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Alita, battle Angel

  • Alita, battle Angel
    Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé - elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

Critique de Mulder

  • Alita : Battle Angel s’est impose dès sa mise en production comme l’un des films les plus attendus de l’année 2019 non seulement car il marquait le retour de James Cameron comme co-producteur et co-scénariste de ce film mais également car il devait s’atteler à la réalisation de celui-ci. On se doute que la création de la série Dark-Angel résulte de la passion de ce réalisateur envers l’œuvre de Yukito Kishiro et il serait ainsi intéressant de rapprocher les deux univers sortis de l’esprit très créatif de ce virtuose du cinéma. En délaissant la réalisation à Robert Rodriguez et en coproduisant le film avec son fidèle producteur Jon Landau, il a cependant veillé à ce qu’Alita Battle Angel ne soit pas dénaturé et s’impose comme le film de science-fiction de cette année.

    Créé par Yukito Kishiro en novembre 1990, Gunnm est au début une série de seinen manga comprenant neuf volumes à laquelle fut ajoutée non seulement deux récits Ashman et Gunnm Oher stories et deux autres autres séries Gunnm Last Order et Gunnm Last chronicle. Cet univers dense a non seulement donné naissance à un excellent OAV reprenant les deux premiers volumes de Gunnm réalisé par Hiroshi Fukutomi et diffusé en France en 1995 (ressorti en DVD en 2001) mais aussi de nombreuses variations comme un jeu vidéo, un roman et autres adaptations. Il aura donc attendre plus de vingt huit ans après sa création pour enfin non seulement découvrir cette adaptation parfaite des premiers volumes de cette œuvre dense mais surtout découvrir ce monde futuriste qui reste en mémoire à tous ceux qui ont lu et adoré comme nous ces mangas.

    Alors que nous pouvions attendre une version américanisée de cette œuvre, il faut reconnaitre que le scénario a su parfaitement transcrire l’univers du comics au point de reconnaitre plusieurs planches et images fortes du manga mais aussi apporter certains changements comme les raisons du premier affrontement entre Makaku et Gally (portant dans le film le nom d’Alita) et surtout la manière dont Alita récupère son nouveau corps (le Berserker). Ces quelques changements renforcent non seulement la force du film mais lui confère une aura toute particulière. On se doute que l’importance et les possibilités actuelles des nouvelles technologies ont permis de donner vie à des effets spéciaux aussi spectaculaires que paraissant réalistes. En cela, le scénario très ingénieux peut donner vie aux personnages importants de l’œuvre originale mais surtout créer un univers parfaitement fonctionnel dans lequel le destin d’Alita est à jamais lié à Hugo et au Docteur Dyson (Daisuke Ido dans le manga).

    Porté par une interprétation solide d’un casting irréprochable comprenant Rosa Salazar (Alita), Christoph Waltz (Docteur Dyson), Jennifer Connelly (Chiren), Mahershala Ali (Vector), Ed Skrein (Zapan), Jackie Earle Haley, Keean Johnson (Hugo), Michelle Rodriguez (Gelda), Casper Van Dien (Amok) et Jeff Fahey (McTeague), Alita : Battle Angel non seulement s’impose aisément comme le film de science-fiction de ce début d’année (voire de cette année) mais surtout comme une œuvre dense et parfaitement maitrisée aux multiples niveaux de lecture. Que cela soit le récit d’une introspection d’une cyborg découverte dans une décharge démembrée, celui de la survie dans un monde apocalyptique livré à lui-même dans lequel les forces de l’ordre n’interviennent plus et préfère laisser la justice à des chasseurs de primes.

    Alors que le cinéma de science-fiction semble ses derniers temps avoir du mal à s’imposer (Blade Runner 2049 n’a pas totalement convaincu) ou à proposer des suites ratées de véritable chef d’œuvre de la science-fiction, Alita : Battle Angel tient non seulement du miracle mais surtout marque enfin le retour de James Cameron dans un genre qu’il maitrise à la perfection : la science-fiction. Le réalisateur Robert Rodriguez a su s’imposer par des films d’action, d’horreur et de science-fiction (Desperado (1995), The faculty (1998), Sin City (2005), Grindhouse (2007), Machete (2010) en s’entourant de comédiens convaincants et inspirés. Il vient à bout de sa mission confiée par James Cameron avec Alita : Battle Angel avec non seulement brio mais surtout en donnant une structure suffisamment solide pour donner vie à une nouvelle trilogie se déroulant aussi bien sur terre que sur Mars.

    Alita : Battle Angel s’impose aisément comme notre gros coup de cœur de ce début d’année mais surtout livre un film rendant hommage à l’univers de Yukito Kishiro et à montrer une nouvelle fois que les effets spéciaux doivent être au service de l’histoire contée et non cacher les multiples imperfections. On ne saurait que trop vous conseiller de découvrir ce film en IMAX 3D pour bénéficier de la meilleure qualité visuelle possible.

    Vu le 28 janvier 2019 au Gaumont Opéra Capucines, Salle , en VO
    Revu le 8 février 2019 au Gaumont Disney Village, Salle 11 en IMAX place E20 en VF

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