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Divorce club

  • Divorce club
    Après 5 ans de mariage, Ben est toujours aussi éperdument amoureux. Jusqu’au jour où il découvre en public que sa femme le trompe : humilié et plaqué dans la foulée ! Abattu et lâché par ses proches, Ben peine à remonter la pente jusqu’à ce qu’il croise le chemin de Patrick, un ancien ami lui aussi divorcé qui lui propose d’emménager chez lui. Patrick, au contraire de Ben, entend bien profiter de son célibat retrouvé et de tous les plaisirs auxquels il avait renoncé durant son mariage. Bientôt rejoints par d’autres divorcés, les fêtards quarantenaires ébauchent les premières règles du " Divorce Club "…

Critique de Mulder

  • A celle qui me laissera ma chance.

    Auréolé du Grand Prix du Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez, le troisième film co-écrit et réalisé par Michaël Youn témoigne d’une maturité nouvelle d’un véritable auteur qui n’a de cesse de se réinventer. Alors que dans ses deux premiers films Fatal (2010) et Vive la France (2013), il tenait également le premier rôle, cette fois-ci il préfère se recentrer sur la réalisation et le scénario et s’octroie ici un second rôle certes important mais on sent une réelle volonté de livrer un film plus accompli que Vive la France et dans la mouvance de l’excellent Fatal. Alors que Divorce Club n’aurait pu qu’être un simple film de commande de M6 films (ce n’est pas un hasard fortuit d’y croiser des comédiens des séries de la chaine M6), Michaël Youn nous livre certes une comédie débridée.

    Il n’hésite pas à faire preuve d’une véritable ironie et à fustiger notre société actuelle dans laquelle la réussite sociale est trop souvent rattachée à une place importante dans une société réputée mais aussi à un tableau de chasse plus personnel dans lequel être marié revient à décrocher une récompense toute aussi importante. En puisant dans son expérience personnelle et en proposant une comédie jubilatoire digne des plus grandes anglaises ou américaines, Michaël Youn ne fait pas que de se réinventer comme réalisateur et scénariste, il livre tout simplement son meilleur film à ce jour et rend hommage d’une certaine manière autant à certaines comédies françaises récentes mais aussi par son rythme parfait à tout ce qui faisait le charme des comédies de Blake Edwards et on pense aussi notamment au film culte un poisson nommé Wanda (1989).

    Dans une comédie tout repose sur un rythme parfait, des dialogues efficaces mais aussi sur des personnages parfaitement décrits et loin d’être de simples pantins inanimés. Dès la première scène digne des soaps opéra dans lequel on assiste au mariage de Ben (Arnaud Ducret) à et de Vanessa (Ornella Fleury). Cinq ans plus tard, Ben découvre lors d’une présentation dans le cadre du travail de sa femme que celle-ci le trompe avec son patron et qu’elle demande le divorce. Au bout du rouleau par cette rupture, Ben lors d’une séance de thérapie animée par le docteur Fred Eric (Jarry) retrouve son meilleur ami Patrick (François-Xavier Demaison) et à la demande de ce dernier pour se changer ses idées part habiter chez lui. Lorsque la superbe Marion déboule dans sa vie, les choses vont se compliquer et Ben va lâcher prise.

    Loin d’être une succession de situations comiques, le scénario trouve le rythme parfait pour aborder des thématiques comme la véritable amitié, le fait de reprendre confiance en soi mais aussi de l’importance de trouver celle avec laquelle vous avez envie de créer quelque chose de sérieux. En s’entourant d’un excellent casting, mention spéciale à Arnaud Ducret, Caroline Anglade, François-Xavier Demaison et Audrey Fleurot, Michael Youn montre une nouvelle fois qu’il n’est pas qu’un simple pitre mais aussi un excellent réalisateur qui arrive à sortir du simple cadre d’une comédie aseptisée au possible, pour nous livrer le feel good movie de cet été. On appréciera aussi les nombreuses scènes avec un lémurien très agressif qui ne cesse de martyriser Ben.

    Certes, plusieurs scènes du film semblent se rapprocher de celles des films de Philippe Lacheau et on pensera notamment à Babysitting (2013). La présence de la comédienne Charlotte Gabris n’est pas non plus un hasard fortuit. Pourtant, Michaël Youn donne à son film sa propre tonalité et se révèle être non seulement un parfait directeur de comédiens mais aussi n’oublie pas ses anciens partenaires comme le prouve la présence dans une scène très réussie de Cartman et Vincent Moscato.

