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Midsommar

  • Midsommar
    Dani et Christian sont sur le point de se séparer quand la famille de Dani est touchée par une tragédie. Attristé par le deuil de la jeune femme, Christian ne peut se résoudre à la laisser seule et l’emmène avec lui et ses amis à un festival estival qui n’a lieu qu'une fois tous les 90 ans et se déroule dans un village suédois isolé.  Mais ce qui commence comme des vacances insouciantes dans un pays où le soleil ne se couche pas va vite prendre une tournure beaucoup plus sinistre et inquiétante.

Critique de Mulder

  • Midsommar s’impose aisément comme une véritable plongée en enfer et surtout comme une expérience cinématographique intense dans laquelle les spectateurs se laissent envoutés avec un véritable plaisir. Après plusieurs courts métrages remarqués, un premier film (d’horreur également) sorti l’année dernière Hérédité (2018), le réalisateur et scénariste Ari Aster se révèle être non seulement surdoué pour créer des climats oppressants et mettant en avant les instincts les plus bestiaux de l’être humain. Certes son nouveau film rappelle beaucoup The Wicker man de Robin Hardy (1973) (un remake de ce film a vu le jour en 2007 avec Nicolas Cage dans le rôle principal).

    L’histoire aussi simpliste qu’efficace nous présente un couple en crise Dani et Christian et les amis de ce dernier. Ceux-ci décident de partir en Suède en vacances pour assister à un étrange festival dans un petit village vivant en autarcie. Malheureusement cette collectivité s’apparente à une secte dans laquelle certaines pratiques vont faire peser sur Dani et Christian et leurs amis une véritable menace. Le savoir-faire indéniable du réalisateur avait été décelé dans son précédent film pour faire naitre une véritable sensation de malaise palpable à l’écran.

    Dans ce second film, il explose tout simplement les codes du thriller horrifique et réussit à mixer l’essence même du film horrifique des années 70 avec une vision moderne de notre société. Les différents rituels présents dans le film décrivent une société aux règles proches de la folie dans laquelle les sacrifices humains ont encore lieu. Certes Midsommar aurait gagné à aller directement à l’essentiel et durer trente minutes de moins tant certaines scènes semblent s’allonger inutilement. Reste que le réalisateur et scénariste Ari Aster réussit à donner vie à un thriller d’épouvante ambitieux à la photographie soignée et porté par un excellent casting composé notamment de Florence Pugh, Jack Reynor, William Jackson Harper, Vilhelm Blomgren et Will Poulter.

    Certains plans du film hanteront longtemps la mémoire des spectateurs. Le climax créé ici rappellerai ainsi certains films des années 70 et on pensera notamment à Shining (1980) de Stanley Kubrick mais aussi Rosemary’ baby (1968) et Le locataire (1976)..Certes Midsommar n’est pas parfait mais s’impose comme l’un des meilleurs films d’horreur de cette année et surtout comme la confirmation qu’ Ari Aster est un réalisateur à suivre de près.

    Midsommar
    Un film écrit et réalisé par Ari Aster
    Produit par Las Knudsen et Patrik Andersson
    Avec Florence Pugh, Jack Reynor, William Jackson Harper, Vilhelm Blomgren, Will Poulter
    Musique de Bobby Krlic
    Directeur de la photographie : Pawel Pogorzelski
    Montage : Lucian Johnston
    Production : Square Peg, B-Reel Films
    Distribution : A24 (Etats-Unis), Nordisk Film (Suède), Metropoitan FilmExport (France)
    Date de sortie : 3 Juillet 2019 (Etats-Unis), 10 Juillet 2019 (Suède), 31 juillet 2019 (France)
    Durée : 140mns

    Vu le 31 juillet 2019 au Gaumont Disney Village, Salle 16 place A18, en VF

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