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Aladdin

  • Aladdin
    Quand un charmant garçon des rues du nom d’Aladdin cherche à conquérir le cœur de la belle, énigmatique et fougueuse princesse Jasmine, il fait appel au tout puissant Génie, le seul qui puisse lui permettre de réaliser trois vœux, dont celui de devenir le prince Ali pour mieux accéder au palais…

Critique de Mulder

  • A mon père,

    Avant de découvrir le nouveau film Guy Ritchie (Snatch (2000), Sherlock Holmes (2009), Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E (2015)) on avait ressenti une certaine crainte à ce que le chef d’œuvre immuable de John Musker, Ron Clements ne puisse pas comme ce fut le cas pour Alice au pays des merveilles (2010)) Maléfique (2014), Le livre de la jungle (2016), La belle et la belle (2017), Dumbo (2019) réussir à trouver la bonne approche pour donner vie à un film d’aventures pimenté de certains éléments fantastiques liés à la présence d’un Génie et des trois vœux possibles. Dans ce sens, la première bande annonce ne nous avait pas complètement conquis notamment la transposition du génie de la version animée à celle réelle incarnée par le comédien Will Smith. De la même manière passée par le Génie que fut Robin Williams semblait être une mission impossible. Pourtant, le film que nous avons pu découvrir en version originale et en version française est une réelle et bonne surprise.

    Alors que le cinéma hollywoodien actuel aurait tendance à prôner constamment la surenchère et le plus souvent pour masquer la faiblesse d’un scénario manquant cruellement d’inspiration, les Studios Walt Disney Studios
    Motion Pictures ont plutôt tendance à revisiter leurs chefs d’œuvres intemporelles animés pour en proposer une relecture intéressante. Que cela soit une version live reproduisant à la perfection le film d’animation dont il s’inspire (La belle et la bête, Le livre de la jungle) ou plutôt de le prolonger astucieusement, chacun des films est fait avec non seulement un soin constant de qualité mais surtout une réelle volonté à ce que les spectateurs qui ont grandi avec ces films d’animation retrouvent ces versions live avec le même plaisir.

    L’histoire d’Aladdin est certes connue et l’effet de surprise est donc moindre pourtant le scénario de John August et de Guy Richie se révèle astucieux par sa volonté de se démarquer du film d’animation tout en lui restant fidèle. Il serait ainsi intéressant de revoir à ce titre le film d’animation Aladdin pour mieux comprendre les clins d’œil omniprésent et surtout l’apport de cette version par son modernisme et sa volonté de nous livrer du grand spectacle à la lisière de l’aventure, du film musical (indien) mais aussi du cinéma fantastique.

    Une nouvelle fois le film dénonce avec intelligence l’abus de certains royaumes dans lesquels l’extrême pauvreté côtoie la classe aisée qui n’a que faire du sort de son peuple. Le monarque en question semble en effet sous le pouvoir hypnotique du retord Jafar qui n’a qu’une volonté prendre le pouvoir quitte à recourir à la magie d’une lampe. En totale opposition à celui-ci, Aladdin est un orphelin qui a appris à vivre seul avec son petit singe Abu et dont la route croisera celle de la princesse Jasmine, une jeune femme indépendante dont le père le roi d’Agrabah veut absolument la marier.

    Comme dans le film d’animation, le génie (incarné à la perfection par Will Smith) aidera Aladdin à conquérir Jasmine mais surtout lui ouvrira les yeux sur le fait que la richesse est purement accessoire, seule celle du cœur compte. Les effets spéciaux sont utilisés avec parcimonie pour donner à ce film une véritable âme et permettent de passer avec une réelle dextérité à des numéros musicaux à des moments plus rythmés et fantastiques. En donnant au génie une réelle carrure et surtout à la princesse Jasmine un comportement flamboyant de jeune femme aussi belle que libre, le film gagne toute notre attention.

    Aladdin retrouve le souffle des grands films d'aventures et bénéficie d'une distribution parfaite dont laquelle on retrouve dans les rôles principaux Will Smith (Le Génie), Mena Massoud (Aladdin), Naomi Scott (Jasmine), Marwan Kenzari (Jafar), Nasim Pedrad (Dalia), Navid Negahban (Le Sultan), Billy Magnussen (Prince Anders) et Numan Acar (Hakim). On apprécie aussi de retrouver au poste de compositeur le talentueux Alan Menken, déjà présent au même poste sur le long métrage animé. On appréciera aussi le grand soin porté aux voix françaises notamment la présence vocale d’Hiba Tawaji, grande interprète et qui ‘est le choix parfait pour prêter sa voie au personnage de Jasmine dans la version francaise (la voix du génie revient à Anthony Kavanagh).

    Une nouvelle fois, les studios Walt Disney company nous proposent un grand divertissement qui saura autant plaire à tous ceux qui ont grandi avec la version animée mais aussi ceux qui aiment les grands films dans lesquels tout sonne juste. D’une bande annonce qui ne nous a pas totalement convaincus, le film quant à lui a marqué notre mémoire et nous avons pris le même plaisir à le découvrir et le revoir..

    Aladdin
    Réalisé par Guy Ritchie
    Produit par Dan Lin, Marc Platt
    Sur un scenario de John August, Guy Ritchie, Vanessa Taylor
    Basé sur Disney's Aladdin de Ron Clements, John Musker, Ted Elliott, Terry Rossio et Aladdin and the Magic Lamp from One Thousand and One Nights (Les mille et une nuits) d’Antoine Galland
    Avec Mena Massoud, Naomi Scott, Will Smith, Marwan Kenzari, Navid Negahban, Nasim Pedrad, Billy Magnussen, Numan Acar
    Musique d’Alan Menken
    Production : Walt Disney Pictures, Lin Pictures, Marc Platt Productions
    Distribué par Walt Disney Studios Motion Pictures
    Date de sortie : 22 mai 2019 (France), 24 mai 2019 (Etats-Unis)

    Vu le 7 mai 2019 au Publicis Cinémas, Salle 1, en VO
    Revu le 8 mai au cinéma Le Grand Rex, salle 1, en VF

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