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X-men : Dark Phoenix

  • X-men : Dark Phoenix
    Dans cet ultime volet, les X-MEN affrontent leur ennemi le plus puissant, Jean Grey, l’une des leurs. Au cours d'une mission de sauvetage dans l'espace, Jean Grey frôle la mort, frappée par une mystérieuse force cosmique. De retour sur Terre, cette force la rend non seulement infiniment plus puissante, mais aussi beaucoup plus instable. En lutte contre elle-même, Jean Grey déchaîne ses pouvoirs, incapable de les comprendre ou de les maîtriser. Devenue incontrôlable et dangereuse pour ses proches, elle défait peu à peu les liens qui unissent les X-Men.

Critique de Mulder

  • Douzième film de la franchise X-men après X-Men 1&2 de Bryan Singer (2000, 2003), X-Men : L'Affrontement final de Brett Ratner (2006), X-Men Origins: Wolverine de Gavin Hood (2009), X-Men : Le Commencement de Matthew Vaughn (2011), Wolverine : Le Combat de l'immortel de James Mangold (2013), X-Men : Days of Future Past de Bryan Singer (2014), Deadpool de Tim Miller (2016), X-Men : Apocalypse de Bryan Singer (2016), Logan de James Mangold (2017), Deadpool 2 de David Leitch (2018), X-men Dark Phoenix est écrit et réalisé par Simon Kinberg (scénariste de quatre des films de cette saga).

    Le film devait s’imposer comme l’un des plus émouvants et une manière de clôturer en toute beauté une saga cinématographique de qualité hétérogène, la qualité des films n’étant pas toute identique non seulement en fonction du réalisateur mais aussi du scénario (le pire film étant pour beaucoup et de manière justifiée X-Men : Le Commencement déjà sur un scénario écrit par Simon Kinberg. Pourtant le résultat est plutôt correct sans être réellement transcendant (passer après Avengers Endgame est certes assez difficile).

    L’arc X-men Dark Phoenix co-écrit par Chris Claremont et John Byrne (également dessinateur) et composé des comics The Uncanny X-men de 129 à 138 reste encore à ce jour l’un des préférés des passionnés de l’univers X-men (comme c’est également mon cas) et avait suffisamment d’atouts pour donner vie à un film à grand spectacle mais également d’une émotion rare. Malheureusement comme ce fut déjà le cas dans certains des précédents films de cette saga cinématographique le scénario préfère uniquement reprendre le titre et s’inspirer de très loin du matériel original. On comprend aisément la volonté du réalisateur et scénariste de nous proposer un film dans l’ère du temps et faisant suite de manière convaincante à X-men Apocalypse (2016), on comprendra cependant moins l’absence du club des damnés et le fait de reprendre une approche ressemblant également à celle également reposant sur un scénario de ce réalisateur à X-Men : L'Affrontement final.

    Pourtant passé la déception du scénario, il s’agit pourtant d’un bon cru X-Men. Certes il manque la réelle dimension dramatique présente dans l’arc des comics dont le film s’inspire. Pourtant celui-ci en tant que tel ne démérite pas avec un scénario propice à de nombreux rebondissements, sa musique signée par Hans Zimmer et son casting. On apprécie l’interprétation convaincante de Sophie Turner dans le rôle clé de Jean Grey et la présence de nouveaux personnages dont la présence aussi furtive fut elle est un apport non négligeable. On pensera notamment au personnage Dazzler même si ce n’est que pour une très courte séance.

    James McAvoy (Professor Charles Xavier), Michael Fassbender (Erik Lehnsherr / Magneto), Jennifer Lawrence (Raven / Mystique), Nicholas Hoult (Hank McCoy / Beast), Tye Sheridan (Scott Summers / Cyclops), Alexandra Shipp (Ororo Munroe / Storm), Evan Peters (Quicksilver) et Kodi Smit-McPhee (Kurt Wagner / Nightcrawler) sont ainsi de retour dans leur rôle à notre plus grand plaisir. Ce film accueille également dans le rôle de la grande méchante du film la comédienne Jessica Chastain (Lilandra).

    X-men : Dark Phoenix marque les débuts prometteurs de Simon Kinberg comme réalisateur après avoir été très actif en qualité de scénariste et de producteur. Son film présente son lot de scènes d’action prenantes et une fin assez réussie malgré quelques phases manquant de rythme et surtout une absence réelle de surprises et de risques importants. Le réalisateur remplit aisément son contrat de nous divertir mais aurait gagné à nous proposer une ou deux scènes réellement impressionnantes et non un simple blockbuster remplissant son cahier des charges de manière trop mécanique..

    De la même manière, la continuité entre les deux sagas x-men est un peu malmenée sachant que les personnages de Mystique et de Jean Grey dont les événements se déroulent logiquement après ce film y sont bien vivantes. Reste une approche plus adulte de l’univers Marvel et des questionnements intéressants sur la place de ceux qui sont différents dans notre société, la famille et le respect de certains codes. On conseillera aux spectateurs de bien regarder vers la fin du film ce qui passe dans le ciel lors d’une scène (les lecteurs des X-men comprendront ce clin d’œil très bien placé).

    On se doute que l’univers X-men n’a pas fini de parler de lui et qu’un reboot avec une nouvelle approche est plus que certain. Sachant que les Studios Marvel ont maintenant récupéré la totalité des personnages Marvel (hors univers relatif à Spider-man partagé avec les studios Sony Pictures).

    X-men : Dark Phoenix
    Un film écrit et réalisé par Simon Kinberg
    Produit par Simon Kinberg, Hutch Parker, Lauren Shuler Donner, Todd Hallowell
    Basé sur The Dark Phoenix Saga de Chris Claremont, John Byrne
    Avec James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Nicholas Hoult, Sophie Turner, Tye Sheridan, Alexandra Shipp, Kodi Smit-McPhee, Evan Peters, Jessica Chastain
    Musique de Hans Zimmer
    Directeur de la photographie Mauro Fiore
    Montage : Lee Smith
    Production : Marvel Entertainment, TSG Entertainment, The Donners' Company, Kinberg Genre
    Distribué par 20th Century Fox France
    Date de sortie : 5 juin 2019 (France), 7 juin 2019 (Etats-Unis)

    Vu le 28 mai 2019 au Pathé Beaugrenelle, salle Dolby Cinéma en VO

  • 2.5