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Wonderland

  • Wonderland
    Durant l'été 1981, un meurtre spectaculaire défraie la chronique en Californie. Dans l'un des plus beaux quartiers de Los Angeles, sur Wonderland Avenue, dans une propriété de rêve, quatre personnes sont retrouvées sauvagement assassinées. L'affaire, déjà exceptionnelle par sa violence et son décor, prend encore plus d'ampleur lorsque les enquêteurs découvrent que John Holmes, l'acteur porno le plus en vue de l'époque, en est peut-être l'auteur... Site officiel http://www.wonderlandthemovie.com/ (Source Allociné)

Critique de tootpadu

  • Ni un Boogie Nights, ni un Autofocus, cette enquête filmée plus que filmique irrite constamment et ne dégage aucun point de vue ou constat digne d'intérêt. Avec une mise en scène nerveuse, voire hystérique, comme seul attribut à peine exceptionnel, le film se traine à travers les passages obligés (l'annonce du meurtre, un premier témoignage, un deuxième témoignage contradictoire) du film policier qui veut accessoirement se donner de faux air de témoignage sur la fin d'une époque (le début des années 1980 qui voyait la fin des rêves psychédéliques de la décennie précédente).
    Une distribution honorable d'acteurs reconnus se noie dans les frasques du réalisateur, à l'exception notable de Lisa Kudrow qui arrive à rendre son personnage presque humain ... ce qui constitue un accomplissement proche de l'acceptable dans cette débauche sans forme.

    Vu le 8 juin 2004, à l'UGC George V, Salle 8, en VO

  • 2

Critique de Mulder

  • Le triptyque sexe, drogue et rock'n'roll est réuni dans ce film, inspiré d'un authentique fait divers. Val Kilmer est parfait dans son rôle d'idole underground grâce à une mise en scène survitaminée. L'intérêt du film de James Cox réside dans ce doute immuable sur la conduite de Holmes et dans la constatation de l'inanité de la vérité. Alors qu'en règle générale la superposition des récits et des hypothèses semble devoir conduire à un dévoilement véritable et conclusif des faits, l'incertitude demeure ici. Et elle débouche sur l'horrible constat que le degré de culpabilité du personnage principal du film importe peu.

    Comme Boogie Nights, de Paul Thomas Anderson, Wonderland est donc un témoignage sur une époque. Mais où Paul Thomas Anderson enveloppait sa mise à mort des années 70 de mouvements de caméra suaves et cruels, James Cox, lui, a cru pouvoir entretenir le mystère et l'ambiguïté en tournant une sorte de clip hypervitaminé

    Le spectateur semble croire lui-même qu'il est sous acide, apercevant au détour de la séquence d'ouverture une Carrie Fisher qui fait la guerre aux paradis artificiels plus qu'aux étoiles, et dans une autre Paris Hilton, qui décidément aime être filmée en tenue légère. On aura beau vous répéter que l'histoire est tirée d'un fait réel et que l'une des actrices jouait les rigolotes dans une sitcom auparavant, vous croirez que vous êtes en plein mauvais trip. L'expérience cinéphilique en vaut néanmoins largement la peine, on en sort pas indemme. Rythme curieux et surprenant, bande son énergique, ce film n'est pas grand public certes,mais les différentes facettes complexes des personnages qui nous sont révélées au fur et à mesure pimentent l'intrigue déjà connue en tant que faits divers. Val Kilmer est si agité et nerveux qu'il en crève l'écran.

    Vu récemment en dvd zone 1

  • 3.5