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Alpha, the right to kill

  • Alpha, the right to kill
    Dans les quartiers pauvres de Manille, la lutte antidrogue fait rage. Un officier de police et un petit dealer devenu indic tentent coûte que coûte de faire tomber l’un des plus gros trafiquants de la ville, mettant en jeu leur réputation, la sécurité de leur famille… et leur vie

Critique de Mulder

  • Alpha, the right to kill fait partie de ces films qui auraient pu s’imposer comme des réussites indéniables mais qui n’arrivent pas à trouver la bonne approche pour illustrer le combat des forces de l’ordre contre des cartels prêts à tout pour étendre leur pouvoir. L’idée de base du film est certes très intéressante mais le film manque cruellement de rythme et semble ne pas trouver son équilibre entre documentaire et film policier et en cela n’arrive pas à nous immerger dans le quotidien d’un officier de police et de son indic.

    Certes les comédiens (comme l’action racontée) sont réalistes mais n’empêche qu’un tel sujet aurait pu donner un film d’action / thriller solide comme le Syndicat du crime de John Woo.Quitte à décrire l’action de ces forces de l’ordre, il aurait fallu éviter de jouer trop sur un réalisme et filmer l’ordinaire de manière trop convaincante. De nombreux réalisateurs asiatiques ont ainsi pu traiter un sujet similaire mais ont réussi à trouver la parfaite tonalité pour nous livrer des films d’action et des thrillers d’une efficacité redoutable tout en gardant une dose de crédibilité réelle.

    A force de vouloir rester dans un réalisme total , le film devient ennuyeux et semble oublier les spectateurs au passage. Pour retenir l’attention du public, il aurait fallu insuffler aux scènes d’action du film (trop peu nombreuses) un côté rapide comme le montre parfaitement The Raid de Gareth Evans ou des films comme A toute épreuve de John Woo également.

    Après avoir réalisé de nombreux films remarqués comme john-John (2008), Ma’Rosa (2016), le réalisateur Brillante Mendoza a voulu s’éloigner des chroniques dramatiques qui ont fait son succès pour réaliser un film policer différent malheureusement sa tentative ne retient pas notre attention et son aspect trop linéaire manque cruellement de piquant et ne vaut que pour sa description très réalise et donc exotique des rues de Manille

    Vu le 21 mars 2019 au Club Lincoln

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