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Mambo italiano

  • Mambo italiano
    Angelo souffre du fort ancrage dans la communauté d'immigrés italiens à Montréal, un entourage familial auquel il préfère cacher son homosexualité. Jusqu'au jour où il décide de quitter le nid parental et qu'il retrouve, par hasard, Nino, son meilleur ami d'enfance qui a évolué en un policier craquant. Le coup de foudre est immédat, mais lorsque le couple décide à contre-coeur d'annoncer leur union à leurs parents, la réaction de ceux-ci est hostile. Sous la pression, Nino se replie sur la voie traditionnelle du mariage, tandis qu'Angelo cherche son bonheur ailleurs.

Critique de tootpadu

  • Les films à thématique homosexuelle semblaient un peu passé de mode ces derniers mois, après des périodes bien plus propices pour voir deux hommes s'embrasser sur grand écran. En effet, les temps paraissent très loins, quand le tout-Marais se pressait dans les salles du MK2 Beaubourg au moins une fois par mois. Après les récents Wild Side et Monster, voici une petite comédie canadienne qui n'invente, ni ose rien mais qui reste sympathique, en attendant la suite de Jet Set qui a tous les attributs d'un pamphlet réactionnaire. Jusqu'à preuve du contraire, nous parions que certains messieurs préféreront se rincer l'oeil cet été en compagnie de Brad Pitt et Orlando Bloom dans Troie, plutôt que d'assister à la ringardise de José Garcia en gym-queen. Mais passons ...
    Pour en revenir au mambo, il s'avère un peu trop accablé par des tics à la Luhrmann au début, des effets de mise en scène qui ont aussi mal vieillis que Roméo et Juliette. Le film essaie d'en tirer des résultats comiques, mais pour tout dire, on a rigolé réellement qu'une seule fois lors d'une blague capillaire, sans rapport avec le sujet central. Sans être ennuyeux, le scénario ensevelit effectivement la majorité de son potentiel comique sous une outrance bon enfant, ni mordante, ni intelligente.
    Parmi les victimes de ce trait lourd, on décompte un quelconque commentaire social qui devient méconnaissable à force d'être transmis par des stéréotypes entiers. A la place de personnages humains et attachants, on se retrouve avec un groupe de hystériques caricaturaux. Bien que moyennement divertissante, l'intrigue passe par conséquent à côté d'une opportunité de refléter adroitement l'évolution de la société, voire de précéder son avancement lénifiant. A quelques petites touches près, on se croirait encore à l'époque de Torch Song Trilogy ...

    Vu le 10 mai 2004, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 3, en VO

  • 2.5