n’est pas seulement un monstre ordinaire, c’est aussi la somme de toutes les peurs d’êtres seul.

    Le réalisateur et scénariste Jacob Chase témoigne dans son premier film d’un véritable don de conteur pour plonger les spectateurs dans une histoire digne des meilleurs roller coasters s’apparentant à des trains fantômes. De la même manière le réalisateur n’hésite pas à glisser quelques clins d’œil évidents à E.T l’extraterrestre (E.T. The Extra-Terrestrial) (1982) et Poltergeist (1982) que cela soit les personnages Star Wars (un Stormtrooper et Chewbacca) dans la chambre d’Oliver, sa première rencontre avec Larry ou encore cette cuisine hantée dans laquelle les chaises et la table se déplacent toutes seules. De la même manière en évitant de se reposer que sur des effets spéciaux virtuels, Jacob Chase revient à l’utilisation des effets spéciaux utilisés dans les années 80 comme par exemple utiliser une créature créée par les studios The Jim Henson Creature. En retrouvant toute la force de ces films marquants des années 80, Come play s’impose comme l’un des meilleurs films horrifiques de cette année.

    Il serait aussi intéressant de comparer ce film avec le tout aussi excellent Mister Babadook (The Babadook) (2014) de Jennifer Kent tant ses deux films ont de nombreux points communs et de très nombreuses qualités indéniables. En mettant en scène au centre du récit un conte illustré et la volonté d’une mère à protéger son fils contre une force surnaturelle et toute puissance, ces deux films montre que le cinéma horrifique n’est pas un sous-genre comme de nombreuses personnes aimeraient le cantonner. Ces films peuvent permettre à de brillants réalisateurs d’exprimer un savoir-faire indéniable. Même si notre préférence va à Come play qui est digne héritage des productions supervisées par Steven Spielberg, ces deux films s’imposent comme des classiques du genre et méritent d’être vu à plusieurs reprises pour en capter toute leur force.

    De la même manière que cela soit le jeune comédien Azhy Robertson qui interpréte Olivier ou Gillian Jacobs, John Gallagher qui incarnent les parents de celui-ci, ces trois comédiens se révèlent parfaits dans leur rôle et sont dirigés à la perfection par Jacob Chase. En rendant crédibles ses personnages, Come play s’impose comme un des films événements de cette fin d’année.

    En mettant en avant notre trop grande dépendance aux nouvelles technologies qui ont plus tendance à nous enfermer dans un véritable cocon que nous amener à partager ensemble les joies de la ville, Come play montre que le cinéma fantastique horrifique peut s’adresser aussi bien à un jeune public qu’à un public adulte en ne reposant non pas sur des effets horrifiques outranciers mais sur une peur psychologique palpable. On comprend donc aisément que ce film soit sorti pour Halloween tant il s’impose comme un film parfait pour respecter cette fête nationale américaine malgré cette pandémie actuelle qui ne cesse de se prolonger.

    Come play
    Écrit et réalisé par Jacob Chase
    Produit par Andrew Rona, Alex Heineman
    D'après le court-métrage Larry de Jacob Chase
    Avec Gillian Jacobs, John Gallagher, Jr, Azhy Robertson, Winslow Fegley
    Musique de Roque Baños
    Directeur de la photographie : Maxime Alexandre
    Montage : Gregory Plotkin
    Production : Amblin Partners, The Picture Company, Reliance Entertainment
    Distribué par Focus Features (Etats-Unis)
    Date de sortie : 30 octobre 2020 (États-Unis)
    Durée : 96 minutes

    Vu le 5 novembre 2020

  • 5

Critique de Fox

  • We still remember with special attention many horror and science fiction films that made us want to relive strong moments in cinema or video. Whether it be Steven Spielberg's timeless masterpiece E.T. The Extra-Terrestrial (1982) or films that perfectly mix fantasy and horror such as Poltergeist (1982), The Amityville Horror (1980). These films have left their mark on our memories as much for their originality and their treatment as for their willingness to stage masterful scenarios and to put an American family at the center of the narrative when faced with supernatural or fantastic events.

