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BrightBurn

  • BrightBurn
    Tori Breyer a perdu tout espoir de devenir mère un jour, quand arrive dans sa vie un mystérieux bébé. Le petit Brandon est tout ce dont elle et son mari, Kyle, ont toujours rêvé : c’est un petit garçon éveillé, doué et curieux de tout. Mais à l’approche de la puberté, quelque chose d’aussi puissant que sinistre se manifeste chez lui. Tori nourrit bientôt d’atroces doutes sur son fils. Désormais, Brandon n’agit plus que pour satisfaire ses terribles besoins, et même ses proches sont en grave danger alors que l’enfant miraculeux se transforme en un redoutable prédateur qui se déchaîne sur leur petite ville sans histoire...

Critique de Mulder

  • Notamment produit par James Gunn on attendait beaucoup de Brightburn, l’enfant du mal malheureusement il faut reconnaitre une réelle déception malgré l’excellente idée de départ. En effet, en s’imprégnant de l’univers des comics, on pensera notamment à la genèse de Kal El (Superman) arrivant sur terre, le film bifurque totalement ensuite vers une orientation horrifique rappelant beaucoup le film d’horreur La Malédiction (1976) de Richard Donner. Malheureusement le scénario co-écrit par Brian Gunn et Mark Gunn manque cruellement de rebondissements et se contente d’aligner les morceaux horrifiques avec un rythme tellement lent que le film devient vite ennuyeux et trop prévisible.

    Dans un petit village des Etats-Unis, Tori et Kyle Breyer gèrent une ferme et malgré tous leurs efforts n’arrivent pas à donner naissance à un enfant. Lorsqu’un vaisseau spatial contenant un bébé s’écrase sur terre, ils décident de l’adopter et vont se rendre compte peu à peu que cet enfant n’est pas comme les autres et malgré son apparence calme et inoffensif se révèle être un véritable monstre dénué totalement d’empathie et ne souhaitant qu’imposer sa volonté sur la terre entière. Véritable némésis de Superman, Brandon Breyer se révèle être un véritable psychopathe prêt à tout pour quiconque se mettra sur son chemin.

    Brightburn aurait pu s’imposer comme une nouvelle manière d’approcher les comics au cinéma en mélangeant comme l’avait fait récemment et avec une meilleure approche Hellboy le film d’horreur et la thématique des super-héros. Par sa faible durée (quatre vingt dix minutes) et son rythme trop lent, ce qui aurait pu être un excellent court métrage semble s’étirer au maximum pour donner vie à un film artificiel. Il en résulte souvent l’impression que rien ne se passe et que l’absence de protagonistes et de décors naturels souvent vides témoignent d’un budget insuffisant pour donner vie au film souhaiter.

    De la même manière il se passe nettement plus d’action dans les images du générique de fin que pendant toute la durée de ce film. On peut comprendre la volonté du réalisateur David Yarovesky après avoir réalisé The Hive (2014) de proposer un film d’horreur parsemé de scènes sanglantes mais moins celle des scénaristes semblant avancer à l’aveuglette sans avoir précisément quelle orientation donner à ce film. On reste sur notre faim et dubitatif sur la réelle efficacité d’un tel film.

    Brightburn
    Un film de David Yarovesky
    Produit par James Gunn, Kenneth Huang
    Sur un scenario de Brian Gunn, Mark Gunn
    Avec Elizabeth Banks, David Denman, Jackson A. Dunn, Matt Jones, Meredith Hagner Gregory Alan Williams, Jennifer Holland, Steve Ageek Becky Wahlstrom, Christian Finlayson
    Musique de Timothy Williams
    Directeur de la photographie : Michael Dallatorre
    Montage : Andrew S. Eisen
    Production : Screen Gems, Stage 6 Films, Troll Court Entertainment, The H Collective
    Distribué par Sony Pictures Releasing
    Date de sortie : 24 mai 2019 (Etats-Unis), 26 juin 2019 (France)
    Durée : 90 minutes

    Vu le 26 juin 2019 au Gaumont Disney Village, Salle 2 place A20, en VF

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