    Si vous cherchez une bonne comédie pour vous changer les idées en ces moments difficiles, Divorce club s’impose comme un des films incontournables de cet été. On n’avait pas autant ri devant un film depuis longtemps (exceptions faites du tout aussi excellent Adieu les cons d’Albert Dupontel)

    Divorce club
    Un film de Michaël Youn
    Produit par Ségolène Dupont, Éric Geay, Emilie Chatel
    Sur un scénario de Matt Alexander, Michaël Youn, Claude Zidi Jr, Cyrille Droux, Marie-Pierre Huster
    Avec Arnaud Ducret, François-Xavier Demaison, Michaël Youn, Audrey Fleurot, Caroline Anglade, Youssef Hajdi, Grégoire Bonnet, Jarry, Frédérique Bel , Ornella Fleury, Benjamin Biolay, Claudia Tagbo, Mcfly, Carlito, Patrick Braoudé, Gladys Cohen, Vincent Desagnat, Vincent Moscato et Cartman
    Directeur de la photographie : Stéphane Le Parc
    Montage : Sandro Lavezzi
    Musique : Freaks
    Décors : Samantha Gordowski
    Costumes : Charlotte Betaillole
    Producteur exécutif : David Giordano
    Production : Radar Films, SNC, M6 Films
    Société de distribution : SND (France)
    Genre : comédie
    Durée : 108 minutes
    Date de sortie : 14 juillet 2020 (France)

    Vu le 13 juillet 2020 au Gaumont Disney Village, Salle 2 place A22 , en VF)

  • 5

Critique de Fox

  • To the one who'll give me a chance...

    Winner of the Grand Prix at the Alpe d'Huez International Comedy Film Festival, the third film co-written and directed by Michaël Youn shows the new maturity of a true author who never stops reinventing himself. While in his first two films, Fatal (2010) and Vive la France (2013), he also played the lead role, this time he prefers to focus on directing and writing and gives himself a second, albeit important, role. However, there is a real desire to deliver a more accomplished film than Vive la France and in the same vein as the excellent Fatal. While Divorce Club could only have been a simple film commissioned by M6 films (it's no coincidence to meet actors from the M6 series), Michaël Youn certainly delivers an unbridled comedy.

    He doesn't hesitate to show real irony and castigate our current society in which social success is too often attached to an important place in a reputable society but also to a more personal chase in which being married is tantamount to getting an equally important reward. By drawing on his personal experience and by proposing a jubilant comedy worthy of the greatest English or American directors, Michaël Youn does not only reinvent himself as director and screenwriter, he simply delivers his best film to date and pays tribute in a certain way as much to certain recent French comedies but also by its perfect rhythm to all that made the charm of Blake Edwards' comedies and we also think in particular of the cult film a fish named Wanda (1989).

    In a comedy everything is based on a perfect rhythm, effective dialogues but also on characters perfectly described and far from being simple inanimate puppets. From the first scene worthy of the soaps opera in which we see the marriage of Ben (Arnaud Ducret) to and Vanessa (Ornella Fleury). Five years later, Ben discovers during a presentation at his wife's work that she is cheating on him with her boss and that she is asking for a divorce. At the end of his rope by this rupture, Ben during a therapy session animated by Doctor Fred Eric (Jarry) finds his best friend Patrick (François-Xavier Demaison) and at the request of this last one to change his ideas leaves to live at his place... When the beautiful Marion comes into his life, things will get complicated and Ben will let go.

    Far from being a succession of comic situations, the script finds the perfect rhythm to tackle themes such as true friendship, regaining self-confidence but also the importance of finding the one you want to create something serious with. By surrounding himself with an excellent cast, with special mention to Arnaud Ducret, Caroline Anglade, François-Xavier Demaison and Adurey Fleurot, Michael Youn shows once again that he's not just a simple clown but also an excellent director who manages to go beyond the simple framework of a comedy sanitized as much as possible, to deliver this summer's feel-good movie. We will also appreciate the numerous scenes with a very aggressive lemur that never stops tormenting Ben.

    Of course, several scenes in the film seem to be similar to those in Philippe Lacheau's films, and we'll be thinking in particular of Babysitting (2013). Nor is the presence of actress Charlotte Gabris a fortuitous coincidence. However, Michael Youn gives his film its own tone and turns out to be not only a perfect director of actors but also doesn't forget his former partners, as proven by the presence in a very successful scene of Cartman and Vincent Moscato.

    If you are looking for a good comedy to take your mind off these difficult times, Divorce club is one of the must-see films of this summer. We hadn't laughed so much in front of a movie in a long time (exceptions make it just as excellent Farewell to the jerks of Albert Dupontel).

    Divorce club
    Directed by Michaël Youn
    Produced by Ségolène Dupont, Éric Geay, Emilie Chatel
    Written by Matt Alexander, Michaël Youn, Claude Zidi Jr, Cyrille Droux, Marie-Pierre Huster
    Starring Arnaud Ducret, François-Xavier Demaison, Michaël Youn, Audrey Fleurot, Caroline Anglade, Youssef Hajdi, Grégoire Bonnet, Jarry, Frédérique Bel , Ornella Fleury, Benjamin Biolay, Claudia Tagbo, Mcfly, Carlito, Patrick Braoudé, Gladys Cohen, Vincent Desagnat, Vincent Moscato et Cartman
    Cinematography : Stéphane Le Parc
    Edited by Sandro Lavezzi
    Music : Freaks
    Executive producer : David Giordano
    Production : Radar Films, SNC, M6 Films
    Distribution : SND (France)
    Running times : 108 minutes
    Release date : July 14 2020 (France)

    Seen on July 13, 2020 at Gaumont Disney Village (Disnetyland Paris), Room 2 seat A22

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