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Red, white and blues

  • Red, white and blues
    Au cours des années soixante, le Royaume-Uni a connu une profonde révolution sociale. Londres, Liverpool, Birmingham, Manchester et Newcastle possédaient toutes leur propre scène musicale. Des musiciens de Belfast et Glasgow venaient à Londres pour prendre part à cette révolution musicale des clubs. A cette époque, le jazz traditionnel d'après-guerre et les mouvements de renouveau du folk ont constitué le terrain fertile qui a permis l'émergence d'un nouveau genre de musique blues, entièrement influencé par l'authentique black blues des Etats-Unis. Cette musique était nouvelle en ce que certains musiciens majeurs ont remodelé le blues américain d'une manière complètement personnelle pour l'adapter à l'éveil de la conscience du Royaume-Uni lors des sixties. Red, white and blues examine les circonstances de cette période de mutation. (Source Allociné)

Critique de Mulder

  • Ce documentaire a de quoi séduire pour n'importe quel mélomane de blues, Le passé de musicien du réalisateur donne à ce film une réelle force, que l'on perçoit dans la manière qu’il a de filmer dans les sessions d'enregistrement. Red, White and Blues suit les détours étranges de cet ennoblissement musical, qui vit les groupes de "petits Blancs" baptisés Cream ou Traffic, puiser leur inspiration chez Muddy Waters, puis, après avoir conquis l'Amérique, offrir aux guitaristes noirs du Tennessee ou de Louisiane un accès à un plus large public. Mike Figgis alterne entretiens et séances d'enregistrement avec Tom Jones et Van Morrisson, dans les studios d'Abbey Road. Red. White and Blues reste un film sans relief malgré qu’il a beau traiter d'une musique puissamment instinctive. Les auditions et souvenirs se font parfois très techniques. La ponctuation musicale du sujet s'ajuste de façon pertinente au propos et met en évidence la spécificité anglaise dans le domaine du blues.

    Difficile de comprendre pourquoi certains critiques font la fine bouche devant ce film. Il donne pourtant une nouvelle dimension au voyage auquel Martin Scorsese nous a convié précédemment. L'appropriation du blues par les musiciens anglais est montrée avec beaucoup de bonheur. Et comment rester insensible aux remerciements émouvants de BB King, adressés aux Clapton, Mayall et consorts. Ils résument l'influence qu'ils ont eu outre atlantique pour faire reconnaître la musique du maître sur ses propres terres.

    En conclusion, un documentaire à voir à la télévision mais en aucun cas au cinéma

    Vu en dvd récemment

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