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Captive State

  • Captive State
    Les extraterrestres ont envahi la Terre. Occupée, la ville de Chicago se divise entre les collaborateurs qui ont juré allégeance à l'envahisseur et les rebelles qui les combattent dans la clandestinité depuis dix ans.

Critique de Mulder

  • Captive state fait partie de cette longue lignée de films de science-fiction dans lesquels notre planète doit faire face à une invasion extraterrestre et dans lesquels la survie de notre race tient uniquement grâce à des rebelles se battant pour s’affranchir de ces ennemis aux forces surpuissantes et capables de nous annihiler totalement de notre planète. Un tel postulat a pu donner vie à de nombreux films aussi excellents Independance day (1996), Mars Attack ! (1997), La Guerre des mondes (2005) Edge of tomorrow (2014), Premier contact (2016), Annihilation (2018) que décevant World Invasion: Battle Los Angeles (2011), Battleship (2012) et Independence Day: Resurgence (2016). Dans tous ces films, il ressort que la réussite revient principalement non pas aux effets spéciaux mais surtout à un scénario riche en rebondissements, à des comédiens investis et à un réalisateur qui prête autant attention à la direction de ces comédiens qu’à la photographie et autres facteurs importants de la réussite de son œuvre.

    L’idée de base de Captive State est certes assez originale étant donné qu’elle place l’action dix ans après cette invasion extraterrestre et que ceux-ci ait pris le contrôle de notre planète de manière aussi politique qu’économique. Loin de faire l’unanimité parmi les habitants de notre planète, des rebelles souhaitent montrer que cet ennemi supérieur autant technologiquement que physiquement ne sont pas invincibles. C’est dans la ville d’un Chicago en parti détruit et dans laquelle la pauvreté est omniprésente que Captive State nous présente le combat de rebelles prêts à donner leur vie pour lutter contre ses envahisseurs. Co-écrit et réalisé par Rupert Wyatt à qui l’on doit les excellents The Gambler (2014) (déjà avec John Goodman) et La Planète des singes : Les Origines (2011), Captive State semblait parti pour s’imposer comme une nouvelle réussite d’un réalisateur habile.

    Pourtant, le résultat malgré un casting intéressant avec dans les rôles importants Ashton Sanders (Equalizer 2 (2018)), John Goodman, Vera Farmiga (Saga Conjuring), Madeline Brewer (série The Handmaid’s Tale : la servante écartable), Kevin Dunn (série Veep) ne remporte pas totalement notre adhésion. Les nombreux défauts du film notamment une direction de la photographie laborieuse, des effets spéciaux pas totalement aboutis et surtout un manque de rythme font que Captive State ne peut être vu que comme un simple film de science-fiction de plus et non pas une réussite majeure du genre. Alors que La Planète des singes : Les Origines (2011) était autant parfait par ses nombreuses qualités (photographie lumineuse, effets spéciaux irréprochables, approche nouvelle) Captive State semble n’avoir pas eu le budget nécessaire pour donner réellement vie à cette histoire. Que cela soit une scène d’introduction pourtant efficace mais gâchée en parti par une photographie imparfaite, des scènes d’action (trop peu nombreuses) et une fin très réussie mais n’arrivant pas à sauver ce film, Captive state fait partie de ces films partant d’une excellente idée mais gâchés par des problèmes techniques et un manque crucial de scènes chocs.

    L’approche politique du film est certes intéressante et montrer une cohabitation forcée entre des humains ayant baissé leur garde et des extraterrestres surarmés et souhaitant piller notre planère de ses richesses naturelles un angle novateur mais il aurait fallu imposer une réelle tension palpable. L’impression de regarder un thriller par moment faisant des héros des terroristes contre un régime totalitaire dans lequel la libre expression n’existe plus pose également un problème véritable pour créer un lien entre les personnages principaux et les spectateurs.

    Pourtant Captive State mérite d’être découvert ne serait-ce que pour retrouver l’excellent John Goodman dans un rôle ambigu mais donnant au film une véritable plus-value. C’est en partie due à une photographie ratée et une volonté de proposer un film de science-fiction minimaliste que Captive State échoue à nous proposer un divertissement efficace et une réelle immersion dans un champs de guerre.

    Captive State (Captive State)
    Un film de Rupert Wyatt
    Produit par David Crockett, Rupert Wyatt
    Sur un scenario de Erica Beeney, Rupert Wyatt
    Avec John Goodman, Ashton Sanders, Jonathan Majors, Colson Baker, Vera Farmiga
    Musique de Rob Simonsen
    Directeur de la photographie : Alex Disenhof
    Montage : Andrew Groves
    Production : Amblin Partners, Participant Media
    Distribution : Focus Features (Etats-Unis), Metropilitan FilmExport (France)
    Date de sortie : 15 Mars 2019 (Etats-Unis), 3 avril 2019 (France)

    Vu le 19 mars 2019 à la Salle Metropolitan, en VO

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