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Annabelle - La maison du diable

  • Annabelle - La maison du diable
    Déterminés à mettre Annabelle hors d'état de nuire, les démonologues Ed et Lorraine Warren enferment la poupée démoniaque dans leur "pièce des souvenirs", en prenant soin de la placer derrière une vitre sacrée et de solliciter la bénédiction d'un prêtre. Mais Annabelle réveille les esprits maléfiques qui l'entourent et qui s'intéressent désormais à de nouvelles victimes potentielles : Judy, la fille des Warren âgée de 10 ans, et ses amis. Une nouvelle nuit d'horreur se prépare…

Critique de Mulder

  • Il aura fallu attendre le troisième volet pour que le scénariste des deux premiers volets Gary Dauberman puisse enfin accéder au poste de réalisateur et surtout fasse de ce film l’un des plus réussis des triller horrifiques découverts récemment. Ainsi après Annabelle (2014), réalisé par John R. Leonetti et Annabelle 2 : La Création du mal (2017) de David F. Sandberg (découvert lors de notre couverture du SDCC 2017), Annabelle – la maison du diable nous propose un véritable roller-coaster horrifique avec de nombreux jump-scares parfaitement amenés. En revenant à l’essence même du film horrifique et en plaçant l’essentiel de l’action dans la maison de Ed et Lorraine Warren, le réalisateur et scénariste Gary Dauberman montre ce que devrait être réellement un film de genre, un climat angoissant, des effets spéciaux réussis et surtout une interprétation au diapason.

    Après un préambule faisant suite au premier volet (l’action du second film se déroulait avant), nous découvrons Ed et Lorraine Warren ramenant chez eux la poupée diabolique et ils l ’enferment dans une vitrine afin que le portail entre les âmes diaboliques et le monde des vivants soit définitivement fermé. Malheureusement, la jeune Dianela amie de la baby-sitter de Judy Warren va malencontreusement ouvrir cette vitrine et laisser le champ libre aux forces démoniaques de se manifester. En effet alors que Ed et Lorraine Warren sont partis travailler loin de leur maison et laisser la garde de leur fille à la jeune Mary Ellen.

    En découvrant ce troisième volet on pensera à plusieurs reprises à Poltergeist (1982) de Tobe Hooper notamment par sa plongée crescendo dans l’horreur pure alors que les forces diaboliques gagnent en présence aussi bien dans la maison des Warren mais aussi autour de celle-ci. En jouant constamment avec les nerfs des spectateurs, Annabelle – la maison du diable s’avère être en soi une réussite exemplaire d’un genre dans lequel de nombreux réalisateurs préfèrent miser sur des débordements de sang et s’approcher du gore au lieu de miser sur la création d’une véritable ambiance et de nombreux moments capables de faire tressaillir tous les spectateurs. Ce film parfait pour célébrer Halloween en octobre prochain montre une nouvelle fois que l’univers cinématographique Conjuring a encore de beaux jours devant lui et n’a pas encore montré de réelles limites.

    Le film aborde aussi avec une intelligence rare des questions métaphysiques comme la vie après la mort, la question des fantômes et des âmes tourmentées et sort ainsi du simple film horrifique propice à être découvert et oublié aussitôt. Il distille tout au long du récit une approche originale du film d’horreur et montre une nouvelle fois que les clés de réussite d’un tel film reposent non seulement sur un excellent scénario mais aussi une réalisation irréprochable, des effets spéciaux de qualité servant le récit et surtout un casting original et de qualité.

    Vera Farmiga (Lorraine Warren) et Patrick Wilson (Ed Warren) sont relayés à de seconds rôles certes importants laissant les rôles principaux à trois jeunes comédiennes McKenna Grace (Judy Warren), Madison Iseman (Mary Ellen, la baby-sitter) et Katia Sarife (Daniela). Madison Iseman avait déjà marqué notre mémoire par sa réelle présence à l’écran et surtout pour avoir jouer dans Chair de poule 2 : Les Fantômes d'Halloween (2018) et Jumanji : Bienvenue dans la jungle (2017). Elle se révèle ici le choix parfait pour incarner la baby-sitter sérieuse et censée prête à tout pour défendre la jeune Judy Warren. Quant à McKenna Grace elle témoigne une fois de plus qu’elle est juste la meilleure jeune comédienne actuelle à Hollywood autant capable d’être convaincante dans des drames Mr Church (2016), Mary (2017) et Moi Tonya (2017), des film de science-fiction Independence Day: Resurgence (2016), Ready Player one (2018), Captain Marvel (2019) que des films d’horreur Frankenstein (2015), Amityville: The Awakening (2017). On retrouve aussi comme l’un des producteurs James Wan.

    Annabelle – la maison du diable mérite amplement d’être découvert dans une excellente salle de cinéma et si possible en version originale afin de profiter au mieux de ce qui est assurément avec Child’s play la poupée du mal, l’un des deux films horrifiques incontournables de cet été.

    Annabelle – la maison du diable (Annabelle Comes Home)
    Un film écrit et réalisé par Gary Dauberman
    Produit par James Wan, Peter Safran
    Sur une histoire de Gary Dauberman, James Wan
    Avec Mckenna Grace, Madison Iseman, Katie Sarife, Patrick Wilson, Vera Farmiga
    Musique de Joseph Bishara
    Directeur de la photographie : Michael Burgess
    Montage : Kirk Morri
    Production : New Line Cinema, Atomic Monster Productions, The Safran Company
    Distribution : Warner Bros. Pictures
    Dte de sortie : 26 juin 2019 (Etats-Unis), 10 juillet 2019 (France)

    Vu le 28 juin 2019 au Max Linder Panorama en VO

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