    In his short film Larry, a guard in an open-air parking lot after discovering a tablet in the lost objects and starting to read a graphic tale about a horrific creature found himself face to face with it in the real world. This creature could only be seen through augmented reality. The basics of his first film Come Play were already there and this very successful short film skillfully played on the viewer's fear and perfectly controlled effects. It remained to find out how to properly develop the idea of the Larry monster in a film and above all to succeed in diffusing the same fear throughout the length of the feature film.

    The trailer of the very tinged 80's film had caught our attention and could announce a real event film for all the horror movie lovers who grew up with the above-mentioned films. By starring a young autistic child who can only express himself through his phone or tablet and by confronting his parents to a supernatural and dangerous force, Come play had found the right approach to really immerse us in this story but above all to really frighten us. There are many horrific scenes that really startle you here and the script doesn't neglect at any time the psychology of the characters nor the numerous special effects that are very effective.

    We discover Oliver, a lonely young boy with non-verbal autism who feels different from the others. Desperate for the absence of a true friend, he seeks comfort in his ever-present cell phone and tablet and discovers an application featuring a creature named Larry. When this creature uses Oliver's devices against him to enter our world, Oliver's parents (Gillian Jacobs and John Gallagher Jr.) must fight not only to save their son from the monster but also try to understand the origin of this evil. Come play not only pays homage to the classics of the 80s but also shows the dangers that can emanate from new technologies such as cutting themselves off from the real world and the loneliness that can result. Larry is not only an ordinary monster, he is also the sum of all the fears of being alone.

    Director and screenwriter Jacob Chase's first film is a true storyteller's gift for immersing viewers in a story worthy of the best ghost train-like roller coasters. In the same way, the director does not hesitate to slip in a few obvious winks to E.T. The Extra-Terrestrial (1982) and Poltergeist (1982) whether it be the Star Wars characters (a Stormtrooper and Chewbacca) in Oliver's room, his first meeting with Larry or that haunted kitchen in which the chairs and table move by themselves. In the same way by avoiding relying only on virtual special effects, Jacob Chase returns to the use of special effects used in the 80s, such as using a creature created by The Jim Henson Creature studios. By rediscovering all the strength of these landmark films of the 80s, Come play stands out as one of the best horror films of this year.

    It would also be interesting to compare this movie with the equally excellent Mister Babadook (The Babadook) (2014) by Jennifer Kent, as both films have so many similarities and so many undeniable qualities. By putting an illustrated tale at the center of the story and the will of a mother to protect her son from a supernatural force and omnipotence, these two films show that horrific cinema is not a sub-genre as many people would like to confine it. These films can allow brilliant directors to express an undeniable know-how. Even if our preference goes to Come play which is a worthy inheritor of the productions supervised by Steven Spielberg, these two films are classics of the genre and deserve to be seen several times to capture their full force.

    In the same way that it is the young actor Azhy Robertson who plays Olivier or Gillian Jacobs, John Gallagher who plays his parents, these three actors prove to be perfect in their roles and are directed to perfection by Jacob Chase. By making his characters credible, Come play is one of the films events of this end of year.

    By highlighting our over-dependence on new technologies that tend to lock us in a real cocoon rather than make us share the joys of the city together, Come play shows that horrific fantasy cinema can address both young and adult audiences by not relying on outrageous horrific effects but on a palpable psychological fear. It is therefore easy to understand why this film was released for Halloween, as it is the perfect film to respect this American national holiday despite the current pandemic that continues to spread.

    Come Play
    Written and directed by Jacob Chase
    Produced by Andrew Rona, Alex Heineman
    Based on the short movie Larry by Jacob Chase
    Starring Gillian Jacobs, John Gallagher Jr., Azhy Robertson, Winslow Fegley
    Music by Roque Baños
    Cinematography : Maxime Alexandre
    Edited by Gregory Plotkin
    Production company: Amblin Partners, The Picture Company, Reliance Entertainment
    Distributed by Focus Features
    Release date: October 30, 2020 (United States)
    Running time: 96 minutes

    Viewed on November 5, 2020

  • 5