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Beaux-parents

  • Beaux-parents
    Coline et André sont en parfaite harmonie avec leur fille, Garance, et leur gendre Harold. Mais Garance se sépare d’Harold et ordonne à ses parents de ne plus jamais le revoir. Les beaux-parents ne peuvent s’y résoudre : elle l’a largué, mais pas eux ! Ils devront mener une double vie pour continuer à voir leur gendre adoré, en cachette de leur fille, qui ne va pas les lâcher...

Critique de Mulder

  • Pour son second film le réalisateur et scénariste Héctor Cabello Reyes persiste dans un registre qu’il maitrise parfaitement la comédie dramatique et après un premier film 7 jours pas plus (2017) avec Benoit Poelvoorde nous livre ici un film mixant de manière convaincante la comédie de boulevard et le drame familial dans lequel les apparences sont souvent trompeuses.

    Alors que la plupart des comédies françaises semblent plus miser sur l’attrait du public pour des rôles sur mesure de comédiens adulés, il est bon parfois de découvrir une comédie dramatique retrouvant tout le charme de celles qui ont marqué dans le passé notre mémoire. En abordant les thématiques du couple, de la famille et de l’amitié, le film Beaux-parents vise plutôt juste et réussit à capter notre attention tout au long du récit. Nous assistons ainsi au malheur d’Harold passant son temps auprès de sa bien-aimée, son sport préféré (la marche sportive) et son métier (un poste qu’il occupe dans la société de son meilleur ami handicapé). Lors d’une soirée suivant la réussite d’un contrat signé avec un gros client, celui-ci va se retrouver dans une situation périlleuse. En effet, malgré qu’il a repoussé les avances de la femme de son meilleur ami lors de cette soirée très arrosée, sa compagne Garance croit qu’il lui a manqué et décide de mettre fin à leur couple. Malgré tout, les beaux-parents de celle-ci très proches d’Harold décident de garder contact avec lui et faire en sorte que le couple avec elle puisse se ressouder.

    Certes le film Beaux-parents ne bénéficie pas d’un scénario original mais pourtant se rattrape facilement sur des dialogues réussis et surtout sur un casting dans lequel on retrouve dans le rôle des beaux parents Didier Bourdon et Josiane Balasko et dans les deux rôles principaux Bruno Bénabard (également co-scénariste) et Charlie Bruneau. Dans les seconds rôles importants Bruno Salomone et Gwendolyn Gourvenec réussissent à rendre crédible leurs personnages. Il est intéressant de voir que ce film montre avec autant d’humour que de tendresse une famille de la classe moyenne tentant de trouver des occupations diverses mais aussi prenant sur soi pour que leurs couples fonctionnent que cela soit celui formé par Coline et André, Garance et Harold et celui formé par les comédiens Gwendolyn Gourvenec et Bruno Salomone.

    Beaux-parents se révèle être un film dans l’ère du temps. Il se regarde avec intérêt même si certaines ficelles de l’intrigue sont un peu grosses et qu’il n’y a pratiquement aucun moment fort dans le film, l’ambiance créée par le plaisir des comédiens de jouer et plusieurs situations burlesques donnent au film une qualité indéniable et nous ne pouvons que vous encourager à découvrir ce film dès le 19 juin prochain.

    Beaux-parents
    Un film d’Héctor Cabello Reyes
    Sur un scénario d’Héctor Cabello Reyes et Bénabar
    Avec Bénabar, Josiane Balasko, Didier Bourdon, Charlie Bruneau, Bruno Salomone, Gwendolyn Gourvenec, Oscar Pauleau et Sandra Piquemal
    Directeur de la photographie : Vincent Mullder
    Musique : Bénabar, Maxime Desprez, Michael Tordjman
    Société de distribution : UGC Distribution
    Genre : comédie
    Durée : 87mns
    Date de sortie : 19 juin 2019

    Vu le 9 mai 2019 au siège UGC à Neuilly Sur Seine

  • 3